Summer Love - Chapitre 17

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Summer Love - Chapitre 17
Summer Love - Chapitre 17
Summer Love - Chapitre 17
 
Été 2016. Carmel-By-The-Sea, Californie.

Le portable de Louis a vibré toute la nuit parce que ses amis s'inquiétaient. Louis et Charlotte passaient leur temps à s'excuser et à disparaître de longues minutes pour rassurer leur entourage.
 
« Bon, je pense que ça ira !, a lancé Mark sur les coups de 4 heures du matin. On terminera demain.
– Tu es sûr ? Ça ne nous gêne pas de t'aider, a répondu ma mère pour nous deux.
– Mais ça me gêne que vous m'aidiez plus que mes propres enfants. »
 
Il y a un long silence et si Charlotte lève les yeux au ciel, Louis rougit jusqu'aux oreilles et pose son téléphone plus loin.
 
« C'est bon, Louis. On va se coucher et on terminera demain. Les fenêtres sont bouchées et...
– Tu ne comptes pas dormir ici, rassure-moi ?, s'inquiète ma mère.
– Eh bien, si. Pourquoi ?
– Hors de question ! Vous allez venir à la maison.
– C'est très gentil, Anne, mais nous vous avons déjà accaparé une bonne partie de la nuit alors que votre maison doit être dans un sale état également... je ne voudrais pas abuser de—
– Le père d'Harry était un phobique des tremblements de terre, dit ma mère, je sais très bien que chez nous rien a bougé. Les meubles sont fixés aux murs. »
 
Mark s'apprête à renchérir mais ma mère l'en empêche d'un revers de main.
 
« Aller chercher de quoi vous changer. Emportez tout de même vos objets de valeur.
– Valeur sentimentale ?, demande Charlotte.
– Ce que vous n'aimeriez pas voir disparaître lors d'un cambriolage, elle précise.
– Mais personne ne va faire ça !, elle réplique vivement. En temps de catastrophe naturelle les gens s'entraident, ils ne se volent pas ! »
 
Je vois que ma mère s'empêche de rétorquer quelque chose et que c'est difficile pour elle de garder la bouche fermée.
 
« Je vais quand même prendre mon ordinateur, annonce Louis. On a simplement mis des planches aux fenêtres. »
 
Je le remercie du bout des lèvres.
 
« On y va, on vous attend là-bas. »
 
Ma mère me fait signe de la suivre alors je m'exécute après avoir volé un baiser à Louis.
 
Je suis déjà sorti tout à l'heure pour venir en aide aux gens mais c'est toujours impressionnant de voir l'état de la rue. La chaussée est impraticable, certains réverbères mal placés se sont écrasés dans les maisons... L'épicentre était loin de nous alors je n'imagine pas les dégâts là-bas. Pour l'instant, nous n'avons pas encore écouté la radio parce qu'il n'y en a pas chez Louis. Je vais lui en offrir une à Noël, on doit toujours avoir une radio.
 
« En rentrant, on coupe l'électricité, me dit ma mère une fois seuls.
– Pourquoi ?
– Parce qu'on serait les seuls à en avoir et ce ne serait pas normal. »
 
Je hoche la tête et je la suis au pas de courses.
 
« Je suis désolé maman.
– Tu n'as pas provoqué cette catastrophe, ne t'excuse pas pour rien.
– Non... pour t'avoir dit que je ne te pardonnerais pas ton geste. C'est faux.
– Et bien moi je ne me le pardonne pas. »
 
Elle répond froidement avant de disparaître dans la maison. La lumière s'éteint et la radio dans la cuisine se lance. Mais elle ne revient pas alors lorsque je vais la rejoindre, je m'avance doucement pour constater qu'elle a les yeux rougis par les larmes.
 
« Maman..."
 
Je m'approche d'elle pour la serrer dans mes bras.
 
« Mais c'est rien, ne te met pas dans cet état, je souffle.
– Je ne veux plus être ce genre de mère.
– Tu ne l'es plus depuis longtemps. Je t'assure. T'es une maman géniale. »
 
Elle passe ses bras autour de moi et me serre contre elle jusqu'à ce que j'étouffe presque.
 
« J'ai peur de te perdre. Je sais que je ne peux plus diriger ta vie comme je l'entends, comme je l'aurais fait si nous étions restés dans la communauté et c'est le plus difficile parce que j'ai l'impression que tu ne te protèges pas assez bien, que je pourrais faire mieux.
– Mais je suis grand.
– Je le sais. C'est difficile. Je n'ai pas envie de te voir partir mais je sais que tu ferais un excellent militaire parce que tu as toutes les qualités requises pour être le meilleur. »
 
Mon c½ur s'emballe et je me détache d'elle pour la regarder. Je n'ose pas comprendre ce qu'elle veut dire parce que j'ai peur de m'emballer inutilement et d'être déçu.
 
« Qu'est-ce que tu veux dire ? », je demande pour être sûr.
 
