Summer Love - Chapitre 18

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Summer Love - Chapitre 18
Summer Love - Chapitre 18
Summer Love - Chapitre 18

Été 2016. Carmel-By-The-Sea, Californie.
 
La vie a repris son cours et les gens trop bouleversés ont écourté leurs vacances pour se remettre chez eux, à l'abri de ceux que rien n'écorche. Louis et moi ne sommes plus sortis de notre bulle depuis la journée à la clinique et je réalise qu'on a été secoué chacun à notre manière. Lui parce que c'est effrayant et que le monde va mal, ce n'est un secret pour personne avec ce réchauffement climatique et toutes ces catastrophes naturelles qui nous tombent sur le coin de la gueule comme des averses ; avant, une inondation après de forte pluie c'était surprenant et maintenant, c'est presque normal et les assurances en font une force pour attirer les clients. Louis a peur parce que c'est ce qu'il se passe quand on réfléchit trop, et moi... et bien moi je réalise que mon père n'avait pas tord. Depuis qu'on a claqué la porte, ma mère et moi tentons de nous convaincre que nous avons vécu comme des paranoïaques reclus dans leur monde parce que tout ça n'arrive qu'aux autres, dans des pays que nous ne visiterons jamais. Mais ce n'est pas le cas aujourd'hui et je ne sais plus comment réagir. Je ne sais plus comment gérer tout ça. Je me demande si nous ne serions pas plus en sécurité dans le Tennessee, je me demande si je ne devrais pas convaincre Louis de m'y suivre. J'ai tenté de joindre Kelly à de nombreuses reprises pour savoir si elle allait bien, si elle avait accouché, si elle voulait bien m'éclairer sur les décisions à prendre mais elle n'a jamais répondu. Je suis paumé et effrayé et c'est la première fois que ça m'arrive.
 
Nous ne parlons que très peu avec Louis. L'ambiance est étrange parce que nous sommes incapable d'être loin l'un de l'autre, même si nous sommes également incapable de nous dire ce qui nous effraie. Parfois il quitte mes bras, mon lit, il disparaît plusieurs heures durant lesquelles il me manque affreusement et puis il revient se blottir contre moi pour qu'on soit proche à nouveau. Nous avons fait l'amour plusieurs fois dans le silence le plus complet et j'ai peur que toute cette situation ne soit qu'un avant goût de fin. Comme si la vie nous laissait le choix, comme si ce silence nous hurlait qu'on pouvait tout arrêter si nous en avions envie parce que s'engager pour une durée indéterminée, c'est trop effrayant. Louis lâche prise, je le sens. Il me laisse partir et peut-être que je ne m'accroche pas autant que je le devrais. Il me laisse partir parce qu'il sait que s'enfermer dans cette ville de merde pourrait nous tuer mais il en oublie nos projets et ça me fait peur. Je ne veux pas être oublié, je ne veux pas qu'on me range dans le coin des bons souvenirs et qu'on tourne la page sur un été qu'on a adoré mais dont on ne se souviendra que très peu parce que l'élément le plus fort de tout ça, c'est ce foutu séisme qui nous a secoué jusque dans nos âmes. Je veux – et j'ai besoin – que les choses rentrent dans l'ordre. Louis est un rayon de soleil et il ne doit pas s'éteindre, parce que putain, mon monde sans soleil serait foutrement froid et sombre.
 
. . .
 
Il est 4 heures du matin, Louis est affalé contre moi, haletant. Nos corps en sueur et nos souffles saccadés tremblent encore de l'amour qu'on vient de faire. J'ai chaud et froid à la fois. Je suis bien et mal en même temps. Louis embrasse mon torse, le caresse du bout des doigts. Il reprend son souffle et je le couvre jusqu'à la nuque pour éviter qu'il ne s'enrhume plus qu'il ne l'est déjà. La climatisation de la maison est bloquée et Rick refuse que maman s'en charge – question de fierté. Alors il fait froid et Louis en a le nez engourdi. Il ne parle pas mais lorsque ses yeux croisent les miens, je sais qu'il en meurt d'envie parce que lui aussi il a peur que ce soit la fin, peur que chaque baiser soit le dernier.
 
