Lifeline – Chapitre 15

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Lifeline – Chapitre 15
Lifeline – Chapitre 15
Lifeline – Chapitre 15

Été 2022. Rockville, Maryland.
 
Anna.
 
Thomas s'effondre sur moi et me plaque au sol malgré lui. Le bruit de la détonation me rend sourde quelques instants ; j'ai plein de sang sur moi, je n'arrête pas de pleurer et je n'arrive même pas à bouger. Je crois que je n'ai pas envie de bouger, d'ailleurs. Prendre la décision d'abréger les souffrances de quelqu'un qu'on aime, c'est nul. J'ai toujours été pour l'euthanasie, parce que c'est injuste de maintenir en vie quelqu'un qui souhaite mourir et qui ne peut pas en finir lui-même, mais c'était avant de me retrouver avec une arme dans les mains pour achever l'homme que j'aime. Je déteste ma vie, je déteste ce putain de chaos dans lequel on évolue et je déteste Louis parce qu'il est égoïste. On mérite tous d'avoir une chance et il n'a pas le sens du sacrifice. On mérite tous d'être immunisés, d'avoir le droit d'espérer vivre à nouveau comme nous le faisions il y a deux ans. Je veux que mes choix compliqués se résument à mes enseignements d'université ou à quelle tenue j'aurais pu porter le jour de mon mariage. Je ne veux plus avoir à choisir entre tuer Thomas ou ne pas le faire, rester ici et mourir étouffée sous le poids de son corps ou être forte encore un peu...
 
L'espace d'un instant, je ferme les yeux et je coupe ma respiration. Les acouphènes que j'entends perturbent le silence de mort qui a enveloppé la pièce ; ce serait facile de rester là, à attendre de mourir moi aussi.
 
Mais je ne peux pas faire ça à Julian. Ni à Harry ou même pas à Louis. Dans un effort surhumain, je bascule le corps de Thomas sur le côté et je n'ose même pas le regarder parce que je refuse de garder cette image de lui dans mon esprit. Je ramasse l'arme à mes pieds et j'essaie de calmer mes sanglots, je me dirige vers l'extérieur quand je suis percutée de plein fouet par quelqu'un – tant et si fort, qu'on tombe sur le sol tous les deux. Je vois des étoiles, j'ai le souffle coupé et une affreuse envie de vomir.
 
« Anna ? Tout va bien ? Anna ? »
 
Sa voix est lointaine, difficile à percevoir. Je me prends quelques claques et les ombres devant mes yeux se dissipent.
 
« Anna ? Tu es blessée ? Qui a tiré ? Où est Thomas ? »
 
C'est Louis, il m'essuie le visage – certainement parce que j'ai des éclaboussures de sang partout – et lorsque je me mets à pleurer, il semble comprendre ce qu'il s'est passé, alors il m'aide à me redresser pour me serrer contre lui.
 
« Est-ce que je t'ai fait mal ? Quand j'ai entendu le coup de feu, j'ai couru aussi vite que possible, j'ai...
– Et Harry ? 
– Je l'ai laissé au milieu de la rue. »
 
Quand je réalise qu'il est venu pour moi, pour Thomas, qu'il n'a pas hésité à laisser Harry pour nous porter secours, je m'en veux de l'avoir détesté. Je le serre dans mes bras aussi fort que je le peux et j'essaie de me calmer.
 
« Il s'est fait mordre à cause de Sally, il sentait la bête dans son crâne, il m'a demandé et... »
 
Ma voix s'étrangle et Louis me berce doucement.
 
« Je suis désolé, Anna. J'aurais aimé que ça se passe autrement.
– Moi aussi, je reconnais, mais la mort ne nous prendra personne d'autre aujourd'hui. On va rentrer à New Heaven et nous préparer à une invasion ! On va sauver Harry.
– On ne rentre pas à New Heaven, me dit Louis en se détachant de moi.
– Quoi ? Mais où tu veux qu'on aille ? On ne peut pas rester ici, on n'a rien ! On n'arrivera jamais à soigner Harry et—
– On va dans le Tennessee. »
 
Je le regarde, perplexe. Peut-être que j'ai mal entendu, après tout, j'ai la sensation d'être à moitié sourde.
 
« T'es sûr que la bête dans ton crâne est bien morte ?, je lui demande.
– Oui. La famille d'Harry se trouve là-bas, ils pourront nous aider.
– Louis... c'est beau de croire qu'ils sont encore vivants, mais ce n'est pas le moment de fabuler. Ils doivent être morts et—
– Non, Anna. Harry vient d'une communauté survivaliste, il me rappelle.
– Oui, je sais mais... tu crois qu'ils auraient survécu ?
– Ils avaient un village fortifié, près d'un lac, et ils étaient autosuffisants bien avant ce que vous appelez la Guerre de la Planète, ils vivent comme ça depuis toujours. Si y a des gens qui ont survécu dans ce pays, crois-moi, ce sont eux. »
 
L'espace d'un instant, j'ai un regain d'espoir. C'est moins loin, on peut y arriver – et on va y arriver. Je serre Louis contre moi une dernière fois.
 