Elle me fixe, les larmes aux yeux.
 
« Que j'espère que tu me rendras fière. Soit brave, soit loyal, soit tout ce que tu es déjà en mieux et tu auras la plus belle des carrières qui soit. »
 
Je me jette sur elle sans aucune retenue en la remerciant un milliard de fois ; je serai parti de toute façon, mais avoir le consentement de ma mère est si gratifiant et rassurant qu'un poids dont j'ignorais l'existence s'envole et me soulage vraiment.
 
. . .
 
Charlotte a absolument tenu à dormir avec Louis dans la chambre d'amis et même si j'ai été agacé, je n'ai fait aucune remarque. Je me suis répété que c'était normal après une soirée comme celle-ci, même si en mon fort intérieur j'espérais qu'elle ne tentait pas d'instaurer une rivalité idiote entre nous.
 
Je ne suis pas parvenu à m'endormir alors j'ai regagné le salon où ma mère avait également trouvé refuge.
 
« Rick sera là demain soir. », elle m'annonce.
 
J'ai hoché la tête.
 
« Je lui ai dit que nous allions bien mais il a tout de même tenu à être présent.
– Il est très amoureux, je dis avec un large sourire.
– Moi aussi. Je pense que je repartirais avec lui à la fin de la semaine. Tu devrais en faire autant, si tu comptes vivre ici, tu as un déménagement à organiser.
-C'est vrai. »
 
Je n'ai pas envie de partir mais je réalise que ce serait bien plus logique de le faire comme ça.
 
« Je vais y réfléchir.
– Bien. Demain matin j'irai voir à la clinique s'ils ont besoin d'aide, je crois que le médecin de la ville est en vacances.
– Je viendrais avec toi. »
 
Elle hoche la tête.
 
« On joue aux cartes ?, je propose.
– Poker ?
– Je vais te plumer. »
 
Elle lève les yeux au ciel avant d'aller chercher la mallette de poker. Rien n'a bougé dans la maison et c'est aussi fascinant qu'effrayant. On n'est pas fou alors ? Ça n'arrive pas que dans les films ?
 
. . .
 
L'organisation des secours à Carmel est un véritable bordel parce que l'unique médecin de la clinique est effectivement en vacances et maman s'en veut de ne pas être venue dès cette nuit. La clinique est bondée parce qu'il y a eu beaucoup de dégâts à l'hôtel et que les villages voisons n'ont pas de médecin. Les deux infirmières présentes n'ont même pas établies d'ordre de priorité pour les transferts en hôpital et si personne n'est dans un état critique, le pauvre gars à la fracture ouverte qui patiente depuis une demi-heure alors que la femme avec ce qui ressemble à une égratignure sur le front lui passe devant, je ne comprends pas.
 
Maman est agacée de voir tout le monde paumé alors elle prétend qu'elle est médecin et prend la tête des opérations. Elle donne des ordres et les deux infirmières du cabinet semblent rassurées d'être enfin dirigées. Tout le monde sait que ma mère est femme au foyer, mais tout le monde a besoin de quelqu'un qui sache s'y prendre.
 
« Les personnes a qui on dit qu'elles avaient besoin d'être recousues, inutile de prendre la place de quelqu'un d'autre à l'hôpital, on peut le faire ici, alors vous suivez mon fils : le grand là. Lève la main, Harry. »
 
Je m'exécute et plusieurs personnes se manifestent. Dont une petite fille rousse absolument craquante.
 
« Harry, tu les emmènes dans la salle du fond. Evelynn, Betsie ? Laquelle de vous sait recoudre ? »
 
Un long silence s'en suit et l'agacement des gens se fait entendre dans un brouhaha pénible.
 
« Je suis simplement étudiante !, se défend Betsie pendant que sa collègue reste de marbre.
– Harry, fait-le, souffle ma mère.
– Hors de question !, s'indigne quelqu'un dans l'assemblée. Même si j'en ai pour 5 heures d'attente, je vais à l'hôpital !
– Moi aussi !, renchéri quelqu'un d'autre. On n'a jamais vu une pareille organisation ! C'est honteux !
– Parce que vous avez des tremblements de terre tous les week-end, vous ? Vous aviez rangé votre maison en conséquence ? »
 
Le ton autoritaire de ma mère calme tout le monde.
 
« Que ceux qui veulent aller à l'hôpital et qui peuvent le faire par leur propre moyen sortent pour ne plus encombrer les lieux inutilement, elle dit assez fort pour se faire entendre. Les autres, mon fils a été scout et il a suivi de nombreuses formations de secourisme. Ceux qui lui font confiance le suivent, personne n'est obligé de reste. Nous faisons dans la mesure du possible en attendant du renfort. »
 
Trois personnes sortent du rang, dont la maman de la petite fille, mais cette dernière lui tire sur le bras dans ma direction.
 