On se regarde mais je ne sais pas quoi lui dire parce qu'on ne parle pas après l'amour, jamais. C'est lui qui a instauré ce climat et je m'y suis habitué bien plus que je n'aurais pu le penser. Il me supplie du regard d'envoyer valser nos habitudes alors je lui souris et j'approche mes lèvres pour lui voler un baiser. Je cherche ses mains et je lie nos doigts.
 
« Tu as peur ? », je murmure.
 
Il hoche la tête, délie nos doigts et s'accroche à ma taille pour se serrer contre moi comme on le ferait avec une bouée de sauvetage.
 
« J'aimerais beaucoup que tu viennes avec moi à Sacramento. », je dis.
 
Louis lève les yeux, il ouvre la bouche mais aucun son ne sort. Je vois bien qu'il est confus, qu'il ne sait pas où je veux en venir alors je précise ma pensée.
 
« Je vais devoir y retourner pour déménager mes affaires jusqu'ici, mais j'aimerais bien que tu vois l'endroit où vivent mes parents.
– Vraiment ?
– Oui. J'aimerais bien que tu rencontres Graham aussi.
– Qui est-ce ? »
 
Je n'avais jamais pensé à définir le statut de Graham avant aujourd'hui parce que je n'avais jamais parlé de lui à quelqu'un d'autre qu'à mes parents. J'ai l'impression de mener plusieurs vies depuis des années, comme si j'avais plusieurs moi qui se baladaient un peu partout aux Etats-Unis et que Louis nous a forcé à tous entrer en collision pour ne faire plus qu'un à nouveau. C'est étrange.
 
« Mon meilleur ami, je finis par dire sans trop savoir comment le qualifier autrement.
– Je ne savais pas que tu avais un meilleur ami. »
 
Ses yeux brillent et la jalousie que j'y décèle fait cogner mon c½ur comme un fou. Louis m'a fait oublié que j'avais peur de m'attacher à quelqu'un et il a envoyé en l'air tous mes principes ; je lui fais confiance et j'en suis raide dingue, alors voir dans ces yeux cette lueur, constater qu'il m'aime à ce point-là me donne enfin une réponse claire sur cette relation que je ne veux pas se voir achevée.
 
« Un autre meilleur ami que toi, tu veux dire ? », je demande avec un petit sourire en coin.
 
Louis rougit, sourit, il ne sait plus où se foutre et mon c½ur palpite un peu plus fort. Louis est beau, tellement que j'en chavire. Son regard me hurle qu'il m'aime et qu'il ne sait même plus comment gérer tous ces sentiments qui le submergent, il est beau mais l'Amour qu'il met dans notre relation le rend presque étincellent. Louis dégage une pureté que je me dois de protéger.
 
« Tu n'as rien à craindre de Graham, tu peux me faire confiance. »
 
J'ai à peine le temps d'entrevoir la malice qui anime son regard qu'il repose sa tête sur mon torse.
 
« J'aimerais bien venir avec toi à Sacramento.
– Mais... ?
– Mon père ne voudra jamais. »
 
Je souris et j'enroule mes jambes autour de sa taille.
 
« Mais si, on va la faire à l'ancienne, tu vas voir.
– À l'ancienne ? »
 
Je hoche la tête sans pour autant éclaircir son interrogation et je tends une main vers ma table de chevet pour éteindre la lampe.
 
« Il est tard, on en discutera demain. »
 
Il hoche la tête mais son corps est tendu contre le mien, quelque chose ne va pas, même avec mes caresses.
 
« Tu ne vas pas me quitter à la fin de l'été alors ?, il finit par demander.
– Non, Louis. Je reste avec toi. »
 
. . .
 
La méthode « à l'ancienne » consistait simplement à envoyer ma mère proposer au père de Louis notre super idée de main d'½uvre pas chère pour mon déménagement – à savoir, Louis. Ma mère avait trouvé ça louche que je l'envoie faire la commission comme un gamin et puis elle nous a ensuite avoué qu'on avait eu raison de le faire parce que Mark n'avait pas été facile à convaincre : Louis reprenait les cours dans une semaine et demie et il n'avait rien préparé, la maison était encore dans un état minable et tout un tas d'autres raisons un peu farfelue telle que « mais où va-t-il dormir ? » et « je n'ai pas envie qu'il vous dérange ». Un père veuf, quoi.
 
