Lifeline – Chapitre 13

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Lifeline – Chapitre 13
Lifeline – Chapitre 13
Lifeline – Chapitre 13
 

Été 2022. Rockville, Maryland.

Les jours se succèdent sans jamais se ressembler. Nous avons quitté New Heaven depuis sept jours et même si nous avons roulé la plupart du temps et trouvé des endroits sûrs pour dormir la nuit, nous n'avons jamais fait face aux mêmes épreuves. Anna et Thomas forment une sacrée équipe et même si je n'aime pas trop l'idée qu'elle soit en couple, je préfère que ce soit avec Thomas plutôt que n'importe qui d'autre. J'aurais juste aimé que tout ça se passe à New Heaven parce que le contexte dans lequel nous évoluons décuple les sentiments et que tout est trop fort pour que ce soit réel ; ils ne se quittent pas d'une semelle, ils s'arrangent pour toujours être en contact mais ce n'est même plus conscient. Je crois que c'est effrayant de constater qu'on doit tout vivre vite et à fond dans l'espoir de ne pas passer à côté du peu de belles choses qu'on pourrait croiser dans ce nouveau monde où nous ne sommes pas à l'aise de vivre.
 
« On part à quelle heure demain ? »
 
La voix de Louis me sort de mes pensées et je lui adresse un sourire tendre ; je ne sais pas comment il peut être aussi beau dans un moment comme celui-ci.
 
« Harry... arrête. »
 
Je me mords l'intérieur des joues alors qu'il est rouge comme une tomate et j'écrase mes lèvres contre les siennes dans un sourire. On touche au but et demain nous aurons enfin rejoint l'unité chargée de trouver un vaccin ; j'ai l'impression que les choses s'arrangent, que nous allons pouvoir rentrer sans encombre – et c'est tant mieux parce que nous sommes bientôt à court de vivres.
 
« Dès qu'on est réveillés, qu'on a mangé, on y va.
– Y en a pour combien de temps ?, demande Thomas.
– Environs cinq heures. »
 
L'ambiance retombe un peu mais tout le monde sait que c'est la bonne décision ; nous nous sommes arrêtés à Rockville et nous avons trouvé une maison qui possédait un garage où cacher la voiture pour continuer à pieds. Nous ne sommes pas sûrs de ce que nous pourront trouver là-bas et il est hors de question que nous ne puissions pas rentrer chez nous.  
 
« Ça va être vraiment long, ronchonne Anna.
– Tu penses que ça ira pour toi ?, je m'inquiète malgré tout.
– Vu ce que j'ai entendu en pleine nuit hier, à mon avis ça va beaucoup mieux, rétorque Sally alors qu'Anna pique un fard.
– Ferme-la Sally, tranche Thomas tandis qu'elle se marre dans son coin. Ce ne sont pas tes affaires. »
 
Nous sommes tous dans le salon de la maison et – par chance – elle avait déjà été barricadée ; nous sommes éclairés à la lumière de plusieurs bougies, malgré le noir complet à l'extérieur. Truman est déjà couché dans un coin de la pièce alors que nous sommes tous réunis sur les canapés autour de la table basse complètement bouffée par le temps. Je crois que ce semblant de calme rassure Julian qui somnole contre Louis.
 
« Je vais aller le coucher... »
 
Mais je n'ai même pas le temps de faire un mouvement que ses yeux s'ouvrent en grands et qu'il se redresse.
 
« Non, j'ai soif ! »
 
J'ouvre la bouche pour lui dire qu'il est inutile de trouver des excuses mais Louis est plus rapide que moi.
 
« Harry a une petite bouteille d'eau dans son sac, je crois. Tu peux y aller. »
 
À nouveau je suis sur le point de protester parce que personne ne fouille dans mon sac – même pas Louis – mais il me jette un regard réprobateur avant de poser une main sur ma cuisse.
 
« Comment tu sais que j'ai une bouteille d'eau ?
– Harry... t'es survivaliste : pourquoi tu n'aurais pas de bouteille d'eau ? »
 
Je lève les yeux au ciel pendant que tout le monde rit et que j'essaie de ne pas me vexer.
 
« C'est quoi ? », demande Julian en sortant du sac une masse noire que j'ai du mal à distinguer.
 
Je plisse les yeux, j'essaie d'y voir clair et avant même que je ne réalise, c'est Louis qui reconnaît l'objet. Il serre ma cuisse et se lève pour rejoindre Julian.
 
« Mon dieu mais tu l'as encore ? »
 
L'album. C'est notre album photos.
 
« Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit ?, il demande en fouillant carrément dans mon sac. T'as mon polaroïd ? Il fonctionne ? Hey mais c'est à moi ça aussi ! C'était mon... »
 
Sa gorge se serre et il est tellement ému que j'en ai le c½ur au bord des lèvres.
 
« C'est mon portefeuille. Je pensais l'avoir perdu dans le déménagement quand..., il s'interrompt. Bon sang mais où est-ce que tu l'as trouvé ?, il demande la voix tremblotante.
– Je te l'ai pris, je réponds simplement. Je pensais que ça te ferait revenir. »
 
Je savais qu'il y tenait à cause des photos à l'intérieur et aussi parce que ce portefeuille était un cadeau de sa mère. J'espérais qu'il reviendrait me le demander mais il n'est jamais revenu et j'avais presque oublié qu'il était là. Lorsqu'il l'ouvre, le temps se suspend. Plus personne n'a de souvenirs de ce genre de nos jours parce que tout le monde a fui pour sauver sa peau et qu'on pense rarement à prendre des photos en partant précipitamment.
 
« C'est qui ?, demande Julian en pointant du doigt l'intérieur.
– C'est ma s½ur. J'avais presque oublié qu'elle ressemblait à ça... »
 
C'est difficile à entendre parce que je réalise que, moi non plus, je ne sais plus à quoi ressemble mes proches ; j'en ai un vague souvenir, c'est certain, mais je serais incapable d'établir un portrait robot fidèle de mes parents aujourd'hui.
 