« Merci. Et pardon de t'en avoir voulu. »
 
Je sais qu'il ne comprend pas, mais il me rend mon étreinte avant qu'on se précipite dehors. Julian est stoïque, près d'Harry, et pâle comme un linge ; il se jette dans mes bras quand il me voit sortir et, malheureusement, lui non plus n'a pas besoin que je lui explique ce qu'il s'est passé pour comprendre. Comme si le sang sur mon visage ou partout sur mon corps ne laissait pas de place au doute. Il ne peut pas retenir quelques larmes et ça me fend le c½ur parce qu'on n'a pas le temps de se morfondre ; on le fera plus tard, quand Harry sera sauvé.
 
« Julian, déplie la carte routière s'il te plaît, intervient Louis, tu prends un feutre et tu entoures Rockville dans le Maryland et Holston Valley dans le Tennessee. Avec Anna, on charge Harry à l'arrière.
– Ok ! »
 
Julian file côté passager pour atteindre la boîte à gant et accomplir sa mission.
 
« T'as réussi à le porter tout seul ?, je demande à Louis, impressionnée.
– J'ai beaucoup pleuré parce que je n'y arrivais pas, si ça peut te rassurer. Mais c'était ça ou bien je l'abandonnais sur place et c'était hors de question. »
 
Harry est entassé dans un caddie, Louis l'a fait passé par la trappe à l'arrière et ses pieds dépassent sur le trottoir. Les sacs à dos sont balancés sur lui, ainsi qu'une de ses chaussures qu'il a dû perdre en chemin.
 
« On va mettre une planche et monter le caddie dans le coffre puis le sortir pour l'allonger. »
 
Je hoche la tête et, comme on ne trouve pas de planche, on s'empresse de récupérer une porte dans la maison. On galère à faire rouler le caddie dessus, mais c'est toujours plus facile que de soulever Harry. Une fois en haut, je maintiens tant bien que mal le caddie et Louis sort Harry en le traînant par les pieds. Il le déplace sur le matelas qu'on a installé à l'arrière et le recouvre de couverture. Plusieurs fois je me demande s'il n'est pas déjà mort et qu'on se voile la face, plusieurs fois j'ai l'impression qu'on fait tout ça pour rien et plusieurs fois je suis sur le point de pleurer parce que ma lucidité m'empêche d'y croire. Mais lorsque Louis se penche sur lui pour embrasser ses lèvres, je le vois murmurer quelque chose et mon c½ur s'emballe. Il est vivant !
 
« Tu as mal ? », lui demande Louis.
 
Je crois qu'Harry répond et, même si je ne suis pas loin, je n'entends pas le son de sa voix. Louis caresse son front, il le couvre bien et fouille dans l'un des sacs de provisions encore intact. Il l'aide à boire, lui caresse le visage, glisse un cachet dans sa bouche, embrasse ses lèvres et lui injecte un truc dans le bras avant de se relever.
 
« Je crois que c'est le dernier flacon de pénicilline qu'on avait alors faut plus traîner.
– Ok.
– Julian ? Ouvre la fenêtre s'il te plaît ! »
 
Dans la seconde, Julien escalade les sièges pour ouvrir la fenêtre qui donne sur l'arrière du Pick Up.
 
« Anna va rester à l'arrière avec Harry et toi, tu vas m'indiquer la route. »
 
On voit sur son visage d'enfant qu'il panique parce qu'il ne sait pas lire une carte – un peu comme tout le monde de nos jours, étant donné qu'on se servait toujours de nos stupides GPS.
 
« C'est facile, ne t'inquiète pas. C'est Harry qui m'a appris. Je vais tracer un trait et entourer les grandes villes et toi, tu n'auras qu'à me lire leur nom.
– C'est tout ?
– Oui, on se retrouvera avec les panneaux. »
 
Il semble plus confiant et retourne sur le siège avant qu'il occupait déjà. Louis se penche une dernière fois vers Harry et embrasse son front.
 
« Reste avec moi, ok ? Ça va aller. »
 
Louis saute rapidement du Pick Up alors que je m'installe à l'arrière après avoir refermé le coffre. Harry tourne lentement la tête vers moi et je glisse ma main sous les couvertures pour attraper la sienne et serrer ses doigts.
 
« T'as pas intérêt à nous lâcher, Harry. On ne fait pas tout ça pour rien. »
 
Il presse faiblement mes doigts et ça me suffit pour y croire. Lorsque la voiture démarre, je cherche l'arme de Thomas à tâtons et je la ramène à côté de moi. Je ne laisserai aucun Impur approcher.

 
. . .

 
Une secousse un peu trop forte m'arrache à mon demi-sommeil et m'oblige à me redresser vivement. La chaleur me surprend parce qu'à New Heaven, on n'a pas l'habitude d'avoir de vrais étés. Il fait nuit noire et la voiture est à l'arrêt complet. Louis est descendu pour tenter de comprendre ce qui bloque la voiture ; apparemment, le choc n'a pas réveillé Julian.
 