Malgré ses nombreuses excuses, ma mère avait su être convaincante, Rick l'avait appuyé en insistant sur le fait qu'on n'aurait pas droit de sortir le soir pour nous forcer à reprendre un rythme et comme je m'étais indigné en disant que c'était franchement stupide et que ma mère m'avait menacé du regard pour que je la ferme, Mark avait trouvé mes parents assez sérieux pour leur confier Louis le temps de quelques jours.


Été 2016. Sacramento, Californie.
 
J'avais conduit tout le trajet et nous avions passé la première journée à visiter et ne rien faire qui concernerait d'éventuels cartons. Nous étions passés quelques minutes chez moi et ma mère m'avait tellement enguirlandé que j'avais décidé qu'on irait voir Graham maintenant avant d'être complètement séquestré chez moi. Louis n'était pas franchement pour, il avait râlé tout le trajet à pieds en me disant que je n'étais pas responsable parce qu'on n'aurait jamais le temps de tout emballer et blah blah blah ; un Louis jaloux que je n'ai pas pu m'empêcher de blottir contre moi à de nombreuses reprises.
 
« C'est là. »
 
On s'arrête devant une boutique d'antiquité et Louis me regarde avec un air perplexe.
 
« Quoi, ses parents tiennent cette vieillerie ?
– C'est pas une vieillerie et non, c'est à lui. C'est sa boutique. »
 
L'incompréhension sur le visage de Louis n'a fait que s'intensifier et j'ai lié nos doigts pour l'entrainer à l'intérieur.
 
« Graham ! C'est moi ! »
 
Ça sent la poussière et j'aime cette odeur. Cette odeur d'ancien, de trésors cachés et de souvenirs perdus. Tout est génial ici.
 
« Harry ? Je suis derrière ! J'ai bien cru que je ne te reverrais pas avant de rendre l'âme !, il dit en toussant.
– Ne dis pas n'importe quoi, tu nous enterreras tous, je rétorque. J'ai quelqu'un à te présenter. »
 
On patiente derrière le comptoir, je sais que je pourrais faire le tour mais je ne voudrais pas planter Louis ici alors qu'il semble déjà paumé ; Graham n'aime pas que des inconnus se trouvent dans l'arrière boutique. Lorsqu'il se montre enfin, Louis me jette un regard confus et je lui souris effrontément. Je lui avais pourtant dit qu'il n'avait rien à craindre.
 
« Graham, j'te présente Louis. Et Louis, voici Graham. »
 
Graham fait le tour du comptoir, lentement parce qu'il refuse de se servir de sa canne mais que sa hanche le fait souffrir et il ignore la main que Louis lui tend pour lui faire une accolade. Il a presque 75 ans, il n'a plus le temps de niaiser en formule de politesse inutile.
 
« Salut p'tit. », il dit à Louis.
 
Moi aussi j'ai droit aux embrassades et Graham nous fait signe de rejoindre le canapé sur le côté pendant qu'il s'installe dans son fauteuil. Normalement, il est sensé les vendre mais on s'y est trop habitué pour qu'il laisse un prix dessus.
 
« Qu'est-ce qui t'amènes alors que l'été n'est pas terminé ?, il me demande avec son éternel sourire bienveillant.
– Je déménage. »
 
Le dire à haute voix me brise le c½ur. Je ne pourrais plus venir ici après une mauvaise journée et c'est effrayant. Comment est-ce que je ferais pour être conseillé ? Comment est-ce que je serais rassuré par quelqu'un d'autre que ma mère ?
 
« Fais pas cette tête, gamin. On dirait que t'as vu un fantôme. »
 
Louis hésite à prendre ma main alors je le fais moi-même parce que j'en ai besoin. Je crois que si je pouvais emporter Graham dans mes cartons, je le ferais. Je sens que c'est la dernière fois que je le vois et je n'en ai pas envie parce que je n'étais pas prêt à le réaliser.
 
