Cold Water - Chapitre 2

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Cold Water - Chapitre 2
Cold Water - Chapitre 2
Cold Water - Chapitre 2
 
Hiver 2019. Vallée de Shenandoah, Virginie.
 
Je suis réveillé par la désagréable sensation d'avoir le bras complètement endormi. Lorsque j'ouvre les yeux, il fait encore nuit et la chambre est plongée dans un noir si étouffant que j'éprouve le besoin d'allumer la lampe de chevet. Juste histoire de me rassurer. Juste histoire de réaliser que je suis bien dans l'endroit où je me suis endormi. Louis est roulé en boule contre moi, complètement caché dans les draps. Au premier abord, je pense que c'est parce que je lui ai manqué et puis je réalise que c'est aussi parce qu'il est frigorifié. Il grelotte et je ne comprends même pas comment il ne s'est pas encore réveillé ; il doit être vraiment exténué.
 
« Louis... », je souffle en me détachant de lui.
 
Il ronchonne alors je me dépêche : je sors toutes les couvertures qui se trouvent à disposition dans le placard de la chambre et je les étale une à une sur lui avant de retourner me coucher. Louis se colle à nouveau contre moi et je l'installe de sorte à ce qu'il ne me coupe pas le sang cette fois-ci.
 
« Qu'est-ce que tu fais ?, il demande complètement endormi.
– Chut, il est tôt. Dors. »
 
Je n'ai pas de mal à le convaincre ; au moins il ne frissonne plus et il se rendort. Je n'ai pas besoin de regarder ma montre pour savoir qu'il est environ 5 heures 30 du matin. Ça fait des semaines que je me lève à cette heure-là et je n'espérais pas faire de grasse matinée dès le premier jour. J'essaie de me rendormir mais le sommeil m'a définitivement alors je me contente de profiter de la présence de Louis contre moi. J'ai l'impression de rêver tant c'est agréable d'être dans cet hôtel, bien au chaud, alors qu'il pleut à torrent à l'extérieur.
 
Depuis cet automne, le temps est vraiment merdique sur le continent et nous sommes bien plus monopolisé sur les catastrophes naturelles dans notre pays qu'ailleurs dans le monde. L'espace d'un instant, je me demande comment ma famille – celle que j'ai abandonné depuis longtemps – vit tout ça. À mon avis, ils ont construit des remparts autour du pensionnat, ils ont dû transformer ça en prison et creuser un bunker. Je me demande quelle serait ma vie si j'étais resté auprès d'eux, est-ce que j'aurais été heureux ? Avec qui est-ce que je me serais marié ? Est-ce que j'aurais déjà un enfant ? Peut-être que oui, pour que mon enfant soit proche de celui de Kelly, comme nous l'avons toujours été elle et moi. Je me demande si Kelly va bien. Je crois que je n'avais pas pensé à elle depuis des années et j'ai l'impression que mon enfance n'est plus qu'un lointain souvenir. Louis a su gommer mes peurs, il a su effacer cette partie de moi qu'il jugeait trop effrayante pour n'en garder que les bons côtés. Peut-être que Louis n'est pas le seul responsable d'ailleurs, peut-être que l'armée y est pour beaucoup ; aujourd'hui, je suis incapable d'être égoïste comme j'ai appris à l'être plus jeune parce que j'ai assimilé qu'il valait mieux sauver dix ou cent personnes plutôt qu'une seule. Il y a des civils qui ont besoin d'être protégés parce qu'ils ne peuvent pas le faire seul et c'est important de penser à eux avant de penser à soi. Je suis fier de la personne que je suis, même si les sacrifices sont énormes.
 
. . .
 
Louis m'a littéralement trainé hors du lit en ouvrant les yeux. Il s'est fâché parce que je ne l'ai pas réveillé à temps pour le petit déjeuner et que, par conséquent, nous avions raté le coche pour rendre la chambre et que nous devions payer une nuit supplémentaire. Je lui ai dit que ça ne me gênait pas, qu'on pourrait y trainer encore un peu avant de prendre la route et il a croisé les bras avec un air de « non mais tu te fous de moi ? » placardé sur le visage.
 