« Maman, tu vas voir ! Moi je lui fais confiance. Je suis la première ! »
 
Mon c½ur s'emballe et je jette un ½il à ma mère qui me fait signe de poursuivre. Recoudre un enfant à vif. Mais elle est malade ou quoi ? J'ouvre la bouche pour lui faire savoir que je ne sais plus recoudre et elle me fait signe de la fermer.
 
« Harry, va de l'autre côté s'il te plait. Ça désengorgera la salle d'attente, elle insiste.
– Mais j'peux pas tout gérer tout seul !, je râle.
– T'as besoin d'aide ? »
 
La voix de Louis est un peu lointaine mais il se fraye un chemin parmi les gens pour me rejoindre. Je me retiens d'embrasser ses lèvres mais je lui souris tendrement.
 
« Oui, il faudrait que tu organises un ordre de passage dans la salle d'ici.
– Ordre de passage ?
– Tu vas comprendre. », je dis en riant.
 
Je fais signe aux intéressés de me suivre et Louis tire un banc jusque dans la salle avec un gars qu'il semble connaître. Il comprend tout seul qu'il faut établir un ordre de priorité en voyant que certain ont vraiment besoin d'être recousu. La petite fille a trainé sa mère jusque dans la salle alors je m'approche d'elle et je m'accroupi pour lui faire face.
 
« Alors ma puce, qu'est-ce qui t'amènes ? Ta maman est blessée ?, je tente, plein d'espoir.
– Non, c'est moi. C'est parce que j'ai un truc dans le dos. Je sais pas qu'est-ce que c'est mais ça fait super trop mal. »
 
Je lève les yeux vers la mère et elle me fait signe de garder mon sang froid avant de soulever les cheveux de sa fille. Son pyjama est imbibé de sang, c'est vraiment impressionnant.
 
« Votre mère dit qu'aller à l'hôpital serait une perte de temps mais...
– Louis ?, je l'interromps. Tu peux installer... euh... c'est quoi ton nom ?
– Lucy.
– Tu peux installer Lucy dans le box, s'il te plait ? »
 
Il vient lui prendre la main sans discuter pour l'entrainer plus loin et je reporte mon attention sur la maman.
 
« Qu'est-ce qu'elle a ?, je demande.
– On ne sait pas comment elle s'est fait ça, on pense que c'est quand les fenêtres ont explosé, on l'a découvert ce matin et comme elle n'a rien vu, ni le sang, ni rien, elle n'a pas l'air de réaliser mais elle a un énorme lambeau de peau qui— »
 
La mère de Lucy a un haut le c½ur et je pose une main sur son épaule pour tenter de la rassurer.
 
« Je préférerais aller à l'hôpital, elle avoue très honnêtement.
– Elle ne sera pas prioritaire. Vous allez patienter des heures. Ça va aller, je peux le faire. »
 
Louis revient vers moi, livide. Il murmure du bout des lèvres qu'il y a trop de sang et disparaît dans le hall principal. Il prétend qu'il va chercher si d'autres personnes sont arrivées mais je sais qu'il va prendre l'air pour ne pas vomir.
 
« Bon je m'occupe de Lucy, j'annonce. Je vais essayer d'être efficace. »
 
Je rejoins le box, Lucy attend patiemment, assise sur la table d'auscultation.
 
« Je vais devoir découper ton pyjama, tu ne m'en veux pas trop j'espère ?, je dis en me lavant les mains.
– C'est pas grave, j'en ai des autres.
– Ok. Mettez-vous là, je dis à la mère de Lucy. Bien en face d'elle comme ça, vous ne voyez rien et vous pouvez lui parler. Prenez une chaise. »
 
J'ai tellement l'air de savoir ce que je fais que j'y crois moi-même. La mère de Lucy s'assoit comme je le lui ai conseillé et elle semble soulagé de ne pas être forcée de regarder quoi que ce soit. Louis revient dans le box avec un livre.
 
« J'ai trouvé ça !, il annonce.
– Trop chouette ! Tu peux me le lire maman ? »
 
Louis confie le livre et au moment de sortir, je l'interpelle.
 
« Je vais avoir besoin de toi.
– Je doute que je te serais utile effondré sur le sol. »
 
Ce n'est pas le moment de rire alors je me contiens mais je l'imagine tellement s'évanouir que j'ai du mal à m'esclaffer.
 
« Donc tu vas prendre sur toi, je réponds plus sérieusement. Lave-toi les mains. Tu veux apprendre des trucs alors regarde, ça peut servir. »
 
Il veut rétorquer mais la mère de Lucy nous fixe alors il s'exécute en silence. Je découpe le pyjama et la blessure est vraiment moche. C'est affreux, plein de sang mais par chance, son pyjama n'a laissé aucun résidu.
 