« T'as intérêt de m'appeler toutes les semaines, t'as compris ?, il me menace en souriant.
– Je n'y manquerai pas, je promets.
– Bien. Alors, comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ?, il demande pour détendre l'atmosphère.
– À Carmel, je dis, il vit là-bas. Il veut être chercheur, j'ajoute, dans les laboratoires pour élaborer de nouveaux vaccins. Genre à l'OMS. »
 
Là, je sais que c'est terminé, que je vais être éjecter de la conversation puissance mille mais voir les yeux de Graham s'allumer alors que Louis lui parle de ses projets, il n'y a rien de plus agréable. Ils parlent pendant plus de deux heures et moi je les écoute, j'apprends des centaines de choses sur eux rien qu'en écoutant leurs nombreuses conversations dériver et ça me plait. Louis se sent à l'aise et c'est tout ce que je voulais. Lorsque mon portable sonne, la magie est brisée par la douce voix de ma mère qui hurle à travers le combiné. Elle me menace de m'interdire de partir si on ne rentre pas sur le champ. Du coup, je quitte Graham et j'accepte qu'il me serre dans ses bras bien plus longuement que toutes les autres fois.
 
. . .
 
« C'est vraiment ton meilleur ami ? »
 
Cette question a dû le tarauder tout le repas parce que c'est la première phrase qu'il prononce depuis qu'on a quitté Graham. Louis sait vraiment se faire petit parfois et c'est presque effrayant. Il est là mais il est tellement silencieux qu'on oublie sa présence.
 
« Harry ?, il insiste.
– Oui c'est... je t'ai dit que j'avais toujours eu du mal à m'intégrer.
– Tu n'as pas d'ami au lycée ?, il s'inquiète.
– Si, plein. Enfin, ce sont des gens que je fréquente au lycée. Je n'ai rien en commun avec eux, je les trouve stupide. J'essaie de ne pas avoir l'air d'un asocial, c'est tout.
– Ils sont tes amis comme ceux que tu as à Carmel ?
– Oui. Je sais m'adapter, c'est tout. »
 
Le silence s'installe à nouveau et le regard de Louis s'éteint, comme s'il était déconnecté.
 
« Pourquoi tu fais ça ?, je demande un peu distraitement.
– Faire quoi ?, il s'étonne.
– Disparaître. »
 
Il fronce les sourcils, je crois qu'il ne comprend pas mais il avance à quatre pattes jusqu'à moi pour pouvoir se blottir dans mes bras. J'ai commencé mes cartons et ma chambre ressemble à la sienne après un tremblement de terre, même si j'ai très peu d'affaires, ma chambre n'est pas bien grande alors je suis rapidement envahi.
 
« C'est comme si t'étais là mais sans l'être, j'explique. Tu m'échappes.
– Je réfléchis, il dit simplement.
– À quoi ? »
 
Il hausse les épaules alors j'embrasse ses lèvres et le laisse transformer ce baiser en étreinte passionnée. C'est effrayant et excitant à la fois. Parfois, Louis est ailleurs. Je me demande si c'est comme ça qu'il se retrouve à diner chez Peter alors que ce connard lui en a fait baver. Peut-être que oui, au fond. Peut-être qu'il est paumé à ce point là.
 
On se retrouve aux pieds de mon lit, haletant, et lorsque Louis éclate de rire, je n'ai aucun mal à le suivre. Ça y est, il est là à nouveau. Je le chatouille, le couvre de baisers. Il rit aux éclats et me supplie d'arrêter. Il est tellement beau que c'en est douloureux. Je le laisse respirer et je m'étale de tout mon long à côté de lui.
 
« J'te l'ai pas dit mais... elle est moche, ta chambre. »
 
Je pouffe de rire et je lui fous un coup de coude.
 
