Lifeline – Chapitre 3

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Lifeline – Chapitre 3
Lifeline – Chapitre 3
Lifeline – Chapitre 3

Été 2022. New Heaven, Wyoming.

Il pleut. Je ne m'en suis aperçu que lorsque je suis allé faire un tour dans la maison qui nous sert de poulailler, histoire de me calmer. Il ne pleut pas beaucoup pour le moment, mais il pleut assez pour annoncer que les prochains jours vont être très humides. J'essaie de ne plus penser à Louis, à Lenny. J'essaie de faire le tri dans mon esprit mais beaucoup de questions subsistent et je décide donc vraiment de rejoindre la Maison 1, celle de l'Amiral.
 
Alors que j'allais sonner pour m'annoncer, la porte s'ouvre et je tombe nez à nez avec Truman ; on se jauge quelques secondes et je me décale pour le laisser passer.
 
« Nous partirons quand le beau temps sera revenu, il me dit. L'Amiral dit que la pluie peut être dévastatrice dans le coin. »
 
Je hoche la tête, un peu perdu. Le mauvais temps peut durer des semaines alors pourquoi s'y fier s'ils étaient aussi pressés qu'ils le laissaient entendre ? Tout à l'heure, ils voulaient partir dans la minute.
 
« Parfois, il pleut pendant un mois entier, je le préviens malgré tout.
– Alors nous patienterons. Nous devons nous assurer que le col—que Louis soit en bonne santé.
– Pourquoi ?, je demande sans véritablement m'y intéresser.
– Se soigner est plutôt compliqué de nos jours et s'il tombe malade ou meurt, notre mission sera un échec, il m'explique. Louis est important pour la nation. Il a été mordu à de nombreuses reprises et n'a jamais développé le virus.
– Comme un porteur sain ?
– C'est ce qu'il est, oui.
– Mais il est contagieux ?, je demande.
– Nous n'en savons rien, il n'est pas du genre à mordre les gens pour les saluer. »
 
Le sourire de Truman signifie certainement que la hache de guerre est enterrée, mais j'ai le c½ur trop lourd pour le trouver drôle. Naturellement, nous nous asseyons sur le banc installé sur le porche pour poursuivre la conversation.
 
« Vous pensez que vous pourrez trouver un vaccin grâce à son sang ou quelque chose comme ça ? »
 
Il hausse les épaules.
 
« Personnellement, je n'y connais pas grand chose. Mais oui, l'O.M.S. pense qu'il pourrait être d'une grande aide à la science.
– Mais vous ne savez pas s'il est contagieux ?, j'insiste.
– Non.
– Alors s'il se blesse, il...
– Nous ne risquons rien avec le sang, il me coupe. Le virus se transmet par la salive uniquement.
– Comment vous pouvez en être sûr ?, je m'étonne.
– L'un de nos scientifiques faisait partie du laboratoire qui travaillait sur la molécule DH2V8.
– Le virus ? Comment ça ils travaillaient dessus ?
– Pour faire simple, ils espéraient trouver une molécule qui maintiendrait en vie les tissus vivants même en cas de mort cérébrale.
– Genre Frankenstein ?, je demande avec dédain.
– Certainement oui.
– Pourquoi ils faisaient ça ?
– Pour permettre une plus longue conservation des organes que l'on peut transplanter. »
 
Quand je comprends les motivations du laboratoire, ma colère s'apaise. Seulement un peu.
 
« Ils faisaient des tests sur des animaux en état de mort cérébrale, ils avaient plusieurs échantillons différents, je crois. Celui qui fonctionnait le mieux était celui qui développait également une agressivité énorme chez les animaux. Bien évidemment, ils ne trouvaient pas ça important puisque l'injection devait avoir un temps d'action limité et qu'un c½ur seul ne risquait pas d'attaquer qui que ce soit. »
 
J'essaie de ne pas trouver tous ces scientifiques complètement stupides avec leurs expériences à la con parce que je sais que c'est ce dont Louis rêvait, mais sans leur folie des grandeurs, la planète serait toujours ce qu'elle a été et nous n'en serions pas là aujourd'hui.
 
« Le scientifique de notre base pense que la molécule a muté quand les animaux qui se sont échappés du labo, à cause du séisme, ont mordu un humain.
– Qui lui en a mordu un autre et encore un autre, je poursuis.
– Exactement.
– Alors si on se fait griffer, ce n'est pas grave ?
– Le plus important c'est de ne pas être mordu. »
 
Je hoche la tête et un bref silence s'installe. Je crois que je n'ai plus aucune raison d'aller voir l'Amiral maintenant – du moins, rien qui ne me semble assez important pour me lever et achever cette conversation.
 
« Comment vous les appelez, vous ?, je demande.
– Quoi donc ?
– Les Impurs. Ce n'est pas comme ça que vous les appelez alors est-ce que vous avez un nom pour eux ? »
 
Il hausse les épaules.
 
« Pas un nom particulier, non. Les contaminés, les infectés, sans doute. Les Porteurs.
– Porteurs ?, je m'étonne.
– Ouais, sous-entendu “porteur du virus”. »
 
Ça me fait rire. Je pense vraiment que c'est Graham qui a eu la meilleure idée.
 
« Y a un pauvre type de chez nous qui s'obstine à les appeler des patients, il dit en se marrant. J'crois pas qu'ils aient de nom particulier, en fait. Sauf les Chasseurs.
– Hein ? Les quoi ?
– Les Chasseurs. Vous n'en avez jamais vu ? »
 
J'affiche un air perplexe ; si on ne leur donne pas le même nom, comment je pourrais savoir de quoi il parle ?
 