« Ça va faire très mal, j'annonce. Mais tu as droit de pleurer, d'accord ? Tu as droit de parler, de chanter, de crier mais surtout, tu n'as pas droit de bouger.
– D'accord... »
 
La voix de Lucy n'est plus aussi assurée qu'auparavant mais je préfère la prévenir. Je me lave les mains, j'enfile des gants et je serre les dents, comme si ça l'aiderait à avoir moins mal. Quand je désinfecte la plaie, même si c'est une lotion qui ne pique pas, elle se tortille malgré elle alors je fais signe à sa maman de maintenir ses épaules. Elle pleurniche et je ne peux que la comprendre.
 
« Mieux vous la maintiendrez, moins elle aura mal.
– Très bien. »
 
Je montre à Louis comment préparer l'aiguille et le fil ; il m'écoute attentivement, comme s'il avait l'intention de reproduire mes gestes plus tard. Quand je commence à recoudre, Lucy bouge à peine. Le premier point est désagréable mais elle reste immobile pour les suivants. Elle ne pleure pas, elle ne hurle pas. Je crois que le fait qu'elle ne voit rien nous aide beaucoup.
 
« Trente-deux point de suture, j'annonce lorsque j'ai terminé.
– Wahou !!, elle s'exclame. Mais c'est beaucoup ! »
 
Sa mère pouffe de rire, soulagée que ce soit enfin terminé.
 
« Faite le tour, venez, je dis pour lui montrer le résultat. Il faut que vous alliez à la pharmacie acheter de quoi faire des pansements, des compresses et du sparadrap feront l'affaire, pas besoin de plus compliqué. Vous changez le pansement après chaque douche. Pas de bain jusqu'à ce que les fils soient retirés.
– On peut mouiller le pansement ?
– Oui. Vous la douchez avec et à la sortie de la douche, vous désinfectez avec un produit sans alcool comme celui que j'utilise là. Ils auront ça à la pharmacie.
– Comment je désinfecte ?, elle demande.
– En tamponnant doucement avec une compresse imbibée dessus. Vous ne frottez pas sinon les fils vont s'accrocher. Vous tamponnez doucement et ensuite vous refaite un pansement. Je vous montre comment faire, ok ? »
 
Elle hoche la tête et je me lave encore les mains avant que Louis ne me tende ce qu'il faut pour le pansement. Il est très attentif lui aussi et ça me rend fier. Quand c'est terminé, la mère de Lucy l'aide à enfiler un gilet qu'elle avait apporté et me remercie mille fois.
 
Lucy sort du box et lève son pouce en direction des personnes qui attendent avec un grand sourire.
 
« Trop fort !, elle dit.
– Vous pouvez avoir confiance. », ajoute sa mère.
 
Le suivant se lève et on recommence chaque étape. Je crois qu'on fait ça une bonne partie de la matinée. Quand j'ai besoin d'une pause, j'envoie Louis demander à ma mère de prendre le relais ou de trouver une solution le temps d'une heure, mais le prochain patient se pointe et mon sourire s'élargit comme jamais. Peter et son père. Vu que ce sombre con a la main dans un torchon ensanglanté, je comprends que c'est lui qui a besoin d'être recousu.
 
« Qu'est-ce que c'est que cette connerie ?, il dit sur un air blasé. On m'a dit que c'était quelqu'un de compétent !
– C'est le cas, je réponds avec un sourire narquois.
– Hors de question qu'il me touche !, il s'exclame à son père.
– Pas de soucis, je dis. J'avais l'intention de prendre une pause de toute façon. Je comprends que ça puisse faire peur. Être recousu à vif comme ça, c'est douloureux. Même si ma première patiente avait 6 ans et qu'elle n'a pas pleuré, je comprends la peur des aiguilles, je dis pour le provoquer.
– Ta gueule, Styles. J'te jure que—
– Harry c'est bon, l'interrompt Louis sans le vouloir, ta mère a dit qu'on... »
 
Sa voix s'éteint et il se tait. Le plus gros malaise de tous les temps s'installe mais le père de Peter ne semble pas en avoir conscience.
 
« Bonjour Louis, il dit. Tu te rends utile ?
– Oui, j'essaie. Je ne fais pas grand chose mais c'est toujours mieux que rien.
– Exactement. C'est ce que je dis à Peter mais il fait la l'imbécile depuis ce matin à pleurnicher pour ce bobo microscopique.
– Papa, j'ai la main entièrement ouverte.
– Et alors ? Prends un peu sur toi et arrête de faire la tafiole. »
 
Je pouffe de rire et Peter me foudroie du regard.
 
« Assieds-toi maintenant, ordonne son père. Je vais aller fumer en attendant. »
 
Il plante son fils là et je lui fais signe de s'asseoir sur la table d'auscultation.
 
« C'est n'importe quoi, je veux un médecin, il insiste.
– Alors va-t'en. Il n'y en a pas pour le moment. », je réponds.
 
Je vois qu'il hésite mais qu'il sait que son père l'attend dehors. Alors il serre les dents et s'assoit en silence. Je vais me laver les mains, je mets des gants. Louis se lave également les mains et me rejoint.
 