« Là ce sont mes parents, il rajoute. Tiens regarde, c'est mon permis de conduire, j'ai changé hein ?
– C'est trop bizarre, pouffe Julian.
– Fais voir !, demande Anna en se levant. Woaaaaah t'avais une tête de gamin !
– Le pire d'entre nous, c'est Harry. Vous voulez voir ?, il demande en souriant.
– Louis, il est tard..., j'interviens en me levant. Il faudrait qu'on aille—
– Oh putain ! »
 
Anna se retient d'exploser de rire et quand je pose mes yeux sur l'album ouvert, mon estomac fait trois ou quatre loopings. Quand Louis s'est enfoncé dans la forêt il y a deux ans, je n'ai plus jamais regardé les photos parce que c'était trop difficile de me souvenir de ce que j'avais fait.
 
« Ça c'était dans une crique qu'Harry m'avait fait découvrir. C'est l'été où on est tombés amoureux. Ça c'était sa chambre.
– Tu vivais en prison ? », demande Anna.  
 
Louis se met à rire mais il cherche mon contact alors je m'installe sur le sol près de lui et il se blottit dans mes bras, l'album toujours ouvert ; même Thomas nous a rejoint.
 
« Oh... c'est Éclipse !
– Vous aviez un chat ?
– Harry le détestait, c'était un chat de gouttière mais il était vraiment trop mignon. Ça c'était notre appartement en Floride.
– Vous viviez en Floride ?, demande Julian. Vous avez déjà été à Disney World ? Avant que ce soit englouti ?
– Oui, on y est allés. Je pense qu'il y a une ou deux photos..., il dit en tournant les pages. Tiens voilà.
– Harry a des oreilles de Mickey ? »
 
Tous les regards convergent vers moi.
 
« Mais t'avais de l'humour avant ?, demande Anna.
– Il en a toujours, me défend Louis, c'est juste qu'il est sous pression en ce moment.
– Même à New Heaven ?, elle insiste.
– T'as déjà géré une ville entière pleine d'enfants toute seule, toi ? »
 
Je ne peux pas m'empêcher de sourire et lorsque Louis me tend ses lèvres, je les embrasse à plusieurs reprises. L'espace d'un instant, j'avais presque oublié que nous n'étions pas à Carmel et que notre principal sujet de discorde n'était pas... comment il s'appelait déjà ? Peter.
 
« J'aimerais avoir des photos moi aussi... »
 
Julian affiche une petite moue tristounette et j'ouvre mes bras pour qu'il se blottisse entre Louis et moi. Je dépose un baiser sur son front ; c'est déjà difficile pour moi qui suis adulte, alors je n'imagine même pas pour lui.
 
« Je te comprends bonhomme, je suis désolé que tu n'aies pas de photos de ta famille..., je dis comme si ça pouvait le consoler.
– Mais on peut peut-être en faire une avec ta nouvelle famille, ça te plairait ?, propose Louis.
– On peut ?, il s'étonne.
– Hum... je ne sais pas si ça fonctionne encore..., je dis à Louis alors qu'il tourne le Polaroïd dans tous les sens pour tenter de se souvenir comment le mettre en route.
– Ah c'est bon !, il dit en appuyant sur un bouton. Il reste trois photos !
– J'en veux une avec Thomas !, dit Anna. Et une tous les cinq ! Je vous prends tous les trois ?
– Oh oui ! Aller Harry, s'il te plait !, enchaîne Julian. Alleeeer. »
 
Je garde ces photos depuis deux ans, pour un moment que je ne voudrais jamais oublier et j'aurais préféré que ce moment soit nous, de retour à New Heaven, sains et saufs.
 
« Je vais vous prendre tous les cinq, propose Sally.
– Merci ! »
 
Anna tire sur la manche de Thomas et on se retrouve tous les cinq par terre, entassés les uns contre les autres. On n'a même pas le temps de correctement se positionner que Sally appuie, il y a un flash et la photo sort alors je la récupère vite pour la couvrir – même s'il n'y a pas beaucoup de luminosité dans la pièce.
 
« Franchement, je dois faire une sale gueule, on n'était pas prêts !, ronchonne Anna.
– On te verra à l'état naturel comme ça, se moque Sally.
– Pff. »
 
Louis récupère l'appareil photo et immédiatement, Anna se colle dans les bras de Thomas. Il passe ses bras autour de sa taille, cale sa tête sur son épaule et lorsqu'ils sourient tous les deux, Louis appuie sur le bouton et le flash s'enclenche. Il récupère le cliché et le met à l'abri immédiatement.
 
« Je l'aurais mise sur Instagram celle-là, rien que pour foutre les nerfs à Sebastian.
– Seulement pour ça ?, demande Thomas avec un petit sourire.
– Non, pour qu'on voit à quel point je suis heureuse aussi. Pour rendre les autres jaloux surtout. C'est à ça que servaient les réseaux sociaux, non ?
– Tout dépend de l'utilité que tu en faisais, en fait.
– J'avais 15 ans, elle lui rappelle.
– Ok, ça servait à montrer aux autres à quel point ta vie semble géniale en surface ! », il capitule.
 
J'affiche un petit sourire et j'ouvre lentement les mains pour constater que la photo est apparue.
 
« Regarde, je dis à Julian.
– Oh ! Mais c'est hyper génial ! Ahahahahah Anna tu regardes même pas l'appareil !
– Mais normal !, elle dit en se penchant pour regarder la photo. T'as tenté de me faire des oreilles d'âne ? Mais t'as quel âge ? 10 ans ?
– Bah oui, il rétorque avec un sourire insolent.
– Morveux ! », elle ajoute en pouffant de rire.
 
J'aime cette photo parce que j'ai l'impression qu'elle reflète qui nous sommes vraiment ; comme si l'instant figé était celui que nous n'aurions jamais montré sur une photo parce qu'on s'évertue souvent à vouloir être parfait, comme si c'était ce dont nous voulions nous souvenir. Mais une photo reflète rarement ce que nous sommes. Sauf celle-ci. Anna y regarde Thomas pendant qu'il lui remet une mèche de cheveux et que Julian fait le pitre derrière elle, Louis entre mes bras, qui enserre Julian à la taille en attendant qu'il se positionne correctement, alors que je dépose un baiser sur sa tempe avec toute la tendresse que j'ai pour lui. Cette photo nous représente et je crois que je ne regrette pas qu'elle ait été prise maintenant parce que nous avons l'air heureux et, de nos jours, les instants de bonheur sont précieux. Je glisse la photo dans mon album avec Louis alors qu'il ouvre ses mains à son tour pour révéler la photo d'Anna et Thomas.
 
« On est trop beaux !, elle dit immédiatement en s'emparant de la photo. Je peux la garder ? Hein ?
– Oui, vas-y.
– Merci. »
 
Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'en effet, ils auraient fait des jaloux sur les réseaux sociaux. Julian se réinstalle entre Louis et moi.
 
« À nous maintenant ! », il dit.
 
C'est Thomas qui s'empare du Polaroïd pendant qu'Anna range précieusement sa photo dans son sac à dos. On se serre les uns contre les autres, on sourit, le flash illumine la pièce pour la troisième et dernière fois puis Thomas récupère la photo et la cache entre ses mains. On patiente dans un silence complet – parfois perturbé par les ronflements irréguliers de Truman.
 
« On dirait un cochon, ricane Anna.
– Un porc. », corrige Sally.
 
Personne ne relève et nous pouvons découvrir la photo ; mon c½ur se serre mais ce n'est pas douloureux. Nous avons l'air serein, heureux. Nous ressemblons à une famille alors quand Julian glisse lui-même la photo dans l'album, je ne proteste même pas parce que c'est la suite logique des choses.
 
« Voilà, comme ça, moi aussi je suis votre famille.
– On les collera quand on rentrera, je lui assure.
– On va vivre tous les trois alors ?, il demande en me suppliant du regard.
– Tous les cinq, je le préviens.
– C'est vrai ? »
 
Son regard s'illumine alors qu'il se tourne vers Anna et Thomas qui le lui confirment avec un sourire.
 
« C'est TROP cool. Tout ce monde pour me défendre, c'est trop le rêve ! C'est la meilleure famille que je pouvais avoir !
– Personne ne t'embêtera plus, promet Anna.
– Cool. Hey Harry, il dit en se tournant vers moi. Pourquoi t'as des trucs qui servent pas à la survie dans ton sac ? J'croyais qu'on devait avoir que les trucs hyper importants genre... on meurt si on les a pas ? »
 
Je pouffe de rire et je le force à se relever.
 
« Bon, il est temps d'aller dormir, demain on a une longue marche ! »
 
Il cherche à répliquer mais je l'en empêche chaque fois ; je ne peux pas lui dire que sans les affaires de Louis avec moi je serais sans doute mort, il n'aurait pas compris.
 
C'est seulement une fois que nous sommes tous couchés et qu'un silence de mort règne que Sally se racle la gorge pour prendre la parole. J'ai bien eu l'intention de la couper dans son élan pour lui dire que ce n'était pas une colonie de vacances et qu'il fallait dormir, mais je sens que c'est important alors je me tais.
 
« On avait trouvé une épicerie ce jour-là, juste à la lisière d'un bois qu'on n'avait jamais vraiment exploré ; les quelques maisons qui peuplaient la rue avaient l'air déserté mais pas saccagé. D'ordinaire, on ne se serait pas arrêté mais il y avait un sigle sur la devanture qui laissait entendre qu'une pharmacie se trouvait au sous-sol alors on a décidé d'entrer. »
 
Rapidement je comprends que nous allons enfin avoir droit à la vérité sur ce qu'il s'est passé lors de l'expédition où elle est rentrée seule et je me crispe malgré moi.
 
« Nous avons dû casser la chaîne qui fermait la porte pour rentrer et l'endroit semblait intacte. C'était une mine d'or alors on a récupéré tout ce qu'on pouvait et qui nous serait utile ; on était encore à l'étage à ce moment-là. Quand on a entendu pleurer. On ne savait pas ce que c'était, on a tout de suite pensé à une gamine qui se serait réfugiée ici alors... Plusieurs personnes se sont proposées pour descendre, dont Marguerite. »
 
Je sais que Thomas ne supporte pas qu'on évoque sa grand-mère et j'espère seulement qu'il ne va pas péter un plomb maintenant.
 
« Moi, j'ai trouvé ça louche. L'endroit était complètement fermé alors comment une gamine aurait pu rentrer ? Et puis si elle avait été oublié là, comment aurait-être pu survivre tout ce temps ? Ce n'était pas cohérant. Alors je suis restée avec Carl à l'étage pour monter la garde et quand on a entendu des gens de notre équipe crier, il s'est précipité au sous-sol. J'ai su tout de suite que cet Impur là n'avait rien à voir avec les autres parce qu'il nous avait attirés en bas alors... »
 
Peu importe l'émotion dans sa voix, peu importe à quel point elle est affectée par son geste, je ne parviens pas à apaiser la colère que je ressens à son encontre.
 
« J'ai fermé la porte du sous-sol et je l'ai coincée avec la batte de base-ball de Jonah. Je les ai entendus remonter et cogner contre la porte, hurler mon prénom parce qu'ils étaient dans le noir et qu'ils ne pouvaient pas se défendre, mais j'étais tétanisée et j'ai attendu que le silence se fasse pour partir. J'ai attendu qu'ils soient tous morts et chaque jour j'y pense, chaque jour je me demande pourquoi je n'ai pas—
– Ta gueule, tranche Thomas. Si tu rajoutes quelque chose, je t'égorge, t'as compris ?
– Je suis désolée, elle soupire.
– Si tu cherches la rédemption, c'est pas auprès de moi qu'il faut le faire, il rétorque. Etouffe-toi avec ta culpabilité et crève avec, t'as compris ? Personne ne te pardonne et putain, j'attends avec impatience le jour où la roue tournera et où je pourrais fermer une porte pour t'entendre crever de l'autre côté. »
 
On entend Anna lui chuchoter quelque chose et il semble s'apaiser.
 
« Désolé Julian, ajoute Thomas.
– C'est rien. », il répond à moitié endormi entre Louis et moi.
 
Je caresse tendrement son visage pour l'aider à lâcher prise. Plus personne ne parle et c'est dans cette lourde ambiance que nous parvenons plus ou moins à trouver le sommeil.
 
. . .
 
Les trois premières heures de marche se sont plutôt bien déroulées – même pour Sally qui traîne un peu la jambe. Nous avons croisé des Impurs ; parfois nous les avons abattus, parfois nous les avons simplement semé. Nous agissons en équipe et personne n'a été un véritable frein à l'expédition pour le moment. Plusieurs fois j'ai eu l'impression que nous avions trop de chance et que ce n'était pas normal, plusieurs fois je me suis raisonné en me disant que si nous n'étions pas doués un minimum, nous serions déjà morts.
 
« J'en peux plus, faut qu'je fasse une pause !, annonce Sally. J'ai trop mal, si je force de trop, je pourrais plus marcher !
– Eh bah c'est le moment de te dire au revoir ! », rétorque Truman.
 
Je crois que j'aurais volontiers acquiescé si jamais Louis, Julian ou même Anna n'avaient pas également eu besoin d'une pause. Je regarde autour de moi ; nous sommes entourés de buildings, nous progressons dans la ville en suivant les panneaux indiquant Washington D.C. et être constamment sur nos gardes nous pompent autant d'énergie que marcher sans avoir assez mangé.
 
« On va trouver un coin où faire une pause, j'annonce.
– Putain de merde mais on est proches du but ! », s'emporte Truman.
 
Je m'apprête à lui dire de fermer sa gueule quand je vois une flèche lui raser l'arrière du crâne. Mon c½ur loupe un battement et je sais que ce n'est pas Thomas parce qu'il ne l'aurait pas manqué.
 
« On nous tire dessus ! », je préviens.
 
Sans laisser le choix à Julian, je l'emporte dans mes bras avant de courir vers un bus scolaire abandonné au milieu de la rue. Je m'assure que tout le monde est bien caché avant de m'avancer aussi mais, cette fois-ci, le tireur ne manque pas son coup et je me prends simultanément une flèche dans l'arrière de l'épaule, ainsi qu'une autre dans la cuisse. La douleur m'arrache un cri de douleur et Thomas m'attrape pour me trainer jusqu'à lui. Louis fond sur moi et je serre les dents autant que possible.
 
« Ils sont deux, je dis quand même. Fais chier.
– Tu peux marcher ? Ça va ?, s'inquiète Julian. T'as mal ?
– Qu'est-ce qu'on fait ?, panique Anna. On va où ?
– Pour commencer on se calme. », tranche Louis.
 
L'effervescence se dissipe parce que personne ne s'attendait à ce qu'il prenne la parole.
 
« Ça ne va pas l'aider si tout le monde s'excite autour de lui. »
 
Louis pose une main sur mon front.
 
« Ça va ? D'où ont-ils tiré ?, il demande.
– Hm... »
 
Je suis confus, j'ai du mal à rassembler mes esprits et le fait que je puisse me reposer sur Louis pour une fois ne m'aide pas à y voir plus clair.
 
« Vu comment il a reçu les flèches, il y en a un droit devant et l'autre est sur la gauche. », dit Thomas.
 
Il scrute les alentours discrètement ; il connaît la portée d'une arbalète, il sait comment ça fonctionne. Il va les trouver.
 
« Le premier est sur le toit, je le vois, il nous cherche, chuchote Thomas.
– Je sais que je ne dois pas les enlever, murmure Louis, mais celle de l'épaule est presque sortie, et—
– Sors-les, les deux, je tranche.
– Quoi ?, s'inquiète Louis.
– J'peux pas marcher avec ça dans la jambe.
– Tu peux pas non plus marcher si tu fais une hémorragie ! C'est—
– HEY ! SORTEZ DE LÀ ! »
 
La voix d'une femme raisonne dans toute la rue ; je pense que c'est celle sur la gauche, celle que Thomas n'a pas trouvée.
 
« Pour que vous nous canardiez comme des poulets ? HORS DE QUESTION !, hurle Sally.
– Ouais, ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE ! », renchérit Anna.
 
Elle n'est tellement pas crédible que je pouffe de rire.
 
« Mon Dieu il délire, elle s'inquiète, il rit dans un moment critique.
– Tais-toi, je râle. Demandez-leur ce qu'ils veulent.
– QU'EST-CE QUE VOUS VOULEZ ?, s'époumone Thomas.
– ON VOUS RETOURNE LA QUESTION !, réponds la voix. Y A RIEN À VOLER ICI, CE SECTEUR APPARTIENT À LA REINE ROUGE, NOUS L'AVONS PURIFIÉ DE TOUS LES MARCHEURS QUE NOUS Y AVONS TROUVÉ !
– A tous les coups ce sont des fans de Game of Thrones. », chuchote Anna.
 
Sans que je ne le vois venir, je suis pris d'un fou rire et je crois que c'est nerveux parce que je ne parviens pas à m'arrêter. Tous les regards se tournent vers moi alors que je ris comme un imbécile et que ça me fait encore plus mal de bouger frénétiquement de cette manière.
 
« On ne cherche pas à vous voler !, reprend Thomas d'une voix forte. Nous ne sommes que de passage !
– Qu'est-ce qui nous le prouve ?, répond la femme.
– Nous venons de James Town dans le Wyoming et nous nous rendons à Washington DC, reprend Truman. Nous avons rendez-vous avec une unité de l'O.M.S. établie là-bas.
– Putain mais tu veux pas leur donner nos coordonnées satellitaires aussi ?, je chuchote avec rage. Ferme-là ! »
 
On entend la femme discuter avec quelqu'un – peut-être le type du toit qui l'aurait rejoint – mais nous ne pouvons pas entendre ce qu'ils se disent.
 
« Avons-nous blessé le colis ? »
 
L'espace d'un instant, on se fige tous – on oublie presque de respirer. Comment est-ce qu'elle sait ? Washington est à deux heures d'ici alors comment est-ce qu'elle sait ?
 
« Il va bien !, répond Truman. Comment êtes-vous au courant de la mission ?
– Nous troquons nos services contre des vivres ; baiser fait parler les hommes, c'est bien connu ! 
– Putain, soupire Sally, les putes ont survécu à la fin du monde, on aura tout vu ! »
 
On entend une arme se charger et Julian se blottit un peu plus contre Louis.
 
« Ta gueule Sally !, tranche Thomas. Putain si tu nous fous en danger je t'abas avant qu'on me tire dessus, t'as compris ? »
 
Sally se ratatine dans un coin et moi, je commence à voir des étoiles.
 
« Vous avez blessé notre chef d'unité !, reprend Truman. Le Capitaine Harry Styles.
– Une unité ? Avec une pseudo mannequin et un gamin ? Vous vous foutez de ma gueule ?
– Pseudo mannequin ?, s'indigne Anna.
– Bon écoutez, je vais m'approcher alors vous balancez vos armes sur le sol.
– Crève !, répond Sally avant que Thomas ne lui mette un coup de coude dans le menton.
– Toi j'ai dit ta gueule !, il se justifie. Il est hors de question que nous jetions nos armes, nous n'avons pas confiance en vous, vous nous avez tiré dessus.
– Bien, je m'approche. », elle dit quand même.
 
Je confie rapidement mon arme à Anna et en moins d'une seconde, elle la braque devant elle – en même temps que Louis, Thomas, Truman et Sally. Nos assaillants arrivent à leur tour, armes pointées dans notre direction. Et ce sont plutôt des assaillantes ; elles sont trois. Toutes habillées en noir, les cheveux tirés en un chignon parfait.
 
« Putain on dirait une secte, lâche Truman.
– Désolée de t'avoir tiré dessus, me dit une brune qui semble un peu moins sûre d'elle que les deux autres – certainement celle qui était sur le toit.
– T'excuse pas, on ne s'excuse pas ! », lui dit celle qui s'adresse à nous depuis le début.
 
Elle semble avoir la quarantaine ; elle a les cheveux rouges flamboyants et le regard noir. Je me demande comment elle peut avoir les cheveux si rouges en période de chaos complet ; je doute que les coiffeurs soient encore ouverts ces derniers temps.
 
« L'O.M.S. s'est établit dans un laboratoire à un vingtaine de minutes d'ici car ils ont été assiégé à Washington. Enfin... peut-être une heure pour un type en mauvais état, elle ajoute à mon attention.
– Qu'en est-il de leur travaux pour la recherche du vaccin ?, je demande immédiatement en ignorant sa remarque.
– Ils en ont sauvé une grande partie mais ils stagnent, sans le colis, ils ne peuvent rien faire. Ils attendent votre arrivée depuis longtemps.
– Nous avons un peu trainé en chemin, plaisante Truman.
– Qui est leur contact ?, elle demande en me fixant, espérant sans doute que ce soit moi.
– Lui, je réponds en désignant Truman. Je suppose que la Reine Rouge, c'est toi ?
– Perspicace, elle me répond. Bon... »
 
Elle baisse son arme et ses coéquipières l'imitent. Thomas est le premier à capituler de notre côté.
 
« On va vous ramener à l'Immeuble et vous pourrez y être soignés.
– Vous avez de l'eau ?, demande Sally.
– Oui. Nous avons également plusieurs Talkie Walkie et vous pourrez prévenir le laboratoire de votre arrivée. »
 
Tout le monde se tourne vers moi, même Truman, et je hoche la tête pour montrer que nous sommes d'accord.
 
« Parfait, nous avons quelques vélos et une carriole, mettez votre blessé dedans, ça lui évitera de se vider de son sang. »
 
. . .
 
L'Immeuble est en fait un hôtel où semble s'être établi le groupe de la Reine Rouge et pour l'instant, nous n'avons croisé que des femmes. Toutes vêtues de noir et coiffées d'un chignon ; une secte. Quand je réalise qu'il doit rester une seule secte dans le monde et qu'on tombe dessus, j'ai presque envie de rire. Mais je me retiens parce que même si la douleur s'estompe grâce à l'endorphine que me lâche mon cerveau, j'ai quand même mal. C'est difficile de ne pas fermer les yeux parce que je sais que je ne les rouvrirai pas avant un moment si je me laisse aller, mais lorsqu'on me transporte sur un lit et que Louis caresse tendrement mon visage pour me faire comprendre que tout va bien, je ne résiste pas plus longtemps.
 
. . .
 
Je sais qu'il n'est pas trop tard lorsque j'ouvre les yeux parce qu'il fait encore bien jour ; ma montre indique 16 heures. Je suis complètement dans le coaltar mais je me redresse malgré tout.
 
« Hey, qu'est-ce que tu fais ? »
 
La voix de Louis me fait sourire mais je ne me laisse pas rallonger alors il m'aide à m'asseoir.
 
« Qu'est-ce qu'elles m'ont donné ?, je demande tout de suite.
– Rien. Moi en revanche je t'ai recousu et je t'ai injecté de la pénicilline et de la morphine. Sally était folle quand elle a vu qu'on avait tout ça et qu'elle n'y a pas eu droit. 
– Les femmes ont vu qu'on avait ça ?
– Non. J'ai simplement dit que je n'avais besoin de rien, mais elles n'ont rien vu.
– Tu m'as retiré les flèches ?, je demande. Toi tout seul ?
– Non avec l'aide de Thomas. Tu vas pas pouvoir marcher, tu...
– Ok alors on va y aller ! »
 
Louis caresse mon visage ; l'espace d'un instant, je me souviens de la nuit où il m'a veillé à Carmel et j'ai la sensation que rien n'a changé.
 
« Tu n'as pas écouté...
– Louis, on est si proches du but que c'est insupportable pour moi d'être couché ici, tu comprends ? J'ai envie qu'on rentre à New Heaven, j'ai envie que la vie reprenne son cours alors si on pouvait s'arranger pour repartir immédiatement, ce serait le mieux. Je n'ai pas confiance en toutes ces femmes.
– Elles sont gentilles, je t'assure. Elles pensaient qu'on était là pour prendre leurs vivres mais maintenant qu'elles ont compris que non, elles sont plutôt sympa. Elles nous ont donné de l'eau, de la nourriture... On se retrouve moins loin de la voiture que prévu... tout s'imbrique parfaitement.
– Tu ne trouves pas que c'est trop parfait, toi ? On n'est pas obligés d'accepter leur hospitalité.
– Julian est exténué. Anna aussi... ça devient difficile d'avancer.
– Tu as confiance en ces femmes ?, j'insiste.
– Je pense que nous n'avons rien à craindre d'elles. »
 
Je prends le temps de réfléchir quelques instants ; je suis fatigué mais grâce à la morphine, je sais très bien que je peux le faire. Alors comme je ne veux pas perdre de temps, que les enfants ont besoin de se reposer et que la Reine Rouge n'a pas l'air trop instable – enfin, si on met de côté son nom de scène – je crois que j'ai la solution.
 
« Truman, toi et moi, on se rend à l'O.M.S., ils font les prises de sang et les prélèvements qu'ils veulent et grand maximum, on est rentrés demain matin. On reprend la route tous les cinq pour récupérer la voiture et rentrer. Nous n'aurons pas besoin de nous arrêter pour la nuit puisque nous pouvons rester dans la voiture. Ça te va ?
– Non Harry ! Bien sûr que non ça ne me va pas parce que tu as besoin de repos ! Tu ne réalises pas que—
– Je t'aime, tu sais ? »
 
Il se tait et baisse les yeux.
 
« Je t'aime à en crever, je reprends, mais là ce n'est absolument pas le moment d'être têtu, tu comprends ? Thomas est là, il va veiller sur Julian et Anna se débrouille bien mieux que prévu.
– J'le sens pas, il soupire. J'ai l'impression que quelque chose va arriver...
– Oui. On va rentrer et oublier Sally et Truman. Quelque chose de positif va arriver, Amour. »
 
Il me regarde avec un sourire triste.
 
« Tu crois ? »
 
Je hoche la tête avant de l'attirer contre moi ; bouger mon épaule me fait un mal de chien mais je ne le montre pas pour éviter qu'il s'inquiète.
 
« Tu sais, c'est toujours valable ma gaufrette...
– Quoi ?, il demande en nichant sa tête dans mon cou.
– Faire demi-tour.
– Je sais. Mais on est là alors autant en finir. Allons sauver l'humanité.
– Personne ne te fera de mal. Je ne laisserai personne te blesser ou te traiter comme un Impur.
– Merci. », il souffle.
 
Cette étreinte aurait pu durer une éternité mais nous ne devions plus perdre de temps.
 
. . .
 
Nous avons quitté l'Immeuble avec un Talkie Walkie – apparemment, Truman avait déjà prévenu le labo de notre arrivée – une bouteille d'eau et nos sacs à dos respectifs. Je boite, mais je parviens à marcher malgré tout.
 
Truman marche devant alors que Louis et moi traînons derrière ; j'ai dit à Louis que tout se passerait bien pour le convaincre mais depuis que nous sommes partis en laissant Thomas, Julian et Anna derrière nous, j'ai une sensation étrange.
 
« Ça va ?, s'inquiète Louis.
– Hm, hm. »
 
Puis c'est tout. On n'échange plus un mot durant vingt longues minutes. Par moment j'ai des sueurs froides, c'est insupportable. Je crois que ça ne va pas, qu'il faut que je m'asseye.
 
« Louis, j'ai— »
 
Je suis interrompu par un grésillement, celui du Talkie Walkie.
 
« Harry ? Putain je sais même pas si ça marche ce truc, Harry ? »
 
Truman se tourne vers moi et me tend l'appareil. Anna chuchote et mon ventre se serre. J'appuie sur le bouton pour pouvoir parler.
 
« Tout va bien ?
– Elles sont bizarres, elles n'arrêtent pas de poser des questions sur New Heaven. Elles insistent pour savoir combien on est, nos ressources...
– Elles veulent intégrer le village ? T'as cette sensation ?
– Non. Plutôt qu'elles veulent le prendre. »
 
Mon sang se glace et toute la haine que j'éprouve pour Truman lui explose dessus lorsque je lui lance le Talkie Walkie en pleine tête. Il se jette sur moi et me plaque au sol sans que je n'ai le temps de le voir venir ; il place ses mains autour de ma gorge.
 
« T'es pas en position de force Capitaine, alors je te conseil de te calmer. »
 
Louis tente de le faire lâcher prise, sans succès.
 
« C'est de ta faute si elles savent où est le village !, je réponds, à bout de souffle.
– Oups. »
 
Il me sourit et lâche enfin mon cou. Je bascule directement sur le côté pour respirer convenablement ; mes poumons me chatouillent, je tousse. J'aurais dû abattre Truman quand il dormait, je le sais maintenant.
 
« En route, il ordonne alors que Louis m'aide à me relever.
– Ça va ? »
 
Après un rapide coup d'½il à ma jambe, je constate qu'elle saigne à nouveau et étant donné que mon épaule me lance, je crois qu'elle est dans le même état.
 
« Ça va. Ça va.
– On devrait dire à Anna de partir, non ? On les retrouvera à la voiture ?
– Oui, je vais faire ça. »
 
J'aurais même dû y penser avant. J'approche le Talkie Walkie de mes lèvres et au moment où j'appuie sur le bouton, j'entends le même grésillement que tout à l'heure.
 
« Elles ont pris Julian, je sais pas où il est ! J'ai—
– TA GUEULE PETASSE ! »
 
On entend un bruit sourd puis plus rien. Le néant complet. Nous n'avons qu'à échanger un regard avec Louis pour comprendre qu'il faut faire demi-tour. Maintenant.


#RAMfic Bon, bon, bon... la fin de la fiction est proche, le chaos grandit parce que sinon, c'est pas marrant........ Il n'était absolument pas prévu qu'Harry soit blessé mais bon, faut faire avec alors on verra pour la suite ! Que dire d'autre ? On sait enfin ce qu'il s'est passé avec Sally et pourquoi elle est revenue seule mais... mdr c'est bien connasse. Et puis Truman, définitivement, on ne peut pas lui faire confiance. En fait c'est l'apocalypse pendant l'apocalypse xD Puis alors d'avoir dit où se trouvait New Heaven, encore une idée de merde parce que ça peut devenir compliqué quand des gens qui n'ont presque plus rien entendent qu'il y a des vivres en abondances quelque part... J'espère en tout cas que ce chapitre vous a plu, j'ai déjà toute la suite en tête jusqu'à la fin alors je vais essayer d'écrire ça rapidement ! ❤  

Ah oui et Thanna c'est parfait pour Thomas et Anna ❤

S'il vous plaît, ne spoilez pas sur Twitter, exprimez-vous avec grand plaisir mais sans donner de nom ; mais si vous éprouvez le besoin de me dire : MAIS QU'EST-CE QUE T'AS FAIT À HARRY CONNASSE, vous pouvez laisser un commentaire ici, y a quand même moins de risque de spoil car je ne valide pas les commentaires tout de suite xD Voilà, merci

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Comments :

  • resteavecmoific

    13/04/2017

    @Cartooune wrote: "BON. Commentaire very late parce qu'apparement je l'ai fait dans ma tête mais pas dans la réalité MDR. La première partie du chapitre est si belle ! Ça reflète tellement l'amour qu'ils se portent les uns aux autres, c'est vraiment beau. Ça fait chaud au coeur de voir qu'Harry a gardé l'album photo. C'est vrai que c'est pas quelque chose qu'on garde automatiquement avec nous quand on est en pleine fin du monde. Puis malheureusement des albums photos, on en a plus beaucoup. Généralement ce sont des photos numériques, sur nos portables ou nos ordis... C'est pour ça que j'aime bien faire imprimer mes préférés pour garder une vraie trace solide. Par contre ça fait bobo au coeur qu'Harry avoue que s'il a piquer le porte-feuille de Louis c'était dans l'espoir qu'il reviendrait. Ils s'aimaient tellement, c'est trop bête qu'ils aient perdu du temps avec leurs conneries. Le passage où ils découvrent l'album et qu'ils prennent des photos fait vraiment du bien parce que c'est un moment de paix dans tout ce bordel et pendant un instant on oublie qu'à tout moment ils peuvent se faire attaquer par un impur. Par contre je suis surprise par ce que dis Harry au sujet d'Anna et Thomas, que c'est trop fort pour que ce soit réel. C'est certain que dans des situations comme ça tu trouves l'espoir et le réconfort comme tu peux mais je doute sérieusement qu'Anna veuille retourner avec l'autre (je sais même plus son prénom tiens) quand ils rentreront, (Parce qu'ils rentreront hein ? Oui, ils rentreront, obligé !). Puis quand t'as vécu une aventure si dangereuse et traumatisante, ça crée des liens spéciaux avec les personnes alors je me fais pas trop de soucis quant à l'avenir de leur couple. La confession sur l'oreiller de Sally c'est cool, on sait enfin le fin mot de l'histoire mais...Ça reste quand même une connasse et elle peut justifier son geste de toutes les façons qu'elle veut ça restera quand même une énorme connasse. Parce qu'en plus cette salope, elle est restée pour les entendre mourir. Elle a beau dire qu'elle est rongée par la culpabilité, elle est quand même restée insensible à leurs supplications et rien que pour ça, j'espère que c'est Thomas qui va avoir l'occasion de lui foutre une balle entre les 2 yeux. Trop facile de dire "je m'en veux" quand tu sais que le geste tu l'as en toute connaissance de cause. Même pas j'ai pitié d'elle, et comme Thomas, j'espère qu'elle va s'étouffer avec sa culpabilité. C'te grognasse.
    Bon, ensuite la partie critique de l'aventure : MAIS QU'EST-CE QU'ILS LEUR A PRIS ?!!! Pour quoi ils ont fait confiance à des meufs chelous qui appellent leur chef "la reine rouge" ? Non mais là ils ont carrément baissé la garde et c'est vraiment surprenant d'Harry ! Je suppose que la fatigue et sa blessure y sont pour beaucoup, mais tout de même ! Puis Truman cet idiot, voulait pas donner l'adresse de NH pendant qu'il y était ? Pour de bon Sally et Truman va falloir sérieusement les abandonner quelque part parce que ça commence à être sérieusement problématique ! J'espère que Julian va bien et qu'Harry va revenir leur botter le cul bien comme il faut ! Sorry pour le pavé❤️
    "

    Oui j'ai trouvé que c'était important de montrer qu'il n'y a pas que des mauvais moments dans ce genre d'aventure, ça ne peut pas TOUJOURS aller mal. Oui moi aussi, j'aime bien imprimer les photos ou faire les livres photos parce que c'est bien de garder une trace... puis on regarde jamais les photos sur l'ordinateur alors que sur les albums oui.
    Je pense qu'Harry pense que ça va trop vite parce qu'inconsciemment il veut protéger Anna, mais il sait très bien que dans un contexte comme celui-là, on se pose rarement des questions, on aime fort parce qu'on ne sait pas quand ça va se terminer.
    C'est bien que Sally se soit confesser, même si en effet, c'est une connasse. Si tu as peur, tu fuis (enfin je pense) mais t'attends pas de les entendre mourir derrière la porte.
    Je pense vraiment que sans Harry, ils seraient morts depuis longtemps MDRRRRRR Et là... bon bah, il n'était pas à son maximum alors y a eu une faille dans le système et voilà où ils en sont.
    Merci encore ❤

  • resteavecmoific

    13/04/2017

    Butterfly1802 wrote: "Mélanie je te l'ai déjà dit (je crois) mais tu sais parfaitement manier les mots pour nous faire passer par toutes les émotions en un seul chapitre !
    Celui-ci est parfait entre action émotion et BORDEL MAIS QU'EST-CE QUE TU AS FAIT À HARRY ????
    Merci pour ce chapitre. J'ai hâte de découvrir ce que tu nous réserves pour la suite.
    Je t'embrasse.
    Emilie
    "

    C'est très gentil, merci beaucoup !! J'avais peur de ne pas savoir gérer les côtés actions et finalement, ça pourrait être plus nul xD Ahah bah j'avoue que j'en sais rien car c'était absolument pas prévu maiiiis bon, maintenant je fais avec ! J'espère que tu aimeras jusqu'à la faim ❤

  • resteavecmoific

    13/04/2017

    Kiara wrote: "Bon je vois venir La septicémie tellement gros que c'dst ecrit en lettres de feu dans le ciel (tient en parlant de septicémie coucou louis Et ariel Ca va ?).
    Sinon les amazones catin de l'apocalypse me semble fortement instables et j'ai pas confiance en l'OMS, je hais Truman avec tellement de force de La Ou Il est Il m'entend le maudire !
    Sinon ce chapitre est absolument géniale (même si Harry est une passoire) Et J'AIIIIIIME 😍😍
    "

    Ahah oui c'est clair que c'est ce qui pourrait lui arriver de pire et qu'il est bien parti pour, alors bon, j'espère qu'ils vont éviter ce drame xD Merci beaucoup, je suis contente que ça te plaise !! ❤

  • resteavecmoific

    13/04/2017

    Victoria wrote: "J'ai eu des fou rire pendant tout le chapitre! Enfin surtout sur la réplique d'Anna par rapport à GOT et Sally et ses putes 🤣🤣🤣
    D'ailleurs Sally je l'ai bien aimer dans ce chapitre (mis à part quand elle a expliquée son histoire, mais bon je l a blâme pas j'aurai fais pareil pour me protéger je pense à part que je serais partie avant de les entendre mourir quoi). Bref j'ai bien rigolé ... mais cette fin, cette fin NON NON NON NON ! POURQUOI T'AS FAIS DES TROUS DANS HARRY CONNASSE (pardon pour le connasse mais c'est toi qui a dis qu'on avait le droit lol)
    Par contre Truman l'enfoiré je sens qu'il est de mèche avec la secte fan de GOT la, il est trop bizarre depuis le début quand même !
    J'espère que tout va s'arranger, qu'ils vont pouvoir rentrés saint et sauf tous les 5
    "