« Qu'est-ce qu'il se passe ?, je demande immédiatement.
– Aucune idée, j'ai roulé sur un truc qui m'a bloqué la voiture ! J'espère que ce ne sont pas les pneus. On n'y voit rien tellement il fait sombre, j'ose pas trop avancer. »
 
Je lève les yeux vers le ciel pour chercher la lune et je crois que nous n'avons pas de chance parce qu'elle est presque invisible ce soir. On n'y voit pas à un mètre.
 
« Il faut qu'on s'arrête, je dis.
– Hors de question ! On a roulé plus de quatre heures, on est juste à côté.
– Il y en avait pour plus long que ça !
– Parce que tu penses que j'ai respecté les limitations de vitesse ? Je sais que c'est là, à quelques mètres. »
 
Ça me fait sourire ; en effet, on ne doit plus être loin du tout. L'ennui c'est qu'à part dans la lumière des phares, on ne peut pas distinguer quoi que ce soit.
 
« Je sais qu'on n'est pas loin, l'entrée est tout à côté, il me dit en s'approchant de moi, une main sur la voiture pour ne pas s'éloigner. On doit longer le lac et...
– T'es sûr qu'ils sont encore là ?, je demande malgré moi, alors que je distingue un peu mieux sa silhouette. Tu ne penses pas qu'ils auraient pu être victimes d'une catastrophe... ?
– Non, Anna. Je ne pense pas ça parce que sinon, Harry va mourir, tu comprends ? Sa communauté est juste là, je le sais. Je suis déjà venu avec lui une fois.
– Mais tu ne penses pas qu'Harry serait venu les retrouver ? S'il les avait pensé vivants ?
– Pour ça, il aurait fallu qu'il puisse se regarder dans un miroir.
– Pourquoi tu dis ça ?
– Parce que je sais qu'il s'en est toujours voulu de m'avoir abandonné et qu'il n'aurait jamais pu l'admettre devant ses parents.
– Attends, tu penses que ses parents sont encore en vie ?
– Sa mère et son beau-père oui, je suis sûr qu'ils sont venus là quand...
– Louis ? »
 
Je sursaute à l'entente d'une voix que je ne connais pas et je pose une main sur le torse d'Harry pour m'assurer que personne ne va lui faire de mal. Louis a le même genre de geste protecteur envers moi et s'agrippe à mon bras ; il n'est pas rassuré du tout.
 
« Louis ?, répète la jeune femme.
– Qui parle ?, demande Louis.
– Ceux qui ont crevé vos pneus. »
 
Je soupire, je ne peux pas m'empêcher de penser que les gens comme Harry sont vraiment trop paranoïaques – parce qu'il est évident qu'on vient de trouver sa communauté.
 
« Kelly ? », tente Louis, hésitant.  
 
On entend chuchoter et après des secondes qui semblent être des heures, une jeune femme apparaît dans la lumière des phares du Pick Up. Ni Louis ni elle n'osent parler, je crois qu'ils sont tous les deux surpris de se savoir sain et sauf.
 
« T'es toujours pas mort ?, elle demande avec un sourire taquin.
– Toujours pas.
– Il est où ?
– À l'arrière. »
 
Peut-être qu'ils ne s'apprécient pas trop, j'en sais rien. C'est froid comme échange pour des retrouvailles ; peut-être que ce sont les habitudes de la communauté ? Je n'en sais rien. C'est vraiment étrange. Quand cette fameuse Kelly disparaît à nouveau pour arriver près de moi et qu'elle saute souplement à l'arrière du véhicule, je comprends que c'est seulement avec Louis qu'elle est en froid.
 
« Bon sang... t'es vivant. », elle dit en découvrant Harry.
 
L'émotion dans sa voix me broie le c½ur et je crois que je l'envie un peu parce que moi, je sais très bien que jamais je ne retrouverai quelqu'un que j'ai connu avant l'apocalypse.
 
« Qu'est-ce qu'il a ?, me demande Kelly.
– Il s'est fait tirer dessus, deux flèches. Il a perdu beaucoup de sang.
– Il s'est fait tabasser, ajoute Louis. Peut-être qu'il a des côtes cassées, une hémorragie... j'en sais rien.
– Ok... faut qu'on le transporte à la clinique.
– Vous avez une clinique ?, je demande avec fascination.
– Ouais, si on veut. Ça y ressemble en tout cas, on a piqué tout ce dont on avait besoin dans l'hôpital de la Vallée. Il n'y a que vous ?
– Nous quatre oui, je réponds la gorge serrée.
– Ok. Alors je vous préviens : quand on entre dans le village, on n'en sort pas. Personne ne quitte les lieux vivants parce qu'il est hors de question que notre position s'ébruite. »
 
Ça me semble radical, et pourtant, je crois que c'est ce qu'on aurait dû faire depuis le début : abattre Sally et Truman. Si New Heaven ne perdure pas, ce sera uniquement de notre faute. Égoïstement, je préfère ne pas trop y penser.
 