« Mets des gants Amour, faudrait pas que tu lui refiles des maladies imaginaires. »
 
Louis pique un fard mais s'exécute en silence pendant que je relève lentement les yeux vers Peter.
 
« C'est con pour toi que j'ai appris la veille que t'avais osé lever la main sur Louis, nan ? »
 
Il se décompose.
 
« Si tu fais un truc qui me fait mal, je t'assure que je porte plainte !, il menace.
– Porter plainte pourquoi ? Parce que t'as eu mal d'être recousu à vif ? »
 
Je pouffe de rire.
 
« Alors maintenant tu vas t'excuser auprès de Louis.
– Sinon quoi ? Tu tires trop sur les fils ?, il répond avec un air insolent.
– Sinon je te nettoie la plaie avec de l'alcool à 90ºC. », je dis en désignant la bouteille que j'utilise pour désinfecter le matériel.
 
Il serre les dents et Louis ne sait plus où se mettre. Il fixe ses pieds dans le plus grand des silences alors je le force à relever la tête du bout des doigts. Hors de question qu'il se rabaisse comme ça devant Peter.
 
« On t'écoute, je dis.
– Si je hurle à cause de l'alcool, quelqu'un va forcément venir.
– Parce que tu penses que tu seras le premier à avoir mal depuis ce matin ? »
 
Il soupire avec rage et regarde Louis.
 
« Je suis désolé, Louis.
– Pourquoi ?, je demande.
– Pour tout ce que je t'ai dit.
– Énumère. », j'insiste.
 
Peter me foudroie du regard mais il reporte son attention sur Louis.
 
« Je suis désolé d'avoir dit des horreurs sur ta famille, sur ta mère, sur ta maison aussi. »
 
Il s'arrête.
 
« Continue, je dis.
– La ferme, Harry. C'est pas facile !
– C'était facile à raconter aux autres pourtant !
– Harry, soupire Louis. Laisse le parler. »
 
Je me tais et je prépare les compresses distraitement.
 
« Je suis désolé d'avoir levé la main sur toi. Je suis désolé d'avoir dit que tu étais sale, que tu m'avais refilé de l'herpès lors de nos relations sexuelles et aussi d'avoir dit que je ne t'avais jamais aimé, que j'étais avec toi juste parce que tu me... »
 
Honteux, il baisse la tête. Peter a honte. Putain c'est tellement jouissif que j'en oublie la suite et je balance la compresse sur sa plaie. Il lâche un hurlement qui me fait sursauter et je réalise que j'ai versé de l'alcool à 90ºC au lieu de la solution sans alcool.
 
« Putain mais t'es un connard ! T'as dit que tu le ferais pas !, il s'écrie, complètement crispé.
– J'ai pas fait attention, je dis en me mordant les joues pour ne pas rire.
– C'est ça ouais ! Putain mais ça brûle !
– Ferme-là, Peter. Tu me fais honte. »
 
La voix du père de Peter gronde et vu la tête qu'il fait, il est là depuis un moment. Peter se décompose et c'est encore plus appréciable que de le voir bafouiller des excuses à Louis.  
 
« Je rentre. Quand tu me rejoindras à la maison, on discutera de ce que je viens d'entendre.
– Mais papa ! »
 
Son père tourne les talons et s'en va. Louis est mal à l'aise comme jamais et le silence qui nous enveloppe est vraiment lourd. Je ne laisse rien paraitre mais quand une larme roule sur la joue de Peter à la première suture que je fais, je jubile intérieurement.
 
. . .
 
Pour le reste de la journée, nous rentrons enfin chez nous parce que les renforts sont là et je crois que ça me fait du bien de ne plus entendre ce brouhaha constant de plaintes. Louis a tenu à repasser chez lui avant de me rejoindre mais je sais qu'il a été secoué par les excuses de Peter alors je le laisse souffler. Il reviendra quand il voudra en discuter.
 
Ma mère me félicite et je crois que je suis tout de même fier de moi. J'ai vraiment eu l'impression d'être utile et c'est gratifiant. Ça me donne presque envie d'être médecin – dommage que toutes ces études me rebutent.
 
J'aide maman à préparer le diner et Mark prend ma suite quand il arrive. Charlotte dort chez une amie et Louis n'est toujours pas là. Je vais dans ma chambre et je tourne en rond. Littéralement. J'entends Rick arriver alors je fais l'aller retour pour le saluer mais Louis n'est toujours pas là. Je tiens bon pour ne pas l'étouffer et l'assaillir de messages mais quand maman m'appelle pour passer à table, je ne tiens plus.
 
« Louis ne va pas venir ?, je demande à Mark.
– Je pensais qu'il t'avait prévenu. Non, il a été invité chez un ami. Je pensais que tu le rejoignais plus tard.
-Ah.. ouais. Mais je pensais qu'il venait dîner. On a dû mal se comprendre. »
 
J'essaie de masquer ma déception et le repas me semble affreusement long. On n'a plus la télé alors Rick nous décrit les images qui y passent en boucle. Le séisme était vraiment violent et le nombre de morts et de disparus s'élève à 57 pour le moment. J'ai entendu à la radio qu'on ne savait pas comment expliquer pourquoi personne ne l'avait vu venir mais au fil du débat, je me perds dans mes pensées et je décroche complètement.
 