« Quoi encore ?, je râle.
– Tu paies une seconde nuit et on s'en va ?
– Tu veux rentrer chez nous, non ? Parce que moi oui.
– Mais c'est complètement stupide de payer dans le vent ! Autant rester une nuit de plus, non ? Je suis certain qu'il y a des choses à visiter ici ! »
 
Mon regard se porte sur la fenêtre derrière le réceptionniste. Il pleut comme vache qui pisse et même s'il est 13 heures, le ciel est tellement sombre qu'on dirait un début de soirée.
 
« Bon... peut-être qu'il fait moche, c'est vrai. Mais ce ne sont pas trois gouttes de pluie qui vont nous arrêter, pas vrai ? »
 
Je le fixe en silence en me mordant l'intérieur des joues pour ne pas éclater de rire et lorsqu'il le remarque, il ronchonne avant de venir passer ses bras autour de ma taille et se blottir contre mon torse.
 
« Aucun avion ne décollera avec un temps pareil, je finis par dire. On va rester ici une nuit de plus. »
 
Louis lève les yeux vers moi et me remercie d'avoir céder à son caprice. Ses yeux pétillent et il est tellement beau que j'en ai mal à l'estomac. J'embrasse le bout de son nez avant qu'il ne me libère. On récupère nos affaires pour retourner dans la chambre.
 
« Je meurs de faim, il me dit en se jetant sur le lit.
– On fait venir le service d'étage ?
– Excellente idée !, il s'exclame en roulant sur le côté pour attraper le menu rangé dans la table de chevet.
– Comme ça je vais en profiter pour te couper les cheveux, j'ajoute.
– Cool. », il dit avec entrain, sans pour autant lever les yeux de la carte.
 
Je vais fouiller dans la caisse que j'ai ramené de la base pour en sortir ma tondeuse et mes ciseaux, puis je traine une chaise au milieu de la salle de bain.
 
« Je vais prendre des spaghetti bolo !, il annonce. T'en veux aussi ?
– Ouais, c'est très bien. Tu viens ?
– Deux minutes, j'appelle. »
 
Mais ses « deux minutes » se transforment en quart d'heure parce qu'il décide de prendre une douche et qu'au moment où il s'installe, le service d'étage se manifeste avec notre déjeuner. Le quart d'heure devient une heure et lorsque Louis s'installe enfin sur la chaise, des rayons de soleil illuminent la chambre.
 
« Il ne pleut plus ! On va pouvoir sortir.
– Ne bouge pas comme ça. », je râle.
 
Ça le fait rire mais il se stabilise et reste sérieux.
 
« T'aurais dû aller chez le coiffeur, je souffle en constatant la longueur qu'il a sur la nuque.
– Je sais. »
 
C'est toujours moi qui coupe les cheveux de Louis, c'est un genre de rituel. Je crois que ça me fait réaliser chaque fois à quel point je suis parti longtemps. Je n'aime pas le voir avec les cheveux trop long parce qu'après, on ne peut pas voir son magnifique visage.
 
« Comment va ta s½ur ?, je lui demande par politesse.
– Ça va. Elle mène une vie de dingue, je ne sais pas comment est-ce qu'elle trouve le temps de tout faire.
– Faire quoi ?
– Tout ce qu'elle fait. Entre ses cours, la sororité, les soirées, son copain... je ne sais pas quand elle trouve le temps de dormir.
– Vous êtes des opposés, Amour. Ne te compare pas à elle.
– C'est pas ce que je fais, il répond sur la défensive.
– Si c'est ce que tu fais. Penche la tête en avant. »
 
Louis s'exécute en marmonnant un truc dans sa barbe.
 
« Elle est fêtarde et tu es casanier. À partir de là, tu ne peux même pas tenter de vous comparer.
– Elle me dit que je devrais sortir plus.
– Tu pourrais oui. Tu sais très bien que ça ne me gênerait pas que tu t'amuses, au contraire.
– Je n'en vois pas l'intérêt. C'est avec toi que j'ai envie de m'amuser ou de sortir. C'est tout. Pas avec les autres. Tout le monde boit à outrance, baise n'importe où et s'envoie n'importe quoi dans le sang en prétendant que c'est ça la jeunesse et la liberté mais franchement, je me sens hors du coup.
– Pourquoi tu dis ça ?
– Parce qu'on me regarde comme un extra-terrestre quand je dis que je ne bois pas, que je n'ai jamais rien fumé et que je n'ai pas de plan cul pour combler ton absence. »
 
L'espace d'un instant, je m'arrête. Ça me serre le c½ur d'entendre tout ça parce que je ne crois pas qu'il s'en soit déjà plain avant.
 