« Je t'assure que si t'en avais déjà vu, tu saurais de quoi je parle. T'as jamais remarqué que certains... Impurs avaient plus de mal à se déplacer que d'autres ?
– Si, pourquoi ?
– C'est parce que le virus, en fonction de son hôte, se développe plus ou moins bien.
– On sait pourquoi ?, je demande.
– Non. C'est ce qu'ils veulent étudier avec le colis. Enfin Louis. Chez lui, le virus a totalement échoué et ne s'est jamais développé. Peut-être qu'il est le seul, peut-être pas. Mais si on en croit la répartition des échecs de mutation, alors il n'est pas l'unique porteur sain du monde. Il est simplement le seul que nous avons retrouvé. »
 
Je hoche la tête en essayant d'oublier l'étau qui m'enserre le c½ur alors que nous discutons de Louis.
 
« On peut à ce moment-là classer les personnes infectées en trois catégories, il continue. Les Porteurs Sains, les Impurs et les Chasseurs.
– Pourquoi “chasseur” ?
– Parce que c'est ce qu'ils font. Ils chassent. »
 
Quand il le dit, mon sang se glace parce que ça m'effraie.
 
« C'est comme si le virus avait trop bien fonctionné sur eux. Comme s'il les avait mis en état de mort cérébrale, sans pour autant les diminuer. Ils sont capables d'agir en groupe, de s'organiser, ils se cachent et ils chassent. Ils courent vite, grimpent partout. Ils crient.
– Comment ça ?
– Comme pour appeler à l'aide. Ils ne savent pas parler mais ils imitent la détresse et crient. Pour nous attirer dans leur cachette. »
 
Ça m'effraie mais d'un autre côté, j'ai un peu de mal à le croire et imaginer que ces Impurs là existent vraiment.
 
« Mais pourquoi est-ce que nous n'en avons jamais vu ?
– Ils ne sortent pas de l'ombre. Nous ne savons pas si le soleil leur fait quelque chose ou... nous n'en savons rien. Nous savons simplement qu'ils se terrent dans des endroits sombres, dans les grandes villes.
– Pourquoi ?
– Ils ont plus de chance de trouver de quoi chasser à New York qu'ici, il plaisante. Enfin, c'est ce qu'ils pensent.
– Ils sont capables de penser ? »
 
Il hausse les épaules et c'est une réponse qui ne me convient pas.
 
« Sortir la nuit est donc prohibé, il dit. Tout comme les caves, les tunnels... et tous les endroits dans lesquels ils pourraient se cacher.
– Vous en avez déjà vu ? »
 
Truman hoche la tête et je vois dans ses yeux que c'est un moment qu'il préfèrerait oublier.
 
« Ils sont aveugles, il me dit. Leurs yeux sont blancs, leur peau est d'une pâleur cadavérique... Mais tu sais le plus effrayant ?
– Non ?
– Contrairement aux Impurs, ils n'ont pas l'air mort. »
 
. . .
 
Lorsque je rentre dans la Maison 18 à pas de loup, je n'ose pas regarder l'heure car je sais que nous serons, malgré tout, réveillés tôt. Sans un regard pour le salon, je traverse l'entrée pour rejoindre les escaliers et je file directement me coucher. Je suis à peine sous les draps que j'entends Charlie pleurnicher dans son lit, alors je me relève. Elle est la seule qui n'a pas vraiment de place dans la maison et qui dort dans notre chambre.
 
« Shh... j'arrive. »
 
Je traverse la chambre à tâtons parce que, malgré les volets fermés, nous avons décidé qu'une fois la nuit tombée, nous n'allumions plus aucune lumière, et je me cogne le doigt de pied dans le coin du lit à barreau de Charlie. Je serre les dents et je la récupère en me disant qu'il faudrait qu'on songe à bientôt lui trouver un autre lit.
 
« Qu'est-ce qu'il y a ? », je chuchote alors qu'elle s'accroche à mon cou.
 
Elle ne répond pas et comme je n'ai pas envie de chercher de solution : je retourne me coucher avec elle. Je nous glisse sous les draps et quand je suis certain qu'elle s'est de nouveau endormie, je sombre à mon tour dans un profond sommeil.
 
. . .

« Pourquoi Charlie dort avec vous ? »
 
La voix d'Adam me tire difficilement de mon sommeil, mais je suis incapable d'ouvrir les yeux.
 
« Moi aussi je viens, il dit en grimpant sur le lit pour se mettre entre Lenny et moi.
– Moi aussi ! », annonce Mila.
 
Elle a plus de mal à grimper alors je l'aide, toujours dans un demi-sommeil. Ils s'entassent comme des sardines au milieu de nous et au moment où je vais me rendormir, Julian débarque.
 
« Hey mais moi aussi je veux dormir avec vous !, il dit en riant. ANNA, CHRIS ! »
 
Julian nous saute dessus et les petits crient comme des fous. Quand Anna et Chris débarquent pour s'entasser sur nous avec les autres, c'est l'éclat de rire général.
 
« On se lève, ça veut dire ?, demande Lenny.
– OUI !
– Hey mais pourquoi c'est mouillé ?!, s'exclame Julian en se redressant.
– J'ai fait pipi, c'était trop rigolo. », répond Charlie.
 
En moins d'une seconde, tout le monde déserte le lit en râlant et moi je soupire.
 
« Je vais leur faire à manger, me dit Lenny. Occupe-toi de Charlie. »
 
J'émets un son qui est censé vouloir dire “d'accord” et, avant que Charlie ne me grimpe dessus, je me lève pour m'occuper d'elle.
 