Je me demande pourquoi Louis agi comme ça, qu'est-ce que j'ai fait de mal et si on est toujours ensemble et amoureux. J'essaie de ne pas dramatiser mais je n'y parviens pas. Je lui envoie un message après le repas. Un simple "tu es où ?" auquel il ne répond qu'une heure plus tard par un banal "chez Peter". Ça me serre le ventre alors je ne réponds pas.
 
Un peu plus tard, il essaie de m'appeler mais j'ignore chacun de ses appels. Il me demande si je suis fâché, si je suis blessé. Il me dit qu'il avait reçu un coup de fil d'Emma et qu'il avait simplement été s'assurer que tout le monde allait bien. Il me dit que c'est là qu'il a croisé Peter. Il a beau se justifier de toutes les manières possibles et inimaginables, je l'ignore. Même quand il me demande s'il peut quand même dormir avec moi cette nuit.
 
. . .
 
Je suis couché avec un bouquin depuis une demi-heure quand j'entends frapper au carreau de ma chambre. Je lève les yeux et je devine sans mal que c'est Louis alors j'éteins ma lampe de chevet.
 
 
SMS de Louis à Harry
S'il te plait...
 
SMS de Harry à Louis
Fiche moi la paix.
 
SMS de Louis à Harry
Laisse moi t'expliquer. Et si jamais tu ne veux toujours pas de moi, je repartirais. Tu as ma parole.
 
 
Je serre les dents et je vais lui ouvrir la porte. Il entre, l'air penaud, et je lui tourne le dos.
 
« J'en veux pas de tes explications.
– C'est pas grave. Je te les donne quand même. Peter n'était pas rentré chez lui depuis que tu l'avais recousu alors il a voulu que je le raccompagne. Son père m'a aperçu alors il m'a invité à diner. Je ne pouvais pas dire non. »
 
Je le regarde avec un air blasé. Quand on veut, on peut, même si on paraît impoli.
 
« Il s'est excusé pour son fils et Peter en a pris pour son grade tout le repas.
– Je m'en fiche, Louis. »
 
Il ne baisse pas la tête mais son regard se voile et ça me fend le c½ur.
 
« Je t'ai attendu tout l'après-midi et toute la soirée et je suis passé pour un imbécile auprès de ton père quand je lui ai demandé si tu venais dîner et qu'il m'a dit qu'il pensait que tu m'avais dit que non.
– Mais je savais que tu serais fâché si je te disais où j'étais !
– Et bien je suis aussi fâché de ne pas avoir été au courant ! Tu m'as volontairement mis de côté et c'est blessant !, je m'emporte.
– Je n'ai pas fait ça !, il se défend vivement.
– Bien sûr que si ! Tu l'as fait alors que tu sais pertinemment à quel point ça fait mal ! »
 
Le silence qui s'installe est perturbé par les quelques coups donnés contre ma porte.
 
« Tout va bien ?, demande ma mère.
– Oui maman, t'inquiète pas.
– D'accord... », elle répond, hésitante.
 
Je soupire quand elle s'éloigne. Je réalise que je ne suis pas en colère et je m'en veux un peu de m'être emporté comme ça. Je suis simplement blessé – et un peu jaloux.  
 
« Ne me fait pas passer après les autres, je dis plus calmement.
– Je suis désolé, il souffle.
– Je veux être une priorité autant que tu en es une pour moi.
– Tu en es une, il m'assure avant de s'approcher pour me faire un câlin. Je pensais bien faire, je suis désolé. Tu es une priorité, Harry. »
 
Cette nuit-là, j'ai refusé ses avances pour faire l'amour parce que je ne veux pas qu'on se réconcilie comme ça. C'est trop facile. Mais je n'ai pas refusé qu'il se blottisse dans mes bras et qu'on s'endorme en se câlinant après s'être mutuellement rassuré sur le fait qu'on s'aimait encore et qu'il nous en faudrait un beaucoup plus pour être vraiment fâchés.


#RAMfic Et voilà enfin le chapitre !! J'espère qu'il vous a plu parce que moi j'ai bien aimé écrire cette petite vengeance mouhahahahah. Je pense que la fin de la fiction approche mais je ne sais toujours pas dans combien de chapitre... xD Merci pour toutes les personnes qui prennent le temps de laisser des commentaires, c'est gentil.
 