« T'as déjà été tenté ?, je demande.
– De boire pour avoir la paix ? Bien sûr que oui ! J'ai été malade toute la nuit et j'ai raté ton appel le lendemain. »
 
Je soupire ; je me souviens de cette fois-là. Il a déjà raté plusieurs de mes appels soit parce qu'il était en partiel, soit parce qu'il ne captait pas... et je ne lui en ai jamais voulu parce qu'il continue de vivre et que c'est important pour moi qu'il ne soit pas cloitré chez nous à attendre que ça sonne. Mais je me souviens qu'une fois, il avait inventé une énormité qui m'avait mis hors de moi parce que je ne supporte pas qu'il me cache des choses.
 
« J'ai honte. », il souffle.
 
Je pose dans l'évier ce que je tiens dans les mains et je fais le tour de la chaise pour me trouver face à lui ; je m'installe sur la cuvette des toilettes et je l'incite à me regarder.
 
« De quoi t'as honte ?
– D'être moi. »
 
Il baisse les yeux instantanément et ça me brise le c½ur. Je me retiens de me lever pour le serrer contre moi.
 
« Louis, tu es quelqu'un de formidable. Je ne veux pas t'entendre dire ce genre de choses.
– Oui mais tu me dis que je ne dois pas garder les pensées négatives pour moi. »
 
Je souris faiblement et cette fois-ci, je m'avance pour lui voler un baiser avant de me lever et serrer Louis contre moi.
 
« D'accord. Dis-moi ce qui te fait honte alors ?
– De pas être comme les autres. De ne pas trouver ça génial de finir en slip sur une table en fin de soirée ou d'avoir peur d'être pris en compagnie de quelqu'un qui a de la drogue sur lui. J'ai honte d'être perçu comme le gars coincé qui préfère bosser ses cours le week-end ou qui est hors du coup parce qu'il est fidèle. J'ai toujours pensé que j'étais normal et maintenant je me demande si je ne suis pas celui qui n'est pas comme les autres et ça me gêne. »
 
Je caresse ses cheveux à moitié coupés avec tendresse ; il n'a pas idée à quel point je le comprends.
 
« Moi aussi, je n'aime pas aller boire un verre après une sale journée ou sauter n'importe qui parce que mon mec est loin et qu'il ne risque pas de l'apprendre. Mais ce sont des valeurs auxquelles je tiens et je n'aurais jamais honte d'être quelqu'un de bien à mes yeux ou aux tiens. »
 
Il lève la tête vers moi, un peu perdu.
 
« Louis, est-ce que c'est avec les gens qui te jugent que tu comptes faire ta vie ?
– Non, bien sûr que non !
– Alors tu te fiches bien de ce qu'ils peuvent penser, d'accord ? Toi tu sais que tu es quelqu'un de bien selon tes propres critères. C'est ce qui importe. Tu sais t'amuser sans être bourré, tu es capable de discuter avec n'importe qui parce que tu te cultives et que tu es curieux de tout, tu es fidèle, loyal et tu n'es pas influençable. Comment tu peux avoir honte d'être quelqu'un de droit et d'amoureux ? »
 
Il hausse les épaules ; sans doute qu'il réalise qu'il a eu tord de se demander s'il devait correspondre au groupe ou pas.
 
« Je ne suis pas coincé, il soupire.
– Moi je le sais, je dis avec un petit sourire, la question est : est-ce que les autres ont besoin de savoir à quel point tu ne l'es pas ? »
 
Il pince ma cuisse et je devine facilement qu'il rougit parce qu'il a le bout des oreilles écarlates.
 
« Tais-toi, il râle.
– Je suis là pendant cinq mois. On va sortir et ça ne t'empêchera pas de continuer d'être un excellent élève.
– Tu crois que c'est parce que j'ai perdu mes parents ? Que j'ai grandi trop vite, je veux dire. »
 
Ça me serre le ventre. Mark est décédé l'année dernière. Il a eu un accident de voiture et il est resté six mois dans le coma avant de s'éteindre ; Louis avait eu le temps de se préparer à son décès et s'il a eu l'air de l'accepter, il n'en parle que très rarement. Malgré les quelques permissions que j'ai eu, je m'en veux toujours de ne pas avoir été présent autant que je l'aurais voulu pour le soutenir et j'espère au fond de moi que s'il ne m'en parle pas, ce n'est pas parce qu'il me punit.
 