« C'est simpliste, je me défends.
– On dirait une cellule de prison. Pas de photos, pas de truc personnel. Des murs blancs, un lit, une table de chevet avec rien dessus. Un bureau qui est plus une table qu'un bureau.
– C'est comme ça à Carmel aussi, je lui fais remarquer.
– Oui mais c'est acceptable pour une chambre de vacances, il insiste.
– Qu'est-ce que tu essaies de me dire ?, je lui demande.
– Que je n'ai pas envie que t'agisses comme si t'étais sur le point de t'enfuir, tout le temps.
– C'est pas ce que je fais !, je me défends.
– Ton déménagement se résume à cinq cartons de fringues et un de livres et de papiers en tout genre. Puis tes trucs de ta communauté dans ce sac que je n'ai pas droit d'ouvrir. Tu as exactement deux photos qui n'étaient accrochées nulle part et c'est fini. Ne me dit pas que ce n'est pas pour pouvoir t'enfuir plus rapidement.
– Je ne vois pas l'intérêt de mettre des choses au mur.
– Mais pourquoi ? C'est important. Ça montre que tu vis ici, que tu t'y sens bien, que tu veux y rester. C'est important, il répète.
– Louis, je m'en vais de cet endroit et c'était plutôt pratique de préparer ce déménagement, tu pourrais au moins le reconnaître. »
 
Il se tait, c'est long, et j'ai peur qu'il m'échappe à nouveau.
 
« Reste avec moi, je souffle en passant un bras autour de sa taille pour l'empêcher de réfléchir trop longtemps.
– Je suis là. »
 
Je hoche la tête mais il ne dit plus rien pendant un moment. Jusqu'à ce qu'il se redresse.
 
« J'ai un cadeau pour toi. », il finit par dire.
 
Il se lève et il va jusqu'à sa valise pour en sortir un paquet qu'il me tend. Je le prends sans trop savoir pourquoi j'ai droit à un cadeau, puis Louis vient s'installer en face de moi.
 
« J'avais peur que tu me quittes, que tu partes plus tôt pour l'armée ou... enfin j'sais pas. »
 
Je déchire le papier pour découvrir un album photos et mon c½ur s'emballe. C'est donc ça qu'il faisait quand il partait plusieurs heures ?
 
« J'me suis dit que ça avait sa place dans ton sac à dos de survie, non ? Pour que je reste toujours avec toi même quand je peux pas vraiment l'être. »
 
Je tourne les pages et toutes les photos qu'il a prises cet été sont là. Il n'y a aucune légende parce que je me souviens de tout. Chaque fois qu'il a pris une photo en me disant qu'il voulait se souvenir de ce moment est là, juste sous mes yeux, et c'est le meilleur cadeau qu'il pouvait me faire. Je m'approche pour lui voler un baiser et il sourit contre mes lèvres.
 
« Je ne me servirais plus de mon sac à dos, l'année prochaine. J'ai l'intention de rester, tu sais ? »
 
Il hoche la tête, même s'il ne semble pas vraiment y croire.
 
« Je vais garder l'album photos dans ma chambre et tu vas garder mon sac à dos dans la tienne. Comme ça tu resteras avec moi autant que je resterais avec toi. »
 
Il sourit et son regard brille tellement que ça me retourne l'estomac. Je ne comprends même pas le sens de ces promesses mais j'ai l'impression qu'elles nous sont vitales pour continuer dans la même direction. Il sourit, caresse mon visage. On a pris dix ans d'un coup et notre relation est si loin de l'amour de vacances que c'était que ça pourrait être effrayant, mais ce n'est pas le cas. Bien au contraire.
 
« Du coup tu vas me laisser décorer ta chambre à Carmel ? », il demande avec un air malicieux.
 
Je lève les yeux au ciel et il prend ça pour un oui. L'ambiance redevient légère et Louis est souriant comme chaque fois qu'il est heureux – et c'est ça le plus important. 


#RAMfic Et voilà une jolie conclusion pour un premier tome. Il me reste tout de même l'épilogue à écrire sjklhfgkjlshfg. J'espère que le début de leur histoire vous aura plu, moi j'ai beaucoup aimé écrire quelque chose de simple et de léger pour une fois. Je ne pense pas particulièrement faire de pause entre les tomes, je vais continuer d'écrire et de poster quand le chapitre sera terminé ! L'ambiance ne sera pas forcément la même dans le prochain tome, j'espère que ça vous plaira quand même

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Comments :