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Comments :

  • resteavecmoific

    12/01/2017

    someone-larry wrote: "Mon dieu, je suis tellement contente d'avoir repris ta fiction ! Franchement elle est super ! Et je pense avoir un problème parce qu'il faut toujours que j'apprécie les connards dans les fictions mais j'ai trop de peine pour Peter. Pas pour ce qu'il a fait à Louis of course, mais par rapport à son père. C'est horrible ! Genre les coming out forcés je trouve ça trop affreux et ça m'a trop fait du mal quand Harry sourit alors que clairement, le père de Peter a l'air d'être le pire connard de la terre. Bref.
    J'ai hâte de lire la suite ! :)
    Sinon la relation Louis/Harry est vraiment chou ! Quand je te lis, je ne peux pas m'empêcher de me dire "finalement les trucs mignons c'est quand même vachement top" haha.
    Bisous ❤ Ana
    "

    Aww je suis contente que t'aime bien !! J'avoue que j'ai trop aimé écrire ça, c'était cool léger, j'ai trop adoré, ça change et ça fait du bien. J'ai quand même fait en sorte qu'il se passe des choses mais bon, pas des choses qui les éloigne, pour une fois xD
    J'espère que tu ne seras pas déçue de la suite, si tu poursuis ! ❤

  • someone-larry

    12/01/2017

    Mon dieu, je suis tellement contente d'avoir repris ta fiction ! Franchement elle est super ! Et je pense avoir un problème parce qu'il faut toujours que j'apprécie les connards dans les fictions mais j'ai trop de peine pour Peter. Pas pour ce qu'il a fait à Louis of course, mais par rapport à son père. C'est horrible ! Genre les coming out forcés je trouve ça trop affreux et ça m'a trop fait du mal quand Harry sourit alors que clairement, le père de Peter a l'air d'être le pire connard de la terre. Bref.
    J'ai hâte de lire la suite ! :)
    Sinon la relation Louis/Harry est vraiment chou ! Quand je te lis, je ne peux pas m'empêcher de me dire "finalement les trucs mignons c'est quand même vachement top" haha.
    Bisous ❤ Ana

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    RunningUp wrote: "Coucou ! Ce que je préfère en début de week-end, c'est de me lever bien tard, de me préparer un café et de lire une fiction larry, donc merci pour ce début de matinée (surtout qu'il me reste encore un chapitre et que mon café n'est pas fini donc chouettttteee!!!)
    Super chapitre sinon, enfin tu peux parler des bras cassés mais moi les trucs où il faut recoudre la peau, ça m'a pas rendu mieux ahah, heureusement que je ne mangeais pas en même temps, juste la phrase "du bout de peau qui pend" beeeeuurrrrkkk
    Enfin plus sérieusement, c'était un super chapitre, c'est bien de voir qu'ils se sont rendus utiles pour tout le monde. J'aime de plus en plus Harry, mais j'ai vraiment du mal à cerner Louis, genre on ne sait pas si il est trop gentil (donc il accepte de diner chez Peter juste parce qu'on lui a demandé) ou s'il y a autre chose d'autre là-dessous, c'est un peu un mystère ce garçon :p
    Je vais lire la suite de ce pas :D
    "

    NAN MAIS STP. Le bruit des os qui craquent c'est pire. Un peu.
    Ahah oui, ils arrivent à ne pas être égoïstes, c'est une avancée considérable xD Je crois que la différence entre Harry et Louis c'est qu'Harry sait ce qu'il veut, qui il est et où il va et que Louis se cherche encore un peu. Pas beaucoup mais assez pour avoir l'air stupide parfois mdrr

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    Visiteur wrote: "Je pars peut être trop loin mais je suis sûre que le second tome se fera dans un contexte apocalyptique !"

    Ahah peut-être ou peut-être pas ! ❤

  • Visiteur

    09/11/2016

    Je pars peut être trop loin mais je suis sûre que le second tome se fera dans un contexte apocalyptique !

  • RunningUp

    05/11/2016

    Coucou ! Ce que je préfère en début de week-end, c'est de me lever bien tard, de me préparer un café et de lire une fiction larry, donc merci pour ce début de matinée (surtout qu'il me reste encore un chapitre et que mon café n'est pas fini donc chouettttteee!!!)
    Super chapitre sinon, enfin tu peux parler des bras cassés mais moi les trucs où il faut recoudre la peau, ça m'a pas rendu mieux ahah, heureusement que je ne mangeais pas en même temps, juste la phrase "du bout de peau qui pend" beeeeuurrrrkkk
    Enfin plus sérieusement, c'était un super chapitre, c'est bien de voir qu'ils se sont rendus utiles pour tout le monde. J'aime de plus en plus Harry, mais j'ai vraiment du mal à cerner Louis, genre on ne sait pas si il est trop gentil (donc il accepte de diner chez Peter juste parce qu'on lui a demandé) ou s'il y a autre chose d'autre là-dessous, c'est un peu un mystère ce garçon :p
    Je vais lire la suite de ce pas :D