« Je pense que c'est une question de caractère... Charlotte a perdu ses parents, elle aussi.
– Mais son mec n'est pas SEAL.
– Vrai. »
 
Je caresse son visage tristement ; si je pouvais lui rendre son innocence, je le ferais sans hésiter.
 
« T'es devenu adulte, je dis, c'est moche mais moi j'aime la personne que tu es. On a muri ensemble et c'est pour ça qu'on ne s'est pas séparés. Parce que chaque fois que je rentre, je retrouve quelqu'un qui est sur la même longueur d'ondes que moi.
– Tu crois qu'on se serait séparé si jamais j'étais un peu plus comme ma s½ur ?
– Je n'en doute pas une seconde. Je ne vois absolument pas l'intérêt de perdre mon temps avec un imbécile qui vomi ses tripes dans les toilettes parce qu'il est sorti la veille de mon retour. »
 
Louis pouffe de rire et ça m'enlève un poids du c½ur. Je me détache de lui pour continuer de lui couper les cheveux.
 
« T'es la personne que je préfère au monde alors s'il te plait, n'essaie pas de changer pour correspondre à un standard que je déteste, je conclus.
– Toi aussi t'es ma personne préférée au monde. »
 
C'est dommage, je pense sans oser lui dire. C'est vraiment dommage parce que des personnes mieux que moi et qui pourrait être à ses côtés tous les jours, il y en a à la pelle.


#RAMfic Merci pour vos commentaires, j'apprécie beaucoup ❤ J'espère que ce chapitre vous a plu. Il n'est pas très long, comme le précédent en fait, mais ils se retrouvent en douceur. Je les aime trop, au moins autant qu'ils s'aiment ahahah. Suite à nos longs débats sans fin, ce chapitre est pour Anna ❤  

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Comments :

  • resteavecmoific

    28/11/2016

    @Cartooune wrote: "MERCI MERCI MERCI. Ce chapitre était merveilleux, et - tu t'en doutes - m'a vraiment touché personnellement. Parce qu'en ce moment entre les "Mais t'as 19 ans et toujours pas de copain" et les "t'es étudiante, c'est le moment où jamais de sortir faire la fête" de mon entourage, ça fait du bien d'une façon ou d'un autre d'entendre que c'est ok de ne pas être comme tout le monde. Je me retrouve tellement dans Louis (minus la souffrance d'attendre mon amoureux évidement). J'adore nos conversations parce que ça fait du bien de se rendre compte qu'on est pas des extra-terrestres, et de pouvoir enfin m'exprimer face à ce que je lis (souvent des aberrations) sur Twitter généralement. Alors encore une fois, MERCI pour ça. ❤
    Concernant ta réponse au chapitre précédent, j'aime beaucoup ton image de l'épée de Damoclès. C'est vrai qu'ils vivent une vie où ils acceptent qu'à tout moment l'épée peut s'abattre sur leur cou. Etre naïf et dans le déni pour tenir le coup, oui c'est sûr que ça aide. Mais si malheur arrive, le deuil sera beaucoup plus compliquer à accepter du coup... Je pense qu'il faut un juste milieu, avoir des ½illères pour ne voir que le positif et rester optimiste tout en aillant conscience que ça peut arriver à n'importe qui, même à nous-même. Mais ce n'est que théorique, parce que je me doute bien qu'on a beau se répéter de beaux discours toute notre vie, une fois qu'on est confronté à de telles situations, on n'agit pas toujours rationnellement.
    Je comprends qu'Harry se dise que Louis pourrait trouver mieux que lui, c'est une preuve qu'il l'aime tellement qu'il préférerait qu'ils ne soient plus ensemble si ça pouvait le rendre moins triste (🙃🙃🙃🙃😂😂) mais il a pas à choisir pour Louis ! Louis est un grand garçon, et il ne reste pas avec lui parce qu'il est contraint et forcé. Il préfère vivre comme ça pour avoir la chance de vivre de très beaux moments avec Harry quand il est là plutôt que de vivre une vie plus facile avec moins d'incertitude et de souffrance alors Harry n'a pas le droit d'avoir ce genre de pensées !! (Pardon je m'enflamme 🙊 C'est surtout plus une réponse au OS qu'à ce chapitre en plus... milles excuses !)
    Vraiment hâte de lire la suite ! Encore merci pour ce chapitre ❤❤
    "