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    @Cartooune wrote: "Bon. Tu n'ignores pas le niveau de fangirlage intense que j'ai atteint durant ce chapitre. L'album photo ldlslalNakeozb. Je suis en PLS. Et Harry qui confit son sac de survie à Louis ? Pfioooou, je suis en train de t'écrire d'outre tombe soqloakbziqiqiz ! C'est tellement cool qu'Harry soit meilleur ami avec une vieille personne ! C'est dommage qu'il parte, parce que c'est vraiment un personnage que j'aurai aimé connaître. Mais peut-être qu'on va en entendre parler dans la suite ? *emoji qui prie*
    On s'en rend pas compte comme ça mais c'est vrai qu'une catastrophe naturelle ça doit chambouler. Ça prouve à quel point on est minuscule et impuissant face à la nature, c'est pas très rassurant !
    Qu'Harry donne son sac à Louis, qu'il l'autorise à décorer sa chambre et qu'il RESTE, c'est tellement de preuves d'amour et tellement inespéré par rapport à ce qu'était censée être leur relation que ça me ferait presque pleurnicher de bonheur :')
    J'ai TROP TROP TROP hâte de lire le tome 2, je parie qu'il va être riche en rebondissement...! Cette histoire : une pépite ! ❤
    "

    Oui mais l'album ksljhglskdfjgh un des rares trucs dont je me souvenais de l'OS mdr (le boulet). Oui je pense malheureusement qu'on ne reverra pas Graham, que c'était simplement une façon d'appuyer que malgré ses efforts pour s'intégrer, Harry n'y est jamais vraiment parvenu avec des gens de son âge parce qu'au fond, il est beaucoup trop adulte pour se sentir à l'aise avec des adolescents. Sa relation avec Louis l'a aidé à vivre les choses normalement, un peu, mais au fond, Louis a vécu des trucs moches qui l'ont fait grandir aussi et c'est sans doute pour ça qu'ils s'entendent si bien.
    Je pense que tu dois réaliser que tu peux rien faire et c'est ce qui fait peur. T'es là, tu subis sans pouvoir te défendre et t'attends de voir si tu vas mourir ou pas. J'étais en Turquie pendant l'énorme tremblement de Terre qu'il y a eu à Izmit en 99 et franchement, je me souviens vraiment que d'un truc : on nous a dit d'attendre. Lol. Peut-etre qu'on allait mourir ou pas, mais on nous a demandé d'attendre notre tour pour les secousses. On devait être hors de l'hôtel car ce n'était pas des constructions anti-sismiques, on nous a dit de ne pas aller sur la plage en cas de tsunami et on ne pouvait pas non plus nous rendre dans les champs derrière au risque de nous faire agresser par des locaux qui en profiteraient. Donc on est allés s'installer au bord de la piscine avec nos valises à dormir sur les transats en attendant de savoir si on allait se prendre l'effondrement de l'hôtel sur la gueule ou pas. C'est effrayant. On a eu que des secousses au final mais c'était effrayant d'entendre la police partout, de voir les gens courir et pleurer même si toi t'y comprends presque rien xD
    Ouais franchement Harry est tomber amoureux mais SUPER FORT et je pense que même lui ne l'a pas vu arriver. Du coup, c'est beau de voir leur évolution !! skjfdhg ❤
    Bon j'espère que tu seras pas déçue de la suite et pardon pour ce racontage de vie xD ❤

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    RoxanneK wrote: "J'aime toujours autant. Mais franchement tout à l'air bien, je le sens bien que ça va pas durer.
    Je comprends pas, Louis réfléchis trop donc du coup, il calcule plus rien?
    En fait ouais c'est le début de One last time... J'aime pas comment ca se finit là alors mais alors pas du tout. Quand je l'avais lu, j'étais choqué et super triste!
    "

    Oui je pense qu'à trop réfléchir, il part dans ses pensées et il s'oublie. Je crois qu'il avait l'habitude de ne pas avoir beaucoup la parole avec Peter ou au sein de son groupe d'ami et que ça a joué dans la construction de sa personnalité.
    Et oui, c'est le début... j'espère que la suite te plaira malgré tout ❤