  • resteavecmoific

    05/11/2016

    @Cartooune wrote: "Helloooooo ! Mon dieu mais ça va pas de mettre des photos comme ça en debut de chapitre ?! 😱 Dans la panique j'ai complètement fermé la page MDRRRR ! Non mais plus ça va plus je me dis qu'il faut que je me trouve un copain survivaliste, c'est TROP indispensable à la vie, comment a-t-on pu vivre sans toutes ces années ? Sont capables de recoudre des plaies, c'est quand même pas rien ! (D'ailleurs ça fait écho à une certaine scène dans....😏)
    Bon par contre mon âme sensible a dû s'accrocher pendant les scènes de "couture" parce que je suis le genre de personne qui craint tellement le sang, les bobos, tout ça, tout ça, que je me tenais ma main comme si c'était la mienne qui était en train de se faire recoudre 😂 Cela dit c'est une super revenche sur Peter. Mouahahahah. Au moins il s'est excusé, cet abruti !
    Je comprends pas toujours Louis par contre. Ça se voit qu'il cherche toujours à bien faire, à satisfaire tout le monde mais des fois je comprends pas son raisonnement. C'est sûr qu'Harry n'allait pas être content de savoir qu'il était chez Peter mais c'etait aussi sûr qu'il allait être en colère d'être ignoré ! Bon, ils se réconcilient, c'est l'essentiel ! 😍 Bonne journée ❤
    "

    Franchement même moi j'étais à moitié en train de vouloir vomir MDRRRR Mais je ne savais vraiment pas quoi mettre d'autre xD
    J'crois qu'on va former un club pour devenir survivaliste MDR Ahah oui, je glisse des petits indices qui feront rappels... je sais que je vais devoir réécrire certain passage mais ça restera pareil. (la fille super claire)
    Moi aussi quand je vois des trucs comme ça, ça me coupe les jambes. C'est dommage que les excuses ne soient pas venu de lui-même mais ouais c'est clair, au moins c'est fait.
    Et Louis je pense qu'il ne faut pas chercher à le comprendre... il veut tellement être perçu comme quelqu'un de gentil qu'au final, il fait n'importe quoi parfois, quitte à blesser ceux qui en valent plus le coup et qui sont plus importants. Mais il est jeune, ça changera (ou pas). Mais oui, ça ne finit pas en catastrophe alors tout va bien, c'est le principal. Ils s'aiment trop de toute façon héhé ❤

  • resteavecmoific

    05/11/2016

    heyfifou wrote: "Déjà harry et sa famille c est ovnis 😂 ils savent recoudre et tout au calme tranquillou gillou
    Non sérieusement heureusement ils sont la puis après peter je crois que c etait aussi jouissif pour nous que pour harry
    Et harry qui balance quand même la compresse avec alcool mouahahahhahahahahahhaha vengeance vengeance vengeance
    Et papa peter qui entend tout bouahahahaa
    Parcontre après c est pas cool pour harry et tout mais bon louis revient et voilà ils se réconcilient
    Et harry a totalement raison de pas accepter de pas se réconcilier sous la couette
    "

    Ça leur a bien servi de le savoir héhé.
    La vie a décidé que Louis pouvait être vengé alors c'est assez cool, ça doit soulager de voir que les connards peuvent ne pas avoir de chance aussi.
    Je suis aussi d'accord avec Harry, c'est mieux de se réconcilié autrement que comme ça.

  • resteavecmoific

    05/11/2016

    RoxanneK wrote: "J'aime, j'aime beaucoup la personnalité d'Harry.Putain mais il a recousu des gens a vif!! Tu te rends compte ou pas? mdr
    Enfin sa maman ouvre les yeux. C'est bien.
    La vengeance d'Harry est juste orgasmique! J'adore! Et le" Et alors ? Prends un peu sur toi et arrête de faire la tafiole. " du père de Peter m'a achevé. Lui je l'adore! Comme quoi etre un connard n'est pas héréditaire.
    Vivement la suite! :-
    "

    Ça arrive souvent aux urgences... ma petite cousine de 7 ans s'est faites recoudre la lèvre à vif, comme ça. Parce que l'anesthésie locale c'était pas possible.
    Ahah oui, le père de Peter n'est pas un tendre :(
    Merci ❤

  • resteavecmoific

    05/11/2016

    ALongwaydown wrote: "Trop d'amour!
    J'aime tellement cette relation où ils se complètent mais n'hésitent pas à être eux-même l'un envers l'autre (je l'ai déjà dis dans mon dernier commentaire qui était en roman mais je sais pas si il s'est envoyé :(( )
    Harry il déchire TOUT! D'abord avec ses compétences en soins et comment il clash Peter!! <3<3
    Je m'attendais pas à tout en ça en commençant ma lecture mais je suis passer de l'éclat de rire, à l'élan de fierté envers Harry, à la colère envers Louis et puis la tendresse vers la fin <3 Que d'artifices dans mes émotions
    xx
    "

    Oui, ton commentaire s'est envoyé mais je ne les valide que lorsque j'y réponds, c'est pour ça... ❤
    Parfois ça sert d'être survivaliste mouhahahahaha.

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