    Après nos longues conversations, ça allait parfaitement à Louis tout ça, il avait besoin d'entendre qu'il n'était pas à côté de ses pompes, ça lui a fait du bien !! ❤
    Oui c'est ça, ils savent que ça peut leur tomber dessus à tout moment, ils ne le nient pas et c'est ce qui leur fait peur mais au fond, il faut avancer, ils n'ont pas le choix... Après oui, c'est sûr que tant qu'on n'a pas vécu la situation, on ne peut qu'interpreter ou "penser que ça se passerait comme ça" mais c'est jamais vraiment la réalité.
    MDRRRR Je sens que tu souhaites me faire changer quelque chose que j'ai déjà écrit.................... xD Non c'est sûr qu'il n'a pas à choisir pour Louis mais il le fait quand même parce que c'est comme ça. Il est têtu et il pense tout savoir sur tout.
    J'espère que la suite va te plaire ❤ xD

  • resteavecmoific

    28/11/2016

    Lie-Promise-Die wrote: "Wow, ce chapitre est magique..Merci beaucoup ! Le discours d'Harry donne une belle leçon de moral, vraiment je suis tellement heureuse que de nos jours on puisse encore trouver des discours aussi touchant et réfléchis sur la vie.. Les 2 dernières phrases m'ont brisé le c½ur, Harry ne se rend pas compte de la personne qu'il est, et c'est vraiment triste parce qu' après le magnifique discours qu'il a tenu, je ne pense pas que beaucoup de personnes lui arrivent à la cheville.. "

    Merci beaucoup ❤ Je suis contente que tu aies été touché ! Harry a beaucoup de mal à se voir comme quelqu'un de bien pour Louis alors il reste parce que c'est ce que Louis veut, mais il se dit que si Louis cherchait, il trouverait quelqu'un qui lui correspondrait mieux !

  • resteavecmoific

    28/11/2016

    ALongwaydown wrote: "C'est très mignon...mais ce chapitre me rend plus nostalgique qu'autre chose, ce n'est pas le bon mot, mais je trouve qu'il renvoie une certaine tristesse, enfin je le perçois ainsi je veux dire ^^
    Harry semble être torturé par l'existence qu'il mène bien qu'il ne le montre pas car il a intériorisé que son rôle était d'être fort et de ne montrer que cette facette là de lui.
    Louis est un vrai gosse! 😂 mon dieu, avec la chambre et la coupe de cheveux on dirait que Harry fait du baby-sitting avec son neveu intenable 😂
    J'aime bcp le moment confession, les deux discours sont très justes bien que les mots de Harry, qui sont les plus sages, ne permettent ps forcément de relativiser autant et de se défaire de ces pensées négatives lorsque Louis est au sein dudit groupe.
    J'ai vraiment très hâte de continuer à suivre leur histoire 💞
    "

    Je comprends ce que tu veux dire... c'est triste :(
    Harry ne sait pas trop ce qu'il doit faire, s'il doit écouter sa raison ou non.
    Louis mdr oui, il est chiant mais il est marrant xD Ça fait du bien à Harry d'être avec quelqu'un comme ça je pense, il décompresse pour de vrai.
    Oui malheureusement, mais au moins, il sait qu'il n'est pas "anormal" et ça fait du bien de l'entendre je pense !
    Merci, j'espère que tu ne seras pas déçu ❤

  • resteavecmoific

    28/11/2016

    Yse88 wrote: "'"j'ai assimilé qu'il valait mieux sauver dix ou cent personnes plutôt qu'une seule"...Oh, mon petit c½ur se serre. Ce sont les mots d'Harry devant la base, dans "One last time", n'Est-ce pas? C'est terrible de savoir que leur merveilleux amour va vers une fin. Et en même temps, c'est intéressant que le suspense ne soit pas "Qu'est-ce qui va arriver aux personnages?", mais "Comment vont-ils y arriver? Quels drames, quels choix, vont les mener à leur perte?".
    Je crois que je vais beaucoup pleurer durant ce tome 2, mais je prendrai quand même plaisir à le lire parce que tu écris vraiment bien. Et j'ai beaucoup aimé la leçon de vie de Harry, la manière dont il tente d'aider Louis à être fier de lui, de ce qu'il est, même si cela ne correspond pas forcément aux "normes" de la plupart des gens.
    YseNinou.
    "