« Va retirer tes vêtements dans la salle de bain. J'arrive, je change les draps.
– Mais j'ai encore envie de faire pipi.
– Fonce aux toilettes ! Aller ! »
 
C'est ce genre de situations qui me fait penser qu'on vit l'apocalypse certainement différemment de tout le monde. Quand Anna pleure parce que Sebastian de la Maison 12 l'a quitté pour Susan de la 3, par exemple. Ou quand Lenny est fâché parce que je suis rentré trop tard après une partie de Poker – et légèrement éméché. Quand on a dû apprendre à Charlie à être propre aussi. J'ai la sensation d'avoir fondé une famille et pourtant, je sais très bien que lorsque je suis hors du village, c'est pour chercher des vivres ou élaborer des pièges qui repousseront les Impurs jusqu'à ce que nous puissions les éliminer. Parfois je me dis que ça ne vaut pas le coup d'avoir autant d'espoir car c'est forcément voué à l'échec, mais parfois, quand je les entends rire, je me dis qu'on a raison d'y croire.
 
Lorsque Charlie est propre et que les draps sont changés, on rejoint les autres au rez-de-chaussée. Tout le monde déjeune, même Louis. Il me sourit mais je préfère l'ignorer pour le moment, peu importe à quel point ça me troue le c½ur.
 
« Tu faisais quoi hier ?, demande Chris. T'es rentré tard.
– J'ai discuté avec le lieutenant Truman au sujet de leur expédition. Ils repartiront quand la pluie cessera de tomber. »
 
Les enfants échangent un air perplexe, comme s'ils savaient très bien que c'était idiot d'attendre la fin de la pluie dans ce secteur.
 
« Aujourd'hui je fais partie de l'expédition qui va au centre commercial, je reprends pour changer de sujet. Qui a besoin de quoi ?
– Sérieux ?, s'emballe Anna. J'veux des sous-vêtements ! Sara en a pris pour Alison et elle a refusé de m'en donner.
– C'est normal, elle a pris pour sa maison. Tu le sais, chacun est responsable des enfants qui vivent sous son toit.
– Ouais mais nous on a deux mecs, c'est hyper gênant de te demander de me ramener des soutien-gorge et de te dire ma taille.
– Imagine à quel point c'était gênant pour Sebastian de demander des préservatifs à Graham. »
 
Anna pique un fard et j'essaie de ne pas sourire.
 
« Alors quoi, je prends juste des sous-vêtements ?
– Des rasoirs, demande Chris.
– T'as rien à raser, rétorque Anna.
– Bon ça suffit, je tranche. Lenny, les petits ont besoin de quelque chose ?
– Oui, botte de pluie, des vêtements, surtout des pantalons pour Adam. Et des pyjamas, hiver et été. Au moins deux chacun. Des coloriages et des feutres. Des—
– Alors tu sais quoi ? Vous allez me noter tout ce que vous voulez sur une feuille.
– Tout ? Même les jouets ?, demande Mila pleine d'espoir.
– Les jouets on verra, tu le sais, je lui rappelle. On prend en priorité ce dont vous avez besoin.
– T'avais ramené le truc pour mesurer les pieds ?, me demande Lenny.
– Oui, oui. C'est dans le placard à chaussures.
– Ok ! Les enfants quand vous avez terminé, vous débarrassez et je vais mesurer vos pieds pour donner votre pointure à Harry.
– Je peux avoir des baskets Nike ?, demande Julian.
– Si j'en trouve, je réponds.
– Oh génial ! »
 
Lenny se lève et débarrasse la table au fur et à mesure avant de s'occuper des enfants et de la liste. La table se vide lentement et bientôt, je me retrouve seul avec Louis.
 
« Peut-être que ce serait mieux si je rejoignais ceux qui m'escortent, il dit doucement.
– Peut-être oui, je réponds froidement.
– Alors c'est tout ? On était heureux de se retrouver et maintenant la vie reprend son cours ?
– Je ne sais pas quoi te répondre, Louis. J'étais heureux de te retrouver, j'ai imaginé des centaines de choses et tu m'as lancé dans les dents que je t'avais abandonné et que t'étais que de passage. Je ne m'acharnerais pas, c'est trop douloureux, tu comprends ?
– Oui, il me répond avec un air triste, c'est évident que tu n'abandonneras pas cette ville pour moi.
– Ils ont besoin de moi ici.
– Parce que moi non ? »
 
Je le fixe sans comprendre ce qu'il attend de moi. Je n'ai plus envie de jouer à qui sera le plus imbécile de nous deux parce que je sais que j'ai gagné le jour où je l'ai laissé s'enfoncer seul dans la forêt.
 
« Qu'est-ce que tu veux, Louis ? Hein ? Dis le moi parce que je suis complètement paumé. »
 
Il se tait un long moment parce qu'il réalise que, lui non plus, il ne sait pas ce qu'il veut. Je crois que ça me soulage de comprendre que je ne suis pas le seul à être perdu.
 
« J'aimerais bien que tu me coupes les cheveux, s'il te plaît. »
 
Il m'adresse un sourire tendre et mon c½ur s'emballe comme il ne l'avait pas fait depuis des années. La malice dans ses yeux est toujours là, même si elle est cachée par tout le reste, je peux l'apercevoir.
 
« Ok. »
 
Je m'approche pour caresser ses cheveux et, en me levant, je dépose un baiser sur son front.
 
« Je ferai ça ce soir en rentrant.
– Merci. »
 
Je récupère mon bol pour l'emmener à la cuisine.
 
« Hey Harry ?
– Hm ?
– Tu penses que je peux venir tout à l'heure ? »
 
Je hausse les épaules ; aller au centre commercial n'est pas dangereux. Il est à moins de 500 mètres et nous avons tout nettoyé, tout sécurisé de l'intérieur. Nous passons par le parking sous-terrain.
 
« T'as besoin de quelque chose ? », je demande.
 
Il secoue la tête alors je fronce les sourcils.
 
« Pourquoi tu veux venir, alors ?
– Parce que même si je suis uniquement de passage, j'ai envie de passer chaque minute qu'il me reste ici à tes côtés. »
 
C'est comme une secousse à l'intérieur de mon corps. J'ai chaud, je tremble. J'ai la sensation de tomber dans le vide, de perdre pied, mais c'est tellement agréable que ça ne me gêne pas. Sur mes lèvres commencent à se former une approbation lorsque j'entends Lenny se racler la gorge. Je tourne le regard vers lui.
 
« Il faudrait songer à emmener les poubelles, il me dit. Ça pue.
– Hm ouais, ok. Je m'en chargerais tout à l'heure. Je pars d'ici une demi-heure alors...
– Alors quoi ? Tu mets une demi-heure pour traverser la route et rejoindre la grande place ?
– Lenny, t'es désagréable, je soupire.
– Et toi t'es un sale con. »
 
Il me colle sa liste sur le torse et lorsque je prends le relais pour tenir la feuille, il disparaît à l'étage, Charlie sur ses talons.
 
« Lenny ! », je l'appelle.
 
En vain ; il claque la porte et je lève les yeux au ciel.
 
« Tu ne pensais pas que tu trouverais un petit ami plus pénible que moi, pas vrai ? »
 
La nostalgie dans sa voix me brise le c½ur.
 
« Ce n'est pas mon petit ami. Tout le monde le sait. Mais il s'évertue à penser le contraire et je me retrouve souvent dans ce genre de situations.
– Pourquoi ce n'est pas ton petit ami ? »
 
Parce que je ne t'ai jamais oublié, andouille de gaufrette. Voilà ce que je voulais répondre. Mais je me tais et j'affiche un sourire de circonstance.
 
« On y va alors ?
– Ouais, je réponds. Je vais te prêter un manteau de pluie et on y va. »
 
. . .
 
Faire sortir Louis de la Zone de Confort a été tout un drame si bien qu'on se retrouve à huit au lieu de cinq et que les citoyens de New Heaven qui font partie de l'expédition me fusillent du regard chaque fois qu'ils en ont l'occasion.
 
Nous parcourons les quelques rues qui nous mènent au parking sous-terrain avec nos chariots de courses et, lors de la descente, Louis s'arrête en chemin.
 
« Qu'est-ce qu'il y a ?, je demande alors que tout le monde est obligé de s'arrêter.
– Il fait noir la dedans, non ? Il peut y avoir des Chasseurs pas vrai ?
– C'est quoi ça, des Chasseurs ?, demande Sally.
– Je vous expliquerai ça lors du conseil, je lui réponds avant d'accorder mon attention à Louis. Non, il n'y en a pas ici. Nous avons sécurisé le centre commercial il y a presque un an et nous sommes les seuls à pouvoir y entrer.
– Mais si il y en avait, ils se cacheraient là.
– Le colis n'a pas tord, balance Carver, moi je n'entre pas là-dedans.
– Moi non plus, répond le second accompagnateur de Louis – dont j'ignore encore le nom.
– Restez donc dehors, s'impatiente Sally. On ne va pas y passer la journée. On y va. », elle tranche.
 
Je ne me suis jamais entendu avec Sally et même si je lui dois le respect parce qu'elle a 20 ans de plus que moi, je n'ai pas envie de faire le moindre effort. Ce n'est pas parce qu'elle est grande gueule, qu'elle est impolie la plupart du temps et irrespectueuse des règles de sécurité – même si ce serait déjà de bonnes raisons. Si je n'apprécie pas Sally c'est parce que lors d'une expédition en forêt, il y a quelques mois, elle est rentrée seule avec pour unique excuse : « Nous avons été attaqué. ». Rien d'autre. Sept personnes de notre village sont mortes – dont une gamine de 16 ans – mais elle refuse de parler de ça – sous prétexte qu'elle est traumatisée – et agit comme si personne n'était mort. Je me méfie d'elle bien plus que je ne me méfie des Impurs. Alors, même si ce n'est qu'un accord entre Ben, Max et moi, nous nous arrangeons toujours pour faire partie de ses expéditions.
 
« T'as deux secondes, Sally ?, je soupire.
– Pour des gens qui piochent dans nos vivres ? Certainement pas.
– Toi et ton ami êtes arrivés presque un an après tout le monde, je lui rappelle. Tu as pioché dans nos vivres aussi.
– Mais aujourd'hui ce sont également les miennes, elle rétorque, et je défends ce qui m'appartient un peu mieux que toi, je suppose. »
 
Je serre les dents et je l'ignore.
 
« Reste ici si tu es plus rassuré, je dis à Louis. Nous serons les plus rapide possible.
– Non, non. Je reste avec toi. »
 
Cette phrase dans sa bouche me fait voir des étoiles et je n'hésite pas plus d'une seconde à prendre sa main pour l'entrainer avec moi, laissant derrière ses deux gardiens qui auraient mieux fait de ne pas venir.
 
Nous avançons à la lumière de nos lampes torches jusqu'à atteindre la porte qui nous mènera à l'intérieur. Nous y avons apposé un verrou que j'ouvre avec la clé et une fois rentrés, je le referme derrière nous. La lumière du soleil réapparait seulement lorsque nous sommes au premier étage. On s'arrête dans le grand hall, sous la verrière qui nous permet d'y voir clair un instant.
 
« On se sépare par groupe de deux. Rendez-vous ici dans une demi-heure grand maximum.
– Non mais j'ai plein de choses à prendre moi !
– Moi, aussi je réponds. Une demi-heure, on fait le point et s'il le faut, on repartira.
– Ok. »
 
Tout le monde se sépare et j'entraîne Louis avec moi.
 
« Alors vous pillez les magasins, Capitaine ?, il me demande avec un petit sourire.
– Hm.. eh oui. Il faut ce qu'il faut.
– Par quoi on commence ?
– La librairie-papeterie. »
 
Il semble étonné mais il me suit. Je prends ce qu'il faut comme cahiers de devoirs pour chacun des enfants de ma maison, je cherche le dernier tome de Hunger Games pour Anna, le tome 6 d'Harry Potter pour Julian ainsi que quelques livres de comptines, des feuilles, des stylos, des feutres, des cahiers de coloriages.
 
« Pourquoi tu ne prends pas tout d'un coup ?, il me demande alors que j'hésite entre Raiponce ou La Reine des Neiges à colorier.
– Parce qu'on utiliserait tout en une semaine au lieu d'un an et que ma maison n'est pas la seule qui s'intéresse encore à l'éducation des enfants.
– Tout le monde ne fait pas l'école ?, il dit en désignant les livres d'activités pour apprendre l'anglais et les mathématiques que j'ai déjà casé au fond du chariot.
– Non. Moi j'estime que c'est important, d'autres non. Les maisons se sont formées plus ou moins en fonction des attentes de chacun. Moi j'aime que les enfants fassent des puzzles ou des coloriages, d'autres ont des jeux vidéo qui peuvent fonctionner avec des piles ou des chargeurs solaires.
– C'est bizarre. On dirait vraiment que t'as des gosses. »
 
Je lui souris et attrape un cahier de mots croisés pour Lenny avant de sortir.
 
« Et maintenant ?
– On va s'occuper des chaussures pour les petits.
– Des bottes !, il précise en riant.
– Oui, des bottes. C'est dans un endroit très peu éclairé, ça ira pour toi ? »
 
Son sourire se gomme et je vois dans ses yeux qu'il est effrayé.
 
« Il n'y a rien, Louis. Je t'assure. Personne ne peut entrer et certainement pas les Impurs.
– Mais t'en n'as pas vu toi, des Chasseurs. T'en n'as pas vu.
– Non. Et je ne savais pas que ça existait parce qu'en deux ans à vivre ici, je n'en ai jamais croisé un seul. », je réponds fermement.
 
Il semble se calmer mais je récupère sa main pour me remettre en route.
 
« C'est toi qui nous éclaires, ça te rassurera peut-être d'avoir la lumière en main. »
 
Il hoche la tête et on se dirige vers le magasin en question, dans le plus grand des silences. À ce moment-là, un millier de questions défilent dans mon esprit parce que je me demande ce qu'il a vu, qu'est-ce qui a pu lui arriver pour qu'il ait peur à ce point-là, est-ce que c'est parce qu'il s'est fait attaquer par un Chasseur ?
 
« C'est là, je lui indique.
– Mais quand tu disais “pas trop éclairé” tu voulais dire dans le noir en fait ?, il râle.
– Arrête et éclaire les panneaux là, en l'air. Trouve l'allée des enfants.
– C'est là. », il me dit en m'entrainant sur le côté.
 
On avance à tâtons, on trébuche, Louis manque de crier plusieurs fois et comme je me moque il me bouscule.
 
« Arrête, y a rien de drôle, t'as compris ?
– Si c'est drôle, y a rien ici. T'es pas en danger. »
 
Il se tait et se remet à fouiller.
 
« Des bottes de pluie !, il s'exclame en chuchotant.
– Ok, éclaire la liste s'il te plait. »
 
On fouille, on choisit. C'est marrant parce qu'il n'a absolument pas les mêmes goûts que moi mais qu'on finit toujours par se mettre d'accord. Et c'est comme ça pour tout : les chaussures, les vêtements, les jeux de sociétés, les jouets et les peluches. En une demi-heure, nous avons entièrement fait nos courses et revenons au point de rendez-vous. Tout le monde arrive quasiment en même temps.
 
« Tout est ok ? », je demande.
 
Personne ne répond, alors je prends ça pour un oui. On quitte le centre commercial et on prend la route du retour dans le plus grand des silences, toujours sous une pluie battante. Évidemment, tout se passe bien et c'est une fois à l'intérieur des remparts que Louis prend la parole.
 
« Alors c'est tout ?, il nous demande.
– Quoi donc ?
– Bah c'est ça votre vie post-contamination ? Vous allez faire les courses et vous rentrez à l'abri des regards pour faire votre vie sans danger ? »
 
Aucun des habitants de New Heaven n'est capable de comprendre s'il est sarcastique ou non. Même pas moi. Alors on le regarde en silence, comme si ça nous permettrait d'y voir plus clair.
 
« Je ne sais pas si vous réalisez la chance que vous avez mais...
– Si, on le réalise, tranche Sally. Pas besoin de tes réflexions de merde pour savoir qu'on a de la chance d'avoir bâti cette ville et qu'on puisse y vivre en paix.
– T'as rien bâti du tout, Sally, j'interviens malgré moi.
– Ah non ? Pardon Capitaine, c'est vrai que sans vous, nous ne serions rien, elle rétorque avec cynisme.
– Ce n'est pas ce que je veux dire, je soupire. Tu es arrivée à un moment où la ville était déjà construite et fortifiée alors ne t'attribue pas le mérite de ceux qui y ont parfois laissé leur vie.
– Est-ce que c'est un reproche ?, elle enchaine. C'est ça ? Maintenant il faut mériter sa place ici ?
– Je n'ai rien dit de tel, je réponds en gardant un ton neutre. Tu n'as rien bâti ici alors ne dit pas “on” quand tu parles de l'élaboration de cette ville.
– Je dis “on” si je veux, t'as compris ? Je suis chez moi ici, je gagne ma place tous les jours en venant en aide aux autres.
– Ou en les abandonnant dans la forêt. »
 
Sally fait volte face ; si moi j'ai reconnu la voix de Thomas, c'est loin d'être son cas. Elle les scrute un à un et si elle est dos à moi, je sens toute la haine qui irradie d'elle.
 
« Qui est le petit enfoiré qui a osé dire ça ? »
 
Thomas a 20 ans tout juste. Il a refusé qu'on les fête et pourtant, il aurait bien mérité qu'on lui rappelle qu'il avait sa place ici et que nous étions heureux de l'avoir parmi nous. Thomas déteste Sally car il a perdu sa grand-mère dans l'expédition et qu'il la tient pour responsable. Marguerite était une femme pleine d'humour et de ressources, elle était très active, douée pour cuisiner des plats délicieux à grande échelle et surtout, c'était une excellente oratrice. Elle savait rassurer les gens, elle trouvait les mots juste pour apaiser les esprits ou faire passer une idée. Marguerite était indispensable et sa perte a été un choc pour tout le village. Sally tente parfois de prendre sa place mais personne ne l'écoute, personne n'est d'accord avec elle. Thomas a la rancune tenace et personne ne lui demandera de ravaler sa peine. Il fait beaucoup pour nous, ses connaissances sur la nature nous ont énormément aidé et il parle souvent au nom de tout le monde. Surtout lorsqu'il s'agit de Sally.
 
« C'est moi, il annonce avec un petit sourire. Tu veux le réentendre maintenant que je peux te regarder dans les yeux ou ce sera suffisant pour toi ? »
 
Sally se crispe et elle abandonne rapidement ce petit jeu de regard ; elle récupère son chariot et le traine jusqu'à la Maison 10 pour s'y engouffrer sous le regard hébété de tout le monde.
 
« Désolé, marmonne Thomas.
– T'excuse pas, je réponds. Je pense qu'il est temps pour tout le monde de rentrer au chaud. »
 
Tout le monde acquiesce et nous nous éparpillons. Je vois que Louis hésite, qu'il ne sait pas qui suivre alors je lui souris et il court jusqu'à moi.
 
« T'es sûr ? Lenny va me planter une fourchette entre les deux yeux.
– Ne dis pas n'importe quoi. Lenny est pacifiste. »
 
Louis pouffe de rire et je passe un bras autour de ses épaules.
 
« Tu n'as plus peur de la pluie alors ?, je demande.
– Je n'aime pas ça. Mais j'aurais l'air ridicule de pleurer parce qu'il pleut alors que des Impurs rôdent à l'extérieur, non ?
– Tu ne seras jamais ridicule, je le rassure.
– Tu es certainement le seul à penser ça. »
 
Le pâle sourire qu'il m'adresse me retourne les tripes. J'ai presque réussi à trouver gentil Truman alors que plusieurs fois, il n'a éprouvé que peu de considération à l'égard de Louis – qu'il s'obstine à ne pas traiter comme un être humain. Je crois que j'ai beaucoup de mal à voir la vérité en face – ou à imaginer la gravité de la situation. Peut-être que c'est moi le plus peureux dans toute cette histoire en fin de compte. Peut-être que si je cessais de jouer au Capitaine sûr de lui qui ne voudrait pas perdre le peu de confort qu'il a retrouvé, je verrais enfin ce qui se trame dans mon dos. Mais je n'y arrive pas pour le moment. Pas quand j'ai retrouvé Louis et que je peux enfin lui couper cette tignasse affreuse qu'il se traine depuis deux ans.


#RAMfic Voilà, vous en savez un peu plus sur Louis, les Impurs et le mode de vie complètement privilégié de New Heaven. J'espère que ce chapitre vous a plu, j'ai bien aimé l'écrire ! Surtout, dites-moi ce que vous en pensez ! J'aime bien lire vos avis, vos théories... ça me permet de savoir si je fais fausse route ou non. Merci pour tous vos retours, c'est vraiment gentil, j'ai un peu moins l'impression de faire fausse route. ❤

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Comments :

  • Visitor

    07/02/2017

    si le virus se transmet par la salive ça veut dire que louis ne pourra pas rouler des pelles à harry en paix ? mdrrr

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    @Cartooune wrote: "J'ai trop trop trop adoré ce chapitre ! On en apprend plus sur la vie à New Heaven et sur les évènements de la planète, c'est super intéressant ! C'est vrai qu'on dirait qu'Harry a vraiment une vie de famille maintenant, c'est très surprenant. Je trouve ça dingue qu'ils aient réussi à se créer une communauté qui fonctionne si bien dans un contexte pareil. Rien que le supermarché c'est un truc de fou ! Mais même s'ils prennent que ce qu'ils ont besoin, ils vont finir par manquer non ? La vie en communauté c'est toujours dur de toute façon, surtout avec des gens comme Sally. Toujours devoir prendre sur soit pour pas ouvrir sa gueule et préserver l'harmonie, ça doit être franchement fatiguant parfois ! Bon, si les pluies mettent mille ans à s'arrêter, ça signifie que Louis va rester plus longtemps, donc ça c'est très cool. Du coup je me demande s'il va se faire accepter par les villageois. Surtout s'ils apprennent qu'il est porteur du virus. Puis peut-être qu'Harry va prendre plus de risques ou faire des entorses à la règle qui ne plairont pas aux autres membres de New Heaven ? Je sais pas, mais j'ai pas l'impression que Louis va être accepté si facilement... Je me demande aussi s'ils vont finir par rencontrer des chasseurs. S'ils vont faire une expédition qui va mal tourner ou se faire attaquer par une orde de zombies. J'ai un peu l'impression de regarder un film post-apocalyptique en lisant cette histoire, mais c'est un peu flippant l'image des chasseurs qui s'est formée dans ma tête !! Je crois qu'au final ma plus grande interrogation c'est : est-ce que Harry va suivre Louis à l'O.M.S quand il sera temps pour lui de repartir. Parce qu'au final on en revient toujours à la même problématique : est ce que Harry va suivre son devoir ou son coeur. Parce que là ils sot heureux de se retrouver, ils vont vivre au jour le jour pendant le peu de temps qui leur est accordé, mais après ? Je suis vraiment trop à fond dans cette histoire, trop envi de savoir la suite ! Je trouve ça hyper cool que tu te sois lancée dans une histoire pareille parce que c'est vraiment très différent de ce que tu nous as fait lire jusqu'à présent et je t'avoue que pour moi les histoires post-apocalyptiques/zombies c'est carrément inédit ! ❤️"

    Awwww merci ! Oui on voit un peu comment ça se passe et Harry aussi apprend un peu ce qu'il se passe en dehors des remparts parce que, finalement, ils ne savent pas grand chose non plus. Ils ont interprété et puis c'est tout. Pour l'instant c'est un grand centre commercial alors s'ils font attention avec les vêtements et les chaussures, ils peuvent tenir très longtemps ! Pour la nourriture, ils ont une serre où ils font pousser des trucs et ils ont des pâtes et du riz à foison mais oui, c'est pas éternel. Je pense que le fait que l'apocalypse (si on peut l'appeler comme ça) n'ait eu lieu qu'il y a deux ans fait qu'ils ont tout de même de l'espoir que les choses rentre dans l'ordre. Ils se rationnent et ne font pas n'importe quoi, mais je crois qu'on arrive quand même à se convaincre que ça ne peut pas durer éternellement, que quelqu'un va trouver une solution. Si ça avait été 20 ans plus tard, ça aurait peut-être été différent. Oui, c'est difficile de vivre en communauté et c'est pour ça que les maisons sont réparties un peu par affinité ; si les enfants veulent changer de maison, ils peuvent. Et oui, évidemment, ils vont l'apprendre dans les prochains chapitres ahah donc je ne dis rien ! Je ne peux pas te spoiler l'avenir, je ne le connais que jusqu'au chapitre 7 MDRRR J'espère vraiment ne pas me louper au fur et à mesure de l'écriture parce que je serais déçue de ne pas parvenir à retranscrire ce que j'imagine dans ma tête. Mais je suis contente de m'être lancée malgré tout !! ❤

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    nenavist-C wrote: "Encore un chapitre parfait, je suis complètement fan de cet univers et tu t'en sors à merveille 👌🏻 j'ai encore du mal à me projetter dans l'histoire mais la relation fusionnelle d'Harry et Louis à l'air de revenir petit à petit. Je pense qu'Harry ne fera pas la même erreure 2 fois, cette fois ci il va choisir Louis, il va quitter sa ville pour l'accompagner. Ou alors, comme dans le film "labyrinthe", l'état va avoir besoin du sang de louis au prix de sa vie, et lorsque Harry va le comprendre, ils s'enfuiront ensemble 🙌🏻 j'ai hateeee de voir la tournure que va prendre cette histoire! Merci de poster si rapidement tes chapitres!
    XX
    C
    "

    C'est très gentil merci beaucoup ❤ Le lien qui les uni refuse de mourir, je pense, donc même s'il y a des rancoeurs, je pense qu'ils sauront passer l'éponge pour ne pas perdre trop de temps ! Je n'ai pas lu le labyrinthe du coup, j'en sais rien... moi j'ai déjà toute l'histoire dans ma tête alors je suis ma trame et on verra ou ça nous mène ! Voilà. En tout cas, j'espère que ça continuera de te plaire. Là je les poste rapidement car j'en ai plusieurs d'avance mais quand je me serais rattrapée, ce sera un peu plus long ! ❤

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    Victoria wrote: "J'ai vécue cette sortie dans le centre commercial avec la boule au ventre de voir surgir un Impur, ou un chasseur du coup, à n'importe quel moment (ouais j'avoue les zombies ca me fait flipper lol). Cette histoire est vraiment prenante, je ne sais pas si c'est le fait que c'est une dimension surréaliste mais en lisant le tome 3 j'ai encore plus l'impression de voir les images défiler devant les yeux au fur et à mesure de la lecture que dans les tomes ou les fictions précédentes.
    J'aime beaucoup et je te jure que je comprends pas pourquoi tu penses faire fausse route, ce tome est prenant, j'ai l'impression de lire la suite de World War Z lol.
    Harry, Lenny et les enfants font vraiment petite famille "parfaite", Charlie m'as fait trop rire avec son "j'ai fais pipi" 😂, mais j'ai envie de taper Lenny quand même, parce que bon Harry est à Louis, Louis est à Harry et y'a personnes entre eux quoi. Pauvre Lenny.
    Je pris pour que la pluie dur longtemps trèèèèèèès longtemps, genre comme dans le NORD quand il commence à pleuvoir quoi 😂😂.
    Bon voilà je pense avoir fais le tour, ah non, si lors de sa prochaine visite au supermarché Harry pouvait me ramener une paire d'Adidas je suis preneuse (juste au cas où 😂). Hâte de lire la suite, je suis vraiment à fond dans cette histoire. Bisous Mélanie, Victoria.
    "

    Tu l'as vécu un peu comme Louis mais en fait, eux, ils sont vraiment tranquilles. Comme ils sont bien organisés, ils sont en peu en décalé du reste du monde ahaha.
    Moi j'ai l'impression que c'est nul et que je ne sais pas du tout raconter ça comme il faut xD
    Oui après ils essaient de rendre leur quotidien normal au maximum à cause des enfants et ouais, malgré tout, pauvre Lenny xD
    MDR Je vais essayer de lui glisser un mot pour les chaussures xD
    Merci beaucoup ❤

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    heyfifou wrote: "Donc louis est "immunisé " contre la maladie jusqu à quel point ?
    Est il réellement immunisé ou en début de contamination? On a pa encore trop de modalité sur la maladie
    En tout cad pas de bisous ou autrr on sait pas si il est contagieux ou pas vaut mieux pas risque..
    Harry avec sa petite remarque semble énormément regretté le jour ou il a laissé partir louis
    Et honnêtement je suis pas sur qu' il réussisse à le refaire pas en lesachant en vie et en sachant tout ce qu' il trame tout en considérant qu' il y a pire encore que ce qu' il a déjà vu donc bon je pense que cette fois c est la bonne
    Mais d un côté il sera incapable d abandonnertous ces enfanrs
    Est ce qu' il va l accompagner au labo ou le laisser repartir encore une fois ?
    Grande question du tome ...
    "

    C'est un peu flou, on sait qu'il ne l'a jamais développé mais personne ne sait pourquoi. Il est forcément immunisé car vous apprendrez plus tard que le temps de contamination est plus court qu'une journée. Harry va encore devoir faire un choix difficile : le coeur ou la raison. Bien évidemment, je ne peux pas répondre à ces questions ahah ❤

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    Oumlarry wrote: "J'en étais sûre ! Je savais que Louis pouvais se faire mordre sans se transformé en zombie, je suis qu'il a du s'injecter un genre de vaccin pour "l'immunisé" ( j'ai l'impression d'etre a koh lanta) contre le virus mais que qu'il a oublié comment il a fait. Tres bon chapitre on en apprend plus sur leur situation et Harry comprend qu'il doit ouvrir les yeux c'est genial. J'ai hate de découvrir la suite. J'aime beaucoup parce que de base on est partie avec une rencontre durant les vacances,dans le tome 1, et la ca c'est carrément transformé en zombie fin du monde war world Z mdr, j'adore l'évolution de cet histoire. Et je suis sûr que pour pouvoir trouver ce le vaccin de Louis ils vont devoir lui prélever du sang, beaucoup de sang et ça risquera sûrement de le tuer et quand Harry va le découvrir il va ENFIN comprendre que Louis a réellement besoin de Louis il va le sauver et Louis va pouvoir retravailler sur son vaccin et il va le retrouver et ils vont donc pouvoir sauver la planète et (ca fait beaucoup de et) ils seront des héros et ils vivront heureux voilaaa (sorry mon commentaire n'est pas du tout organisé ca part en n'importe quoi un peu comme vie haha ) voila gros bisous a toi"

    Ahah dans Koh Lanta les pauvres xD Louis serait trop nul dans les épreuves MDR Merci beaucoup, j'espère que ça te plaira jusqu'au bout ! Ahah oui c'est sûr qu'un part d'un truc banal pour en arriver là mais c'était vraiment comme ça que j'avais imaginé la fiction. En trois partie bien distinctes ! On espère qu'ils vont pouvoir sauver la planète ahah oui ! ❤

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    AboutCharlie wrote: "Je te promet que tu ne fais pas fausse route, ce tome est génial ! "

    C'est très gentil merci 💕💕

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    Tronnor wrote: "Oh qu'est ce que ça fais du bien de retrouver cette complicité entre eux. Ça fait plaisir ! Et Sally, quelle grand gueule celle là :') J'ai adoré la façon dont Thomas l'a remise à ça place heheee. Continue continue, j'attends la suite avec impatience "

    Ahah oui, leur complicité semble indestructible !! Merci beaucoup 💕💕

  • resteavecmoific

    07/02/2017

    Visiteur wrote: "Plusieurs questions fourmillent dans ma tête, comme que s'est-il passé pour chacun entre la fin du tome 2 et le début du 3. Ce monde de désolations est flippant. Ton histoire est belle. Je suis plus indécise sur qui est les plus courageux de Harry ou Louis."

    On en saura un peu plus sur eux, ce qu'ils ont fait pendant ces deux ans (enfin surtout Louis parcr qu'Harry a aidé à bâtir une ville) au fil des chapitres mais ce ne sera pas vraiment détaillé. Je crois qu'ils sont tout aussi courageux mais chacun a leur manière, Louis a bien plus morflé qu'Harry mais la forme de courage qu'ils ont n'est pas comparable je pense. Ils survivent à leur manière.

  • Visiteur

    06/02/2017

    Plusieurs questions fourmillent dans ma tête, comme que s'est-il passé pour chacun entre la fin du tome 2 et le début du 3. Ce monde de désolations est flippant. Ton histoire est belle. Je suis plus indécise sur qui est les plus courageux de Harry ou Louis.

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