« On n'a pas l'intention de se séparer, réponds Louis.
– C'est juste pour vous prévenir. Va falloir que tu recules pour sortir de la herse qu'on avait mise en vous voyant arriver au loin, et tu rouleras les pneus crevés.
– Harry ne va pas aimer que t'aie bousillé sa voiture.
– Il aura des années pour la réparer. T'es prêt ? »
 
Louis regagne sa place et, comme il n'avait pas coupé le contact, il recule immédiatement. Deux hommes arrivent pour retirer la herse et la dégager sur le côté avant de grimper également à l'arrière. Kelly sort une lampe torche de sa poche, elle fait quelques appels lumineux et quelques lumières s'allument en retour, à 500 mètres, droit devant. Louis ne s'était pas trompé : on était juste à côté. Il roule jusqu'à un énorme portail et Kelly se manifeste à l'arrière du véhicule pour qu'on nous ouvre la porte. On est à peine entrés que le portail se referme derrière nous. Louis coupe le moteur et descend rapidement pour nous rejoindre. Il s'assure qu'Harry respire encore ; c'est faible, mais il n'a pas lâché prise.
 
« On prend le relais, annonce Kelly. Et n'essaie même pas de t'en mêler, je sens que tout ça est de ta faute. »
 
Louis se tait. Il ne répond même pas et ça me surprend vraiment. Elle ne devrait pas lui parler comme ça, d'ailleurs, elle devrait nous remercier de l'avoir ramené vivant et être reconnaissante. Je n'ai pas non plus envie qu'elle prétende qu'elle s'occupe mieux d'Harry que nous parce que c'est faux, depuis qu'on a quitté New Heaven, on veille les uns sur les autres et je suis un peu jalouse qu'elle s'impose de cette manière. Mais moi aussi, je me tais.
 
« Allez chercher Anne ! Dites-lui qu'on a retrouvé Harry ! Puis trouvez-moi Léna et Joshua, on va avoir besoin d'eux pour les soins. »
 
Tout le monde s'agite, obéit sans discuter – exactement comme à New Heaven lorsqu'Harry parlait – et rapidement, l'entrée du village est désertée. Julian descend de la voiture et nous nous retrouvons tous les trois, perdus, et sans personne pour nous guider.

 
 
Harry.
 
C'est le goût de sang dans ma bouche qui me réveille parce qu'il est vraiment désagréable. Mon corps est ankylosé par tout un tas de douleurs que je ne peux pas nommer et la lumière trop vive de la chambre où je me trouve me fait un mal de chien lorsque j'ouvre les yeux.
 
La pièce est blanche, l'odeur me rappelle vaguement celle d'un hôpital et je ne comprends pas comment je peux me trouver dans un lit médicalisé en pleine apocalypse. Est-ce que je rêve ? Est-ce que je suis mort ? L'espace d'un instant, j'espère que j'ai rêvé ces deux dernières années et que je suis interné dans un endroit où Louis va me récupérer immédiatement. Peut-être que j'ai été blessé sur une mission ? Peut-être qu'on vient simplement de me sauver de la vague provoquée par l'effondrement du barrage ?
 
Lorsque j'émerge complètement, je constate de la pièce est vide ; une table, une chaise et rien d'autre. Je me redresse lentement, je soulève les couvertures et je remarque que je porte une alliance. Ban sang, est-ce que j'ai vraiment imaginé tout ça ? Mon c½ur cogne fort dans ma cage thoracique mais je refuse de m'emballer et j'ai bien eu raison de ne pas trop y croire car je suis en jogging. Un jogging que je connais bien parce qu'il m'appartient. Sauf que je ne l'avais pas pris avec moi à New Heaven ; il fait partie des vêtements que j'ai laissés à ma mère avant de... On est dans le Tennessee. Putain, Louis l'a fait ! Il a trouvé ma famille.
 
Je me redresse difficilement et je retire ma perfusion – d'ailleurs, avec quoi est-ce qu'il me perfuse ? – je me serre un verre d'eau et bois tout d'une traite avant de sortir de la pièce. Elle débouche dans un couloir, vide, alors je me dirige vers les escaliers et je n'ai qu'un étage à descendre avant de me retrouver dans le hall du pensionnat. J'y suis rentré une fois et c'est pour ça que je le reconnais. J'avance vers la porte pour sortir et le soleil qui inonde le perron me fait plisser les yeux ; il fait beau, il fait chaud. Il y a des gens à l'extérieur et, quand je m'apprête à leur demander où est ma famille, j'entends courir à toute allure dans ma direction : j'ai à peine le temps de tourner les yeux que Julian me fonce dans les bras. J'ai du mal à tenir sur mes jambes mais je parviens à ne pas tomber à la renverse.
 
« Il fait chaud ! T'as vu ? Pas comme à New Heaven ! T'es sorti tout seul ? Ça va ? Tu m'as trop manqué !
– Toi aussi tu m'as manqué, bonhomme. T'es tout seul ?
– Non, je jouais avec des enfants là-bas quand je t'ai vu. Y en a moins qu'à New Heaven mais y en a quand même. Au moins une quinzaine.
– Tous de ton âge ?
– La plus petite a 6 ans. »
 
Mon c½ur loupe un battement et, malgré moi, j'espère. J'espère si fort que c'est douloureux.
 
« C'est qui sa mère ?
– C'est Kelly. C'est elle qui nous a aidé à rentrer ici. C'est ta cousine, elle a dit. 
– Emmène-moi. »
 
Julian prend ma main et il m'entraîne sur un chemin que je connais parce que c'est celui de la maison de mes parents. Je pris pour qu'il aille au bout du sentir et, lorsqu'on se retrouve devant le portillon que j'avais installé avec rage il y a quelques années, mon c½ur explose. J'entends des bavardages, des rires. J'ai l'impression que tout ça n'est pas réel mais Julian entre sans me lâcher la main et le silence se fait. Ma mère est là. Rick, Kelly. Louis et Anna.
 
Je suis stoïque face à ce spectacle irréel parce que je n'y crois pas. On ne peut pas avoir autant de chance de nos jours, ça n'existe pas. Et pourtant...
 
« Harry... »
 
Ma mère se lève et se jette dans mes bras ; je lâche la main de Julian pour pouvoir l'étreindre aussi fort que possible. Tellement d'émotions me traversent que j'ai du mal à contenir mes larmes. Ma mère est vivante : elle est là, contre moi, et elle a à peine changé.
 
« Je savais que t'étais vivant, je le savais. »
 
Elle se recule pour prendre mon visage entre ses mains.
 
« Pourquoi t'as mis autant de temps à rentrer ? Hein ?
– Je ne pouvais pas rentrer sans ma gaufrette. »
 
Elle pouffe de rire et j'embrasse son front avant de la serrer à nouveau contre moi. Par dessus son épaule, je cherche le regard de Louis et il me sourit tendrement. Thomas manque à l'appel et je n'ose pas demander où il est car le regard d'Anna me laisse entendre qu'il n'est pas simplement aux toilettes. Rick se lève à son tour et me serre longuement dans ses bras.
 
« Content que tu sois rentré.
– Moi aussi. »
 
Puis c'est au tour de Kelly et elle finit en me bousculant doucement.
 
« J'ai cru que t'allais crever ici.
– Il m'en faut un peu plus. »
 
Elle lève les yeux au ciel avec un faux air hautain et ça me fait sourire. Cette situation est étrange et j'ai beaucoup de mal à réaliser ce qu'il se passe tant cette situation est improbable. Un léger silence s'installe, personne n'ose parler, bouger.
 
« Maman ? », j'entends dans mon dos.
 
Kelly se penche pour apercevoir sa fille.
 
« J'ai déchiré le cahier de Clayton parce qu'il m'a bousculée et maintenant il va le dire à Léna et je vais me faire disputer alors que c'est sa faute.
– On verra ça plus tard, viens par-là. »
 
La petite fille s'approche et Kelly la prend par les épaules pour l'orienter dans ma direction.
 
« J'te présente Harry.
– C'est le fils de Anne ?
– Oui, je réponds en souriant.
– Salut. Moi je m'appelle Grace.
– Enchanté, Grace.
– Mon papa il est mort. Est-ce que tu le connaissais ? »
 
Je fronce les sourcils, un peu surpris par la nouvelle et je lève les yeux vers Kelly.
 
« Il le connaissait, elle répond à sa fille. Retourne jouer, ma puce. Tu vas avec elle, Julian ?
– Ok !
– Et si Léna te dispute, tu l'as bien mérité, ok ? »
 
Grace soupire et disparaît en tapant des pieds. J'attends qu'elle et Julian se soient éloignés pour poser ma question.
 
« Stephen est décédé ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
– On n'a pas su tout de suite qu'il y avait une pandémie. Sachant qu'on a tout ce qu'il faut ici, on n'a pas besoin de beaucoup sortir.
– J'imagine, oui.
– Il était tard dans la nuit quand un type a commencé à escalader le portail du Pensionnat et ce pauvre con a ouvert à un groupe de personnes parce qu'ils essayaient d'échapper aux Décérébrés. Ça hurlait dans tous les sens alors on est sortis pour constater que ces imbéciles étaient rentrés pour se protéger mais qu'ils n'avaient pas réussi à fermer la porte avant qu'on soit envahis. On a perdu une trentaine de personnes avant d'être à nouveau en sécurité. Stephen, mon père... On n'est plus qu'une cinquantaine maintenant.
– Je suis désolé.
– T'y es pour rien. Tout le monde a perdu quelqu'un. »
 
Je hoche la tête même si ce n'est pas mon cas. J'ai toujours mes parents, ainsi que mon amoureux. Tout le monde est vivant et moi aussi.
 
« Vous avez été blessé ?, je demande à ma mère.
– Non. Nous sommes assez loin du bâtiment principal, nous avons nos propres murs et nous nous rendons rarement au c½ur du village tous les jours. Kelly est venue nous trouver pour nous confier Grace le temps que les choses rentrent dans l'ordre et c'est comme ça que nous avons appris qu'il y avait eu un incident. »
 
Au fond, je crois que ça me rassure. J'ouvre la bouche pour demander quelque chose à ma mère mais elle va beaucoup plus vite que moi et me coupe la parole.
 
« Oui, ils dorment ici. Tous les trois.
– Merci. On fera ce qu'il faut pour nous construire notre propre—
– Harry, me coupe ma mère, Louis et toi avez votre chambre et Anna et Julian ont la notre. Nous avons le bunker rien que pour nous. Vous n'avez pas besoin de vous construire quelque chose. »
 
Je hoche la tête ; je n'ai pas vraiment écouté parce que je réalise que quelque chose ne va pas. Louis est assis depuis tout à l'heure ; il est assis et il me fixe. Il ne m'a pas couru dans les bras, il m'a à peine adressé la parole... Sans doute qu'il me laisse retrouver les miens, du moins c'est ce que j'espère, mais c'est lui que j'ai envie de retrouver.
 
« Je vais y aller, annonce Kelly, de toute façon, on va avoir plein de temps pour rattraper celui qu'on a perdu. »
 
Elle m'étreint une dernière fois, parle de nourriture avec Rick, de tour de garde avec ma mère et elle s'en va. Le jardinet devant la maison de mes parents n'est pas bien grand, juste assez pour une table de jardin, six chaises, un petit poulailler et un coin potager. Je me souviens que j'avais tellement été en colère contre la communauté d'accepter ma mère, sans pour autant vouloir qu'elle bénéficie de leurs avantages que j'avais tout fait pour qu'elle et Rick n'aient pas besoin de grand chose de l'extérieur. Vu les tomates qu'ils ont, je suppose qu'ils continuent de vivre comme quand je les ai laissés.
 
« Vous êtes intégrés à la communauté ?
– Nous étions les seuls à avoir l'eau courante grâce à l'installation que tu avais fait en provenance du lac quand il y a eu l'incident avec les Décérébrés. »
 
Je souris. La tendance s'est donc inversée pendant quelque temps.
 
« Ils nous ont ensuite proposé de venir dans le bâtiment principal mais pourquoi ? Avoir un appartement avec tous les autres ? »
 
Elle secoue la tête avant d'échanger un regard complice avec Rick.
 
« On est bien mieux ici. Tous les deux. Enfin, tous les six maintenant. »
 
Je souris parce que je sais que mes parents ont déjà accepté ma nouvelle famille et que ceux qui devront s'adapter ne sont autres que nous-mêmes. Mais je suis heureux de cette situation parce que, comme à New Heaven, nous pourrons dormir sur nos deux oreilles et couler des jours heureux, loin du chaos qu'est devenu le monde – sans que tout ne repose sur mes épaules.
 
Rick se lève et ma mère en fait autant.
 
« On va au lavoir ?, elle demande à Anna.
– Oui. »
 
Anna se lève mais elle ne suit pas immédiatement ma mère, elle vient se blottir dans mes bras et je me doute qu'elle a déjà trop pleuré parce qu'elle n'a plus aucune larmes de disponible.
 
« Je suis désolé pour Thomas, j'ose quand même dire.
– T'as pas idée comme il me manque. »
 
Je la serre encore plus fort contre moi, je sais ce qu'elle ressent parce que, moi aussi, j'ai cru avoir perdu Louis, et j'aurais aimé qu'elle puisse être à l'abri de ce genre de souffrance.
 
« Tout va bien aller maintenant.
– Oui. La vie reprend son cours, comme à New Heaven. Mais je pourrais faire mes expéditions shopping toute seulement maintenant. »
 
Elle me fait rire et se détache de moi.
 
« En attendant, je vais essayer de détâcher le sweat-shirt de Thomas, même si j'ai peu d'espoir.
– Ma mère est une experte, je dis avec un petit sourire.
– Je n'en doute pas. »
 
Elle rejoint ma mère qui l'attend déjà au portillon avec un sac rempli de vêtements.
 
« Hey Harry ?, elle m'interpelle une dernière fois.
– Hm ?
– Plus jamais tu nous fais une frayeur comme celle-là.
– Tu as ma parole. »
 
Rassurée, elle s'éloigne et je me retrouve seul avec Louis. Rick a disparu dans la maison et le silence qui nous enveloppe m'effraie quelque peu. Je n'ose pas aller vers lui parce que je suis incapable de déchiffrer l'expression sur son visage : est-ce qu'il est soulagé, en colère ? Est-ce qu'il est inquiet ? Il continue de me fixer, sans rien dire, sans rien faire.
 
« Hey... », je tente, hésitant.
 
Un éclair traverse ses yeux et une lueur que je reconnais s'anime à nouveau dans son regard ; il se lève et il n'a même pas fini de me sauter dans les bras qu'il fond en larmes. C'est difficile pour moi de ne pas pleurer également mais j'y parviens. Il embrasse mes lèvres, caresse mon visage. Chacun de ses gestes est brouillon parce qu'il tremble et qu'il pleure, mais je le laisse faire parce que ça me fait un bien fou.
 
« Doucement Amour, ça va. Je vais bien.
– Je sais, je sais. »
 
Lentement, il se calme et je le serre contre moi.
 
« On est en sécurité, ici. Tout va bien se passer maintenant.
– Je sais. Mais j'ai tellement eu peur.
– Moi aussi.
– T'es resté inconscient trois jours, tu réalises ?
– Et t'étais même pas là à mon réveil ? C'est honteux. »
 
Il pouffe de rire et j'essuie ses larmes.
 
« Ça va aller maintenant. On est à l'abri, on a un toit sur la tête.
– On a plus ou moins adopté un enfant, gagné une petite s½ur et on s'est mariés.
– Hein ? »
 
Adopté, ok. Une s½ur, ok. Par contre, j'ai du mal à le suivre dans son idée de mariage. Louis pique un fard et se mord l'intérieur des joues.
 
« J'ai fouillé dans ta chambre pendant que tu étais dans la clinique du Pensionnat pour voir ce que t'avais estimé indispensable pour nous, en cas de catastrophe. Et j'ai trouvé des alliances.
– T'as fouillé dans mes affaires ?
– T'étais en train de mourir, franchement, j'ai pas eu peur que tu t'énerves, il dit en souriant.
– Pourquoi tu dis qu'on s'est mariés ?
– Parce que pendant que t'étais dans les vapes, je t'ai mis ton alliance et comme j'ai aussi enfilé la mienne... »
 
C'était donc ça, l'alliance à mon doigt. J'y jette un ½il en souriant ; à cause d'elle, j'ai failli croire que le monde était normal et que j'avais simplement eu un accident – ou quelque chose qui avait nécessité une hospitalisation.
 
« J'étais même pas consentant, je ronchonne pour la forme.
– Ose la retirer pour voir. »
 
Je pouffe de rire et embrasse ses lèvres.
 
« T'as toujours été contre le mariage alors pourquoi t'avais ça ?, il finit par demander.
– Pour que tu puisses m'épouser pendant que j'étais inconscient, je réponds en éclatant de rire.
– Mais arrête ! Sérieusement...
– J'en sais rien... Certainement parce que j'avais envie de céder mais que je n'ai jamais osé le faire. »
 
Cette réponse lui convient et il m'autorise à lui faire un câlin. Un énorme câlin qui dure de longues minutes.
 
« Tu pense vraiment qu'on va vivre heureux ici ?
– J'en sais rien, mais on peut toujours essayer, pas vrai ? »
 
Louis me sourit et, pour la première fois depuis qu'on a quitté New Heaven, je le sens serein et apaisé. Je ne sais pas quelles blessures peut nous laisser cette expédition, je sais seulement qu'aujourd'hui nous formons une famille unie et forte de ce que nous avons traversés les semaines passées, et que personne ne pourra plus se mettre entre nous.


#RAMfic Je n'avais pas mis de note sur le précédent chapitre parce que je me suis dit que vous ne voudriez peut-être pas me lire après tout ça xD Enfin voilà, il ne reste plus que l'épilogue maintenant. Leur aventure touche à sa fin et j'espère que vous n'êtes pas trop déçus par ce dénouement ! Pour l'instant, ils sont heureux d'être en vie et je crois que c'est ce qui fait qu'ils ne sont pas effondrés par la perte de Thomas ou bien par le fait qu'ils ne savent pas ce qu'est devenu New Heaven – et qu'ils ne le sauront jamais. Anna a beaucoup évolué et ne pourra plus être l'adolescente qu'elle était mais c'est bien qu'elle soit au Pensionnat maintenant parce qu'à New Heaven, elle se serait senti vraiment seule alors que là, elle n'aura aucun mal à trouver sa place au sein de cette communauté, Julian a encore une chance de profiter de son enfance parce qu'il y a d'autres enfants et qu'à cet âge-là, on peut oublier un peu, si on en a envie et Harry et Louis sortent grandi de cette histoire, plus fort, plus soudé ; ils vont pouvoir vivre en famille et obtenir le semblant de sérénité qu'ils méritent. À très vite pour l'épilogue
 
 

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Comments :

  • resteavecmoific

    22/04/2017

    Visiteuz wrote: "T'es vraiment une spécialiste des retournements de situation. Chaque chapitre est plus surprenant que le précédent, et j'aime l'histoire chaque fois un peu plus.
    J'avais lu l'OS avant de lire RAM et au moment où il correspond à l'histoire, j'ai arrêté de lire. J'avais les tripes en vrac et j'étais tellement triste que je me sentais pas de continuer.
    Finalement y a quelques semaines j'ai décidé de reprendre et je me suis sentie con, parce que en deux chapitres l'histoire redevenait pleine d'espoir et magnifique, mais j'avais tellement peur...
    Bref. C'était aussi la première fois que je lisais une de tes fictions en cours, e autees fois, quand un chap etait terrible, je passais juste au suivant.
    J'espère que tu crois pas que j'ai pas aimé ta fiction, je l'ai juste adorée et lue deux fois.
    Il me tarde pas l'épilogue parce que je suis triste que ça se finisse, mais en meme temps je me sens apaisée, et je suis vraiment contente pour les persos qu'ils puissent se poser et juste vivre.
    J'ai adoré les personnages de Louis et Harry, ils sont un peu comme des modèles pour moi.
    Merci infiniment pour cette histoire
    "

    Merci beaucoup, c'est un joli compliment, surtout venant de quelqu'un qui n'était pas particulièrement emballé pour poursuivre. ❤
    J'espère que je n'étais pas trop longue pour poster les chapitres alors !!!
    Merci encore et j'espère que tu ne seras pas déçue par l'épilogue ❤

  • resteavecmoific

    22/04/2017

    Butterfly1802 wrote: "C'est une très belle et bonne histoire que tu nous a contée ! J'ai cru, comme Harry, que l'apocalypse n'était qu'un songe et finalement je suis contente que non. Ils vont vivre dans leur cocon et ils l'ont bien mérité !
    Qui aurait cru au début de cette aventure que Louis serait capable de tout ça ? Harry et Louis sont parfaitement complémentaires. Les rôles se sont inversés au fil de l'histoire. Vraiment j'ai bcp aimé. Merci.
    Je t'embrasse
    "

    Merci beaucoup ! Ahah oui, mais j'ai déjà fait ce genre de fin alors je me renouvelle un peu quand même...... xD Ahah c'est clair qu'à part moi qui savais où j'allais, je doute que vous ayez pu vous en douter ! Mais je suis contente que vous m'ayez suivi malgré le fait que ce n'était pas du tout mon registre habituel !!
    Merci encore ❤

  • resteavecmoific

    22/04/2017

    LARRYFICAHOLIC wrote: "Ils auront su rester ensemble et c'est ce qui compte ! Leur combat n'aura pas été facile mais ils y sont parvenus. J'espere qu'il pourront desormais vivre des jours plus tranquilles. Je suis vraiment triste pour Anna mais dans ce genre d'histoire, de contexte il y a toujours des dommages collatéraux, c'est inévitable. Dans tout ce merdier elle et Julian auront au moins trouve une famille. Encore merci pour cette superbe fiction Mel, hate de lire l'epilogue et de decouvrir ce que tu nous reserves prochainement... Meme si j'ai une idee, hihi ;)
    Bisous, A
    "

    Oui, à force de persévérance, on finit par trouver un équilibre ! Oui malheureusement pour Anna, on a beau être vigilant, ce genre de situation aurait pu arriver à n'importe qui. Mais elle ressort grandi de cette histoire et oui, elle a trouvé une famille !
    Merci à toi d'avoir régulièrement laisser des commentaires ❤

  • resteavecmoific

    22/04/2017

    ViCtoria wrote: "J'avais peur mais j'avais tellement peur qu'H ne survive pas mon dieu merci de pas l'avoir fait mourir lui aussi !

    Thomas :( 💕

    Jsuis fière de Louis, cette petite gaufrette qui a réussis à ramener tout le monde (ou presque) saint et sauf dans un nouvel endroit. Tellement contente qu'H puisse retrouver sa famille et sa communauté.
    J'ai hâte de lire l'épilogue et de voir comment cette Magnifique histoire se termine 💕💕
    "

    Je ne pouvais pas, pas après tout ce qu'ils avaient traversé depuis le tome 2, les pauvres !
    Louis a beaucoup évolué, il a vraiment gérer, même dans la panique ❤
    J'espère que tu ne seras pas déçue !!

  • resteavecmoific

    22/04/2017

    ALifeMadeOfSongs wrote: "Réunis, en sécurité, ensemble. Plus fort des épreuves traversées.
    Merci de tout c½ur d'avoir écrit une suite à ton superbe OS.
    Et bravo à toi pour ce nouveau voyage.
    Tu es vraiment très douée, quel que soit l'univers dans lequel tu t'aventures.
    Bisous.
    @YseNinou.
    "

    Merci beaucoup, je suis vraiment contente que tu aies aimé ❤

  • resteavecmoific

    22/04/2017

    Visiteur wrote: "est-ce qu'il y aura un autre tome?"

    Non, celui-ci était le dernier ❤

  • Visiteur

    20/04/2017

    est-ce qu'il y aura un autre tome?

  • resteavecmoific

    19/04/2017

    Chiara wrote: "Je t'aime je te jure ils ont presque tous survécus ! Par contre je donne pas cher De New Heaven qui a du se sentir trahi par Harry, mais bon je suis soulagée pour le moment même si je me méfie encore un peu ! En tôt cas merci pour l'histoire je retire mes insultes Et les nombreuses fois où tu a été maudite (toi Et ta descendance tout ca) tu est vraiment géniale et ton histoire aussi !
    PS : ils vont avoir un vrai mariage Ou pas ?
    "

    Mdrr merci pour ma descendance, elle est rassurée 😂
    Vous verrez dans l'épilogue ce qu'il se passe 😏
    Merci beaucoup 💕💕💕

  • resteavecmoific

    19/04/2017

    Noody wrote: "wow...
    Est ce que c'est normal que Sally me manque un peu? (et elle a même droit à sa majuscule)
    "

    Oui, si tu t'étais faite à sa présence et son personnage, c'est normal 💕

  • resteavecmoific

    19/04/2017

    Evie wrote: "Mais... ils abandonnent New Heaven à son sort? Ils ne tentent pas de les prévenir pour l'attaque?"

    Non, malheureusement pour New Heaven, ils ont décidé d'être égoïste... c'est triste mais il fallait faire un choix et aux yeux de Louis, sauver Harry et mettre Anna et Julian en sécurité était le plus important.

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