    Je ne sais plus si ce sont ses mots mais il pense comme ça à ce moment-là, c'est sûr... J'espère que tu ne vas pas trop pleurer quand même, mon but n'est pas de te déprimer xD Oui, je pense que Louis avait besoin d'entendre tout ça, c'était important pour lui pour qu'il puisse avancer ❤

  • resteavecmoific

    22/11/2016

    Butterfly1802 wrote: "C'est toujours la douceur entre ces deux-là. Ça fait du bien d'être loin des drames même si je me doute qu'il ne s'agit que du calme avant la tempête.
    J'ai un peu survolé les commentaires avant d'écrire le mien. Je suis dans l'entre-deux personnellement. J'aime boire un verre avec mes amis pour décompresser mais en restant raisonnable. Je déteste l'imprévu.
    Merci pour ce chapitre Mélanie. Continue à nous envoyer de l'amour, je le reçois avec toujours autant de plaisir.
    "

    Merci beaucoup 💕
    Je pense qu'il n'y a pas de "camp", moi aussi j'aime bien boire un verre avec des amis de temps en temps. Je n'aime simplement pas les gens qui tournent en ridicule ceux qui ne boivent pas justement. C'est tout. Ils ne sont pas beaucoup je suppose, mais il y en a quand même quelques uns.

  • Butterfly1802

    22/11/2016

    C'est toujours la douceur entre ces deux-là. Ça fait du bien d'être loin des drames même si je me doute qu'il ne s'agit que du calme avant la tempête.
    J'ai un peu survolé les commentaires avant d'écrire le mien. Je suis dans l'entre-deux personnellement. J'aime boire un verre avec mes amis pour décompresser mais en restant raisonnable. Je déteste l'imprévu.
    Merci pour ce chapitre Mélanie. Continue à nous envoyer de l'amour, je le reçois avec toujours autant de plaisir.

  • resteavecmoific

    21/11/2016

    Visiteur wrote: "Jai bien aimé ce chapitre, juste je n'ai pas aimé cette "critique" envers les gens fetards. Je me suis sentie personnellement visée parce que j'ai l'impression qu'à travers Louis tu essayes de dire que les gens qui sortent s'amuser, QUI boivent ou fument ne sont simplement que des moutons. Je me suis sentie visée puisque je fais partie moi-même de ces personnes qui sortent boire un verre le soir pour décompresser de la semaine. Ca me gêne un peu de lire que, puisque je fais ca, je suis un mouton sans valeur QUI cherche simplement à se faire intégrer. Cest vexant, je trouve. Il n'y a rien de mal à aimer ca, pour les mêmes raisons que d'autres n'aiment pas, d'ailleurs. Ce qui m'a gêné en fait, cest que je n'avais pas l'impression d'avoir à faire à deux personnages qui dialoguent, mais simplement à une auteure qui fait une leçon de morale à sa génération.. Je n'ai rien contre ca, mais du coup j'étais moins dans l'histoire que les chapitres précédents. Aussi, je trouve ça dommage ces personnes qui se permettent de juger en commentaire. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à boire un verre le soir ou de venir avec la gueule de bois en cour. Ce n'est pas par fierté que les gens font ca, cest simplement leur manière à eux de s'émanciper. J'ai l'impression que pour certaines personnes boire et étudier n'est pas compatible et cest un peu agaçant de toujours sentir ce jugement. J'ai eu ma première année en psychologie en sortant le soir, ca n'a rien à voir. Chacun se relaxe comme il le souhaite, parfois ca sera en lisant un livre, d'autre fois en sortant boire entre amis."