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    RunningUp wrote: "Une jolie conclusion, tu as tout à fait raison, c'est vrai que ça fait du bien de lire une histoire toute mignonne comme ça, mais je suis genre vraiment vraiment vraiment intriguée pour le tome 2, je me demande comment va évoluer leur relation et leur histoire, en plus tu parles d'une ambiance différente donc ça m'intrigue puissance 10 000 ! Pressée de découvrir la suite, et l'épilogue (peut-être que ça nous avancera un peu plus sur la suite ahah)
    Je continue de penser que Louis est un peu étrange, quand il part dans ses pensées toussa toussa, j'ai hâte d'en découvrir un peu plus sur son personnage aussi !
    A bientot donc, bisous bisous
    "

    Ça m'a fait du bien d'écrire ça, c'était calme, sans truc de fou. La vraie vie finalement xD
    J'espère que tu seras pas déçue du coup, j'ai la pression avec le tome 2 DONC je vais bien y réfléchir pour ne pas faire du caca.
    Merci ❤ ❤

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    TropicalEffect-Larry wrote: "Ca tombe bien que tu continues Mel, parce que nous aussi on adore te suivre dans cette histoire simple ete legere mais finalement pleine de sens. Tu nous plonges dans cette belle histoire d'amour et on fond littéralement a chacun de tes mots. On a toutes cru depuis le debut qu, a un moment donné la douille arriverait et non, c'est beau, magique jusqu'au bout... enfin.... ca c'etait avant de savoir qu'il aurait un tome 2 ahah. Quenous prepares tu ? J'ai hate !! Et merci encore pour cette douceur que tu nous apportes. Bisous. Amélie"

    Ahah oui, pour une fois je suis restée calme jusqu'au bout du tome. C'était agréable d'écrire quelque chose de léger mais de fort. J'ai beaucoup aimé, ça a apaisé mon âme (mdr, j'suis pas dans l'excès). Alors oui, y a un tome 2 mais le tome 1 restera toujours calme et paisible, c'est bon à savoir xD Merci à toi de prendre le temps de me dire ce que tu penses ❤

  • resteavecmoific

    09/11/2016

    Visiteur wrote: "Ça va finir comme One last Time ??? Mon coeur sera briser "

    Vous verrez bien ❤

  • Visiteur

    09/11/2016

    Ça va finir comme One last Time ??? Mon coeur sera briser

  • @Cartooune

    06/11/2016

    Bon. Tu n'ignores pas le niveau de fangirlage intense que j'ai atteint durant ce chapitre. L'album photo ldlslalNakeozb. Je suis en PLS. Et Harry qui confit son sac de survie à Louis ? Pfioooou, je suis en train de t'écrire d'outre tombe soqloakbziqiqiz ! C'est tellement cool qu'Harry soit meilleur ami avec une vieille personne ! C'est dommage qu'il parte, parce que c'est vraiment un personnage que j'aurai aimé connaître. Mais peut-être qu'on va en entendre parler dans la suite ? *emoji qui prie*
    On s'en rend pas compte comme ça mais c'est vrai qu'une catastrophe naturelle ça doit chambouler. Ça prouve à quel point on est minuscule et impuissant face à la nature, c'est pas très rassurant !
    Qu'Harry donne son sac à Louis, qu'il l'autorise à décorer sa chambre et qu'il RESTE, c'est tellement de preuves d'amour et tellement inespéré par rapport à ce qu'était censée être leur relation que ça me ferait presque pleurnicher de bonheur :')
    J'ai TROP TROP TROP hâte de lire le tome 2, je parie qu'il va être riche en rebondissement...! Cette histoire : une pépite ! ❤

  • RoxanneK

    06/11/2016

    J'aime toujours autant. Mais franchement tout à l'air bien, je le sens bien que ça va pas durer.
    Je comprends pas, Louis réfléchis trop donc du coup, il calcule plus rien?
    En fait ouais c'est le début de One last time... J'aime pas comment ca se finit là alors mais alors pas du tout. Quand je l'avais lu, j'étais choqué et super triste!

  • resteavecmoific

    05/11/2016

    Butterfly1802 wrote: "Je les aimes tes Harry et Louis. Ils sont beaux et amoureux. Ça réchauffe le coeur.
    Bisous ?
    "

    Merci 💕

  • resteavecmoific

    05/11/2016

    Aly wrote: "Je savais que cette fiction rejoignait l'OS One last time!!!!"

    Ahah oui, on n'y est pas encore mais on y arrive 💕

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