    Aww tant mieux si tu as ri ! Finalement oui, il fallait se méfier plus de Truman que de Sally... Mais bon, moi aussi, j'espère qu'ils vont pouvoir rentrer tous les cinq ! ❤

  • resteavecmoific

    13/04/2017

    LARRYFICAHOLIC wrote: "Moi je suis bete et disciplinée alors je fais ce qu'on me dit... Mais qu'est ce que t'as fait à Harry connasse ?! MDR... meme dans tes petits mots a la fin tu me fais rire. En faut, c'est un tout avec toi Mel, c'est impressionnent !! Meme dans la situation la plus merdique tu arrives a nous faire sourire, nous faire rire. Tes references à GOT, aux putes j'me suis fendue la poire, ahah. Et H et L, toujours aussi amoureux, leur petit moment photo etait trop mimi. Meme si la fin est rageante je te fais confiance. Ils sont forts nos loulous d'amour. Merci pour ce chapitre encore une fois genialissime. Bisous. Amelie"

    J'ai trop d'humour xD Mais bon, tant mieux, je fais ça pour détendre un peu l'atmosphère......... Merci à toi pour ton commentaire, je suis contente que tu passes de bons moment en me lisant ! ❤

  • Butterfly1802

    11/04/2017

    Mélanie je te l'ai déjà dit (je crois) mais tu sais parfaitement manier les mots pour nous faire passer par toutes les émotions en un seul chapitre !
    Celui-ci est parfait entre action émotion et BORDEL MAIS QU'EST-CE QUE TU AS FAIT À HARRY ????
    Merci pour ce chapitre. J'ai hâte de découvrir ce que tu nous réserves pour la suite.
    Je t'embrasse.
    Emilie

  • resteavecmoific

    11/04/2017

    Visiteur wrote: "À quand le chapitre 14??? "

    Cette semaine j'espère ! 💕

  • Visiteur

    10/04/2017

    À quand le chapitre 14???

  • @Cartooune

    05/04/2017

    BON. Commentaire very late parce qu'apparement je l'ai fait dans ma tête mais pas dans la réalité MDR. La première partie du chapitre est si belle ! Ça reflète tellement l'amour qu'ils se portent les uns aux autres, c'est vraiment beau. Ça fait chaud au coeur de voir qu'Harry a gardé l'album photo. C'est vrai que c'est pas quelque chose qu'on garde automatiquement avec nous quand on est en pleine fin du monde. Puis malheureusement des albums photos, on en a plus beaucoup. Généralement ce sont des photos numériques, sur nos portables ou nos ordis... C'est pour ça que j'aime bien faire imprimer mes préférés pour garder une vraie trace solide. Par contre ça fait bobo au coeur qu'Harry avoue que s'il a piquer le porte-feuille de Louis c'était dans l'espoir qu'il reviendrait. Ils s'aimaient tellement, c'est trop bête qu'ils aient perdu du temps avec leurs conneries. Le passage où ils découvrent l'album et qu'ils prennent des photos fait vraiment du bien parce que c'est un moment de paix dans tout ce bordel et pendant un instant on oublie qu'à tout moment ils peuvent se faire attaquer par un impur. Par contre je suis surprise par ce que dis Harry au sujet d'Anna et Thomas, que c'est trop fort pour que ce soit réel. C'est certain que dans des situations comme ça tu trouves l'espoir et le réconfort comme tu peux mais je doute sérieusement qu'Anna veuille retourner avec l'autre (je sais même plus son prénom tiens) quand ils rentreront, (Parce qu'ils rentreront hein ? Oui, ils rentreront, obligé !). Puis quand t'as vécu une aventure si dangereuse et traumatisante, ça crée des liens spéciaux avec les personnes alors je me fais pas trop de soucis quant à l'avenir de leur couple. La confession sur l'oreiller de Sally c'est cool, on sait enfin le fin mot de l'histoire mais...Ça reste quand même une connasse et elle peut justifier son geste de toutes les façons qu'elle veut ça restera quand même une énorme connasse. Parce qu'en plus cette salope, elle est restée pour les entendre mourir. Elle a beau dire qu'elle est rongée par la culpabilité, elle est quand même restée insensible à leurs supplications et rien que pour ça, j'espère que c'est Thomas qui va avoir l'occasion de lui foutre une balle entre les 2 yeux. Trop facile de dire "je m'en veux" quand tu sais que le geste tu l'as en toute connaissance de cause. Même pas j'ai pitié d'elle, et comme Thomas, j'espère qu'elle va s'étouffer avec sa culpabilité. C'te grognasse.
    Bon, ensuite la partie critique de l'aventure : MAIS QU'EST-CE QU'ILS LEUR A PRIS ?!!! Pour quoi ils ont fait confiance à des meufs chelous qui appellent leur chef "la reine rouge" ? Non mais là ils ont carrément baissé la garde et c'est vraiment surprenant d'Harry ! Je suppose que la fatigue et sa blessure y sont pour beaucoup, mais tout de même ! Puis Truman cet idiot, voulait pas donner l'adresse de NH pendant qu'il y était ? Pour de bon Sally et Truman va falloir sérieusement les abandonner quelque part parce que ça commence à être sérieusement problématique ! J'espère que Julian va bien et qu'Harry va revenir leur botter le cul bien comme il faut ! Sorry pour le pavé❤️

  • Kiara

    31/03/2017

    Bon je vois venir La septicémie tellement gros que c'dst ecrit en lettres de feu dans le ciel (tient en parlant de septicémie coucou louis Et ariel Ca va ?).
    Sinon les amazones catin de l'apocalypse me semble fortement instables et j'ai pas confiance en l'OMS, je hais Truman avec tellement de force de La Ou Il est Il m'entend le maudire !
    Sinon ce chapitre est absolument géniale (même si Harry est une passoire) Et J'AIIIIIIME 😍😍

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