    Dans toutes mes fictions je fais passer des messages, c'est comme ça depuis la première et ça ne changera pas. Tu es agacée de "ce jugement" dans un sens et d'autres sont agacés d'être vu comme des gens coincés dans l'autre. La tolérance c'est accepter que d'autres personnes ne pensent pas comme soi et vivent autrement que soi sans se sentir attaquer chaque fois que le monde entier ne va pas dans leur sens. Moi j'accepte que des gens ne pensent pas comme moi, je ne critique aucunement un mode de vie puisque ce sont mes personnages et leur caractère qui ont fait naître la conversation. Chacun se relaxe comme il souhaite, comme tu dis, donc ne te sens pas attaqué personnellement si des gens ne se relaxent pas de la même manière que toi. Moi aussi, il m'arrive de sortir boire un verre avec mes amis même si je suis plus casanière. Chacun sa manière de décompresser, de "s'émanciper" ou de vivre, tout simplement. C'est une fiction, je l'écris en fonction du caractère de mes personnages. Louis avait besoin d'entendre qu'il n'était pas anormal. Tout comme tous ceux qu'on traite de coincé ou de pas rigolo. Tout le monde ne s'émancipe pas de la même manière ou ne s'amuse pas de la même manière. Donc je suppose que le débat est sans fin.. je n'ai fait la morale à personne, j'ai simplement tenté de rassurer ceux qui ne sont pas jugés comme "normaux" parce qu'"à leur age" ils ne sortent pas, ne boivent pas, ne fument pas ou n'ont pas de relation amoureuse. C'est tout.

  • Visiteur

    20/11/2016

    Jai bien aimé ce chapitre, juste je n'ai pas aimé cette "critique" envers les gens fetards. Je me suis sentie personnellement visée parce que j'ai l'impression qu'à travers Louis tu essayes de dire que les gens qui sortent s'amuser, QUI boivent ou fument ne sont simplement que des moutons. Je me suis sentie visée puisque je fais partie moi-même de ces personnes qui sortent boire un verre le soir pour décompresser de la semaine. Ca me gêne un peu de lire que, puisque je fais ca, je suis un mouton sans valeur QUI cherche simplement à se faire intégrer. Cest vexant, je trouve. Il n'y a rien de mal à aimer ca, pour les mêmes raisons que d'autres n'aiment pas, d'ailleurs. Ce qui m'a gêné en fait, cest que je n'avais pas l'impression d'avoir à faire à deux personnages qui dialoguent, mais simplement à une auteure qui fait une leçon de morale à sa génération.. Je n'ai rien contre ca, mais du coup j'étais moins dans l'histoire que les chapitres précédents. Aussi, je trouve ça dommage ces personnes qui se permettent de juger en commentaire. Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à boire un verre le soir ou de venir avec la gueule de bois en cour. Ce n'est pas par fierté que les gens font ca, cest simplement leur manière à eux de s'émanciper. J'ai l'impression que pour certaines personnes boire et étudier n'est pas compatible et cest un peu agaçant de toujours sentir ce jugement. J'ai eu ma première année en psychologie en sortant le soir, ca n'a rien à voir. Chacun se relaxe comme il le souhaite, parfois ca sera en lisant un livre, d'autre fois en sortant boire entre amis.

  • resteavecmoific

    20/11/2016

    RoxanneK wrote: "J'aime leurs conversations. Je comprends que Louis doute, ils pensent qu'il n'est pas normal. Il est juste différent. Je trouve qu'il assure pas mal, entre son mec qui est jamais là, la mort de son père, ses cours.... Et Harry dit vrai! J'adore toujours! :-)"

    C'est vrai que Louis a les épaules solides pour supporter son quotidien sans flancher. Je l'admire, je ne sais pas si j'en serais capable. Merci beaucoup 💕💕

  • resteavecmoific

    20/11/2016

    Amandine wrote: "J'aime tellement la façon de penser d'Harry. C'est drôle parce que cette semaine je me suis faite exactement la même réflexion après avoir vu les gens de ma promo arriver en cours complètement défoncés et hyper fiers d'eux. C'est une belle piqûre de rappel de lire ça et de me dire qu'ils ne sont pas la norme. Merci ♥"

    Je pense que chacun a sa propre norme et que personne ne devrait penser que telle ou telle comportement est mieux qu'un autre. Mais je trouvais nécessaire de rappeler que ce n'est pas parce qu'on ne correspond pas au stéréotype des jeunes en faculté qu'il faut penser qu'on doit changer. Au contraire. Merci à toi, je me sens moins seule